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PRÉPARATION DU PAPIER POSITIF

La formation de la couche sensible se fait dans la pâte du papier, en deux opérations et par voie de double décomposition , comme dans le procédé négatif.

Première opération. — Première formule.

Eau jOOgram.

Hydrochlorate d'ammoniaque

ou chlorure de sodium. . . 5 ^

L' hydrochlorate d'ammoniaque donne des tons

^ . On prépare aussi avec un bain de sel à 1 p. 0/0, en tenant le bain d'argent correspondant à 5 p. 0/0. On ajoute quelques gouttes d'ammoniaque, qui déterminent un précipité rouge, l'on filtre ; mais les épreuves qui résultent de cette préparation sont plates et fades.

plus rouges, le chlorure de sodium des tons plus noirs. La solution étant destinée à former un chlorure, il est inutile d'employer l'eau distillée; il est indispensable de filtrer.

Vous prenez une feuille par les deux bouts, sans la tendre ; la pesanteur lui fait décrire une courbe : approchez la feuille de la surface du bain et laissez tomber doucement un côté sur le liquide, puis abaissez peu à peu l'autre main, jusqu'à ce que la feuille soit entièrement en contact dans toute son étendue avec la surface du bain sur lequel elle surnagera. Levez , abaissez , évitez aussi les bulles d'air qui pourraient se glisser entre le papier et le liquide. La feuille doit subir l'action de ce bain pendant environ cinq ininutes; la durée de l'opération dépend du reste de l'épaisseur du papier et elle doit augmenter avec cette épaisseur. Lorsque la feuille est bien imbibée, enlevez-la en la saisissant par l'un de ses bouts et la soulevant régulièrement, puis séchez-la entre plusieurs feuilles de papier buvard. Ce qui vaut mieux encore, laissez-la sécher naturellement en la suspendant par un angle. Si vous employez du papier buvard pour sécher les feuilles , choisissez de préférence du fort papier et ayez soin de le rejeter dès qu'il aura servi à sécher quatre ou cinq feuilles de papier photographique ; car le papier buvard, absorbant chaque fois une pjrande quantité de sel, finit

IMPRIMERIE PHOTOGRAPHIQUE. 2i3

par en être saturé, et si l'on veut l'employer de nouveau, il dépose ce sel sur la feuille positive par places, et la préparation, rendue inégale, est impropre à la production d'une bonne image.

Deuxième formule (^Papier albuminé).

Mettez dans un vase huit blancs d'œufs avec la précaution de n'y faire tomber aucune parcelle de jaune ou de germe. Cette quantité de blancs vous donnera un poids de 250 grammes environ ; vous ajoutez le même poids d'eau ordinaire, et, pour 100 grammes de ce mélange, 4 grammes de chlorure de sodium ou d'hydrochlorate d'ammoniaque.

Si vous voulez obtenir un ton plus chaud et plus brillant, mettez une moins grande quantité d'eau.

Battez bien le mélange jusqu'à ce qu'il soit tout en neige et laissez reposer jusqu'au lendemain à l'abri de la poussière. Décantez alors dans la cuvette pour préparer le papier en le déposant à la surface du liquide, comme il a été dit précédemment. Les feuilles doivent subir un peu plus longtemps l'action du bain.

Ne séchez point vos feuilles dans le papier buvard, pendez-les par les angles. Lorsque les feuilles sont sèches, il faut les repasser avec un fer modérément chaud, afin de coaguler l'albumine qui devient ainsi insoluble dans l'eau. Ayez soin que le fer ne soit pas

trop chaud, car il ne suffit pas seulement qu'il ne roussisse point le papier; l'action de la chaleur, quand elle est trop forte, produit plus tard des accidents au bain d'argent; elle donne au papier une teinte jaune. Vous pourrez vous en convaincre en chauffant la même feuille modérément sur une de ses parties, fortement sur l'autre. La feuille, parfaitement et uniformément blanche avant d'avoir subi la préparation du bain d'argent, prendra, après cette dernière opération, une teinte jaune orangé dans sa portion la plus fortement chauffée. Cette teinte jaune disparaît, il est vrai, en partie dans le bain d'hyposulfite, mais la pureté des blancs demeure toujours altérée. La température qu'exige l'albumine pour se coaguler est de 80", il ne faudrait pas l'élever davantage. On a renoncé à tort, selon moi, à cette application du fer chaud ; sans doute, l'action du bain peut suffire parfois pour coaguler l'albumine, mais elle ne suffit pas toujours, et l'on s'expose à beaucoup de mécomptes en négligeant de soumettre d'abord le papier à l'action de la chaleur. D'ailleurs, quand la feuille a subi cette pression du fer, elle s'est redressée et se prête mieux à l'immersion régulière dans le bain d'argent. Si l'on ne prend pas cette précaution, la feuille toute recoquillée est difficile à appliquer sur le bain, et il est rare qu'elle demeure absolument unie et propre dans toute son étendue. Je maintiens donc l'usage

