‹ L'art de la Perse ancienneChapitre 27 sur 35 · MONNAIES SASSANIDES · texte numérisé non relu

MONNAIES SASSANIDES

au corps aplati de deux côtés et munies d'un long bec étroit (PI. 120, 126 à 128). Certaines pièces sont lisses et sans décor, d'autres ornées de figures de bêtes encadrées de palmettes et de feuillages, dont le style fait parfois songer à la grande époque du Califat de Bagdad des IXème et Xème siècles (PI. 120). Il faut mettre à part les buires de bronze décorées à haut relief, souvent relevées d'applications de cuivre et ciselées, qui faisaient partie du couvert royal, comme on en voit sur les coupes d'argent (PI. 132 à 135).

Une forte influence helléniste se fait sentir dans une série d'assiettes plates en bronze, avec leur décor typique de passements concentriques, de palmettes, et médaillons à sujets antiques, ou leurs figures humaines ou animales disposées en arceaux (PI. 118, 119). Des aiguières et pots de fumeur en forme d'animaux plus ou moins réalistes ont été découverts et peut-être conçus dans le Nord de la Perse et dans le Caucase, et tout nous fait croire qu'ils ne remontent pas au-delà la période islamique.

Nulle part, dans l'industrie, l'art sassanide de l'Asie antérieure n'apparaît mieux que dans ce travail des métaux; toutes ses productions, non seulement les ustensiles précieux, témoins du faste légendaire de la cour sassanide, mais jusqu'aux parements métalliques quelconques, jusqu'au harnachement des chevaux, méritent la plus grande attention pour leur science ornementale (PI. 146, Fig. 15).

Les monnaies d'argent sassanides présentent, dans leur minceur singulière, la même frappe à relief doux que les monnaies byzantines de même époque. L'avers offre généralement le profil du souverain avec sa couronne spéciale, le revers l'image de l'autel du feu flanqué de deux figures. Détail révélateur du rôle que jouait l'épouse du roi, sur les monnaies de Bahram Ier son image figure comme gardienne de l'autel à côté du roi (PI. 143, Nos 7 et 9), et au revers entre les images du roi et du dauphin (N° 8). Le style de ces monnaies ne nous apprend rien de plus que tout autre monument de l'époque (PI. 70 à 97). Les plus belles datent aussi du IIIe siècle. Celles de la décadence font toutefois exception, car on reconnaîtrait difficilement dans les monnaies informes et vagues de Khusrau II et des princes de son temps (PI. 143, Nos 13 à 15) des œuvres contemporaines des reliefs de Taq i bustan.

Mêmes constatations pour les gemmes et les sceaux (PI. 142 et 145); le style et les sujets sont identiques. Des portraits de rois ou de grands, le plus souvent de

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