du fer chaud pour coaguler au préalable l'albumine et pour redresser le papier.

Le papier albuminé doit sécher spontanément; sans cela le liquide s'écoule presque en entier et abandonne la feuille qui se pique de taches noirâtres. Il faut donc préparer le papier dans un endroit bien sec.

Deuxième opération.

Eau 200 gram.

Azotate d'argent 40

Filtrez le bain et placez à la surface vos feuilles de papier, le côté préparé en contact avec le liquide; vous aurez tracé à l'un de leurs coins une croix qui vous fera reconnaître ce côté. Laissez la feuille sur le bain environ cinq minutes : la durée de l'opération dépend de l'épaisseur du papier.

Retirez la feuille du bain et suspendez-la par un angle : le liquide en excédant qui s'écoule est trèsriche en argent et doit être recueilli ; à cet effet vous disposez des verres sous vos feuilles pour recevoir les gouttes, ou mieux encore une sorte de dalle en guttapercha qui déverse le liquide dans un vase placé pour cela à l'im de ses bouts.

En prenant la feuille pour la suspendre, ayez soin de la saisir avec un morceau de papier buvard placé

entre vos doigts en forme de pince ; sans cette précaution, il se formerait une traînée de liquide sali par vos doigts qui produirait des taches et souvent perdrait entièrement la feuille.

Il est utile que le local où se font ces opérations n'ait pas une température trop élevée, car le papier préparé noircirait rapidement. Il m'est arrivé, étant pressé, de vouloir activer la dessiccation des feuilles en allumant un poêle dans la pièce, mais une demiheure a suffi pour les faire noircir. Cet accident se produit aussi lorsque le bain d'argent est trop fort ou que les œufs qui ont servi à faire l'albumine ne sont pas frais. Cependant les œufs ne doivent pas être trop frais non plus, car la préparation manquerait de brillant et il en résulterait l'absence de profondeur dans les noirs de l'épreuve.

Le bain d'argent qui sert à la préparation du papier albuminé noircit au bout de très-peu de temps sous l'action de l'albumine, surtout quand elle n'a pas été bien coagulée; il prend une teinte brune qui devient de plus en plus foncée, et bientôt il ne saurait être employé dans cet état pour la préparation de nouvelles feuilles. On décolore aisément ce bain par le noir animal ou mieux encore par le kaolin : il suffit de mêler l'une de ces substances au bain en agitant fortement, de laisser reposer un peu et de filtrer.

Le bain d'argent ne sert point jusqu'à épuisement

du liquide, il ne peut préparer qu'un nombre de feuilles limité qu'il ne faut point dépasser. Ainsi sur un bain composé de 800 gram. d'eau et 160gram. d'azotate d'argent, après la préparation de 40 feuilles de la grandeur de 42 centimètres sur 54, il reste environ 400 gram. de liquide contenant encore 50 gram. d'azotate d'argent, d'où il résulte une absorption de 400 gram. de liquide et de 110 gram. d'azotate d'argent.

Si l'on dépasse le nombre de 40 feuilles pour un bain de 800 grammes de liquide, on n'obtient plus un résultat satisfaisant ; le bain étant trop faible, la formation du chlorure d'argent n'est plus assez rapide pour que ce composé demeure en entier sur la feuille, et il se précipite dans le bain sous forme de flocons blancs qui tachent le papier de marbrures. Les épreuves sont grises et sans vigueur ; le bain d'argent a perdu aussi la propriété de coaguler l'albumine qui se dissout et abandonne le papier. Si l'on voulait préparer sur ce bain de nouvelles feuilles, il serait donc nécessaire de le remettre dans les conditions premières, on y ajouterait 30 gram. d'azotate d'argent; et pour le ramener au volume primitif on l'additionnerait de 400 gram. d'eau contenant 80 gram. d'argent.

Les feuilles préparées s'altèrent assez vite, et il importe de les conserver dans un endroit bien sec et à

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l'abri de la lumière. Le papier albuminé noircit plus rapidement que l'autre ; il ne faut donc pas le préparer à l'avance, mais au fur et à mesure des besoins.

Cependant MM. Davanne e^ Girard ont trouvé le moyen de conserver les papiers positifs pendant fort longtemps sans altération : il suffit de garder le papier sensible dans un état de siccité absolue pour lui conserver ses propriétés d'une manière indéfinie. On y parvient en l'enfermant hermétiquement dans des boîtes contenant une matière desséchante, le chlorure de calcium. Je me sers d'appareils construits d'après les indications données par les inventeurs de cet excellent système. Les papiers albuminés se conservent moins longtemps que les autres.

FORMATION DE l'ÉPREUVE POSITIVE

Le cliché négatif est placé sur la glace du châssis, le côté de l'épreuve regardant l'opérateur, puis la feuille de papier sur le cliché, le côté préparé en contact avec celui-ci ; on la laisse déborder par un bout, afin de suivre la teinte que la lumière lui donnera et qui servira d'indication pour la durée de l'opération. On ajoute quelques feuilles de papier buvard pour rendre la pression plus douce et plus uniforme. On adapte ensuite la planchette du châssis et l'on ferme

les ressorts. Si le cliché n'était pas verni, on ne pourrait faire qu'une épreuve, et encore faudrait-il prendre les plus grandes précautions en lui superposant la feuille positive, car le moindre frottement l' écaillerait; il ne faudrait employer aussi que du papier très-sec, parce que le négatif se tacherait au contact du nitrate d'argent. Il faut avoir le soin de nettoyer au préalable la glace du châssis sur ses deux faces et l'envers du cliché.

On expose en pleine lumière, au soleil de préférence, en inclinant le châssis pour que les rayons tombent perpendiculairement à sa surface. On voit presque aussitôt, à travers la glace du châssis, le papier se colorer dans son bord resté libre. On suit le développement de la couleur du chlorure d'argent, qui passe successivement par des teintes diverses et de plus en plus foncées, sous l'action de la lumière; il devient bleuâtre après quelques instants d'exposition, puis successivement gris ardoisé, violet, violet bleu, bleu très-foncé, noir, noir roux, brun jaune, gris verdâtre. Le papier albuminé prend des colorations plus intenses et plus chaudes et passe par des tons violets, roses et pourprés.

L'expérience indique à peu près l'état de l'image lorsque la partie découverte du papier a pris l'un de ces tons; mais on jugera ^parfaitement du point où elle est parvenue dans son développement , en

ouvrant un des volets du châssis et en soulevant le papier pour regarder l'image qui s'est formée. Si les grandes ombres de l'épreuve sont arrivées au noir roux et si les blancs sont en même temps au violet rose, l'exposition doit être suffisante; le bain d'hyposulfite et le bain de virage dans lesquels vous devez fixer l'image la ramèneront à la valeur qu'elle doit avoir. Dans le choix de la teinte indicative , on doit aussi avoir égard à la nature de la lumière ; c'est ainsi que, lorsque l'exposition a lieu en plein soleil , il convient de s'arrêter à des teintes noires foncées. Le soleil en traversant le papier a développé les teintes dans une plus grande épaisseur, elles sont beaucoup plus tenaces et subissent moins de déperdition dans les opérations du fixage. Il ne faut donc pas pousser l'exposition trop loin, l'image conserverait trop de vigueur et demeurerait empâtée. Par la lumière diffuse, au contraire, l'épreuve semble ne se former que sur la surface du papier, et, quoiqu'elle paraisse très-énergique, elle perd promptement de sa vigueur dans l'hyposulfite, pâlit bientôt et reste comme effacée. 11 faut donc augmenter dans ce cas la durée de l'exposition. Les feuilles albuminées perdent plus que les autres dans les opérations de fixage; il faut tenir compte de celte circonstance.

La lumière diffuse doit être préférée pour les cli-

chés faibles, et la lumière du soleil pour les clichés durs et opaques.

La durée de l'exposition est donc très-variable ; mais en général, avec un papier bien préparé et un cliché de valeur moyenne , vous obtiendrez une épreuve suffisamment venue en 10 minutes au soleil et 1/2 ou 3/4 d'heure à la lumière diffuse. L'hiver, et par un ciel gris, la durée de l'exposition est quelquefois de plus d'une journée. Aussi a-t-on proposé d'employer dans ces circonstances un papier négatif préparé à l'iodure d'argent, et par conséquent trèssensible; mais les épreuves qu'il donne sont loin d'être aussi belles et sont bien plus difficiles à obtenir.

FIXATION DE l'ÉPREUVE POSITIVE

L'image ainsi obtenue ne tarderait .pas à s'effacer si l'on ne la débarrassait des sels d'argent non réduits qui sont encore dans les parties que la lumière n'a point atteintes, car bientôt ces parties noirciraient et tout finirait par se confondre en une masse uniformément obscure. Mais en même temps qu'on dépouille la couche du chlorure d'argent impressionné, on peut renforcer l'image et lui donner plus de fixité et de durée , en combinant avec les substances fragiles qui la forment des matériaux plus solides. On cherche enfin par la même opération à donner au

dessin plus de vigueur et plus de charme, en faisant virer en nuances très-variées le ton primitif fourni par le chlorure d'argent.

C'est l'ensemble des opérations faites en vue de ces résultats qu'on appelle opération de fixage et de virage.

De nombreux procédés de fixage et de virage peuvent être employés; j'en signalerai quelques-uns qui me semblent résumer tous les autres, et j'indiquerai ceux auxquels j'ai recours. L'hyposulfite est toujours employé comme dissolvant des parties du chlorure d'argent non impressionnées, et c'est ordinairement par le chlorure d'or qu'on fait virer les tons de l'image.

Dans une autre cuvette , faites à part les deux solutions suivantes :

Première formule.

Dans une cuvette :

Eau. . . .

Hyposulfite

1,000 gram.

Eau

Hyposulfite .

Eau

Chlorure d'or

800 gram.

Versez peu à peu la solution d'or dans celle d'hyposulfite en agitant cette dernière. Le bain se décomposerait si vous n'employiez pas ce moyen.

Dès que vous avez retiré du châssis à reproduction la feuille qui porte l'image, vous la placez sur le premier bain de la manière et avec les précautions suivantes :

Prenez la feuille par les deux bouts, faites-lui décrire une courbe, approchez-la de la surface du bain et laissez tomber doucement un de ses côtés sur le liquide ; puis abaissez-la peu à peu avec l'autre main jusqu'à ce qu'elle soit entièrement en contact dans toute son étendue avec la surface du bain sur lequel elle surnagera ; évitez aussi les bulles d'air qui pourraient se glisser entre le papier et le liquide; enfin vous submergez tout à fait la feuille en la poussant avec la main, les doigts écartés et par saccades ; cette dernière manœuvre a encore pour but de chasser les bulles d'air qui forment des taches indélébiles.

Vous placez une deuxième feuille dans ce bain, puis une troisième, et ainsi de suite, en ayant soin que ces feuilles ne perdent pas en flottant l'ordre dans lequel vous les immergez, car en retournant toute la masse de façon à mettre dessus la feuille qui était dessous, et retirant les feuilles du bain l'une après l'autre comme vous les y avez mises, vous serez sûr

qu'elles auront séjourné le même temps dans la cuvette. Cette disposition méthodique du papier vous évite de surveiller au commencement de l'opération chaque feuille séparément. 11 vous suffit d'abord de constater l'état de la première feuille immergée pour juger de l'effet produit par le bain sur toutes les autres. Mais bientôt vous risqueriez de perdre les épreuves les plus faibles ou les plus délicates, si vous n'aviez le soin de suivre ces effets sur chacune d'elles.

Au bout d'une demi-heure environ, l'effet du bain doit être suffisant ; vous pouvez en juger en regardant la feuille en transparence : si elle a l'aspect marbré, indiquant des parties mates et des parties transparentes, c'est que la masse du papier n'est pas atteinte en totalité par l'hyposulfite ; si la feuille présente au contraire un aspect bien homogène, c'est que l'imbibition a été complète, ainsi que la dissolution de toutes les parties de chlorure d'argent non impressionnées que le papier retenait dans sa pâte.

Comme, dans le bain d'hyposulfite qu'elle doit supporter, pendant le temps nécessaire à cette dissolution complète du chlorure d'argent non impressionné, l'image tend à s'affaiblir beaucoup, il ne faut pas craindre de prolonger l'exposition à la lumière.

La feuille est retirée de ce bain, lavée à grande eau, puis suspendue par un angle.

Avant de la mettre dans le deuxième bain, il faut

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la laisser sécher; sans cela elle serait inégalement imprégnée et se virerait mal sous l'action irrégulière de la solution d'or.

Pour soumettre la feuille au deuxième bain, le bain de virage, ou emploie la même méthode et l'on prend les mêmes précautions. On suit la marche de l'opération dans le bain et l'on s'arrête à la nuance qui parait la plus favorable : il faut environ vingt minutes pour produire un bon effet. Les tons obtenus par ce virage sont toujours violacés.

Après avoir retiré les feuilles de ce dernier bain, il faut les laver parfaitement ; c'est à cette condition que les images conserveront leur beauté, et on ne saurait apporter trop de soins à cette dernière opération. Il ne suffit pas de laisser séjourner longtemps les feuilles dans de l'eau qu'on renouvelle fréquemment, ni même de les laver à l'eau courante pour les débarrasser de toute trace des matières qui ont servi à les fixer et à les virer. La pâte du papier est imprégnée profondément de ces matières, et, pour les en chasser, il faut submerger le papier et le presser alternativement, comme on le fait pour une éponge qu'on veut nettoyer. Un rouleau de verre, semblable au rouleau des lithographes, permet d'exécuter facilement cette opération qu'il faut renouveler plusieurs fois.

On suspend les feuilles, l'image en dessus, dans une

étuve, en les mettant à cheval sur des cordes en crin. Les épreuves séchées par une température élevée sont plus vigoureuses. Les cordes doivent être assez grosses et hérissées d'une infinité de petits crins qui forment un support large et moelleux à la feuille ; sur les cordes ordinaires le papier contracte un pli

qu'il est essentiel d'éviter. Il ne faut pas oublier de laver de temps en temps ces cordes de crin.

Deuxième formule.

Eau 1,000 gram.

Chlorure de sodium 50

Passez rapidement la feuille sur ce bain et sans temps d'arrêt, l'image prendra des tons violets ; soumettez-la ensuite au bain d'hyposulfite.

Eau 1,000 gram.

Hyposulfite de soude 200

Lavez parfaitement, mettez dans le bain d'or.

Eau 1,000 gram.

Chlorure d'or i

Chlorure de sodium. ..... 30

Lavez au rouleau. Les tons obtenus sont violacés.

IMPRIMERIE PHOTOGRAPHIOUE.

Troisième formule.

Passez le papier au premier bain sans temps d'arrêt; mettez-le ensuite au bain d'or, et enfin

au bain d'hyposulfite.

Eau 1,000 gram.

Chlorure de sodium 40

Eau 1,000

Chlorure d'or 1

Eau 1,000

Hyposulfite de soude 200

Lavez au rouleau ; les tons obtenus sont violets, mais d'un violet plus bleu que précédemment.

Quatrième formule.

Passez la feuille rapidement et sans temps d'arrêt dans le bain salé.

Eau 1,000 gram.

Chlorure de sodium 100

Lavez, Passez-la dans la solution suivante :

Eau 1,000 gram.

Chlorure de chaux 5

Chlorure d'or 50 centigr.

L'épreuve prend un ton violacé ; vous arrêtez l'action du bain avant d'atteindre au violet bleu. Lavez parfaitement.

Soumettez ensuite l'épreuve au bain d'or.

Les tons bleuissent, et, si vous ne faites une grande attention à l'opération , vous dépassez bientôt la nuance favorable.

Lavez encore.

Enfin fixez dans la solution d'hyposulfite :

Eau 1,000 gram.

Hyposulfite de soude .... 200

Lavez au rouleau.

Par cette méthode, on donne aux images beaucoup d'éclat et de vigueur et des tons harmonieux ; on peut leur donner la nuance exacte du noir d'imprimerie et obtenir ainsi des fac-similé d'estampes, etc.

Les épreuves ainsi fixées sont, je crois, peu solides. Je n'ai pu réussir, quant à moi, avec ce procédé, à obtenir de bons résultats au point de vue de la durée des épreuves.

Eau

1,000 gram.

Or

Cinquième formule.

Eau

1,000 gram.

Hyposulfite

Mettez l'épreuve dans ce bain nouvellement préparé pendant dix minutes environ, lavez, puis plongez dans la solution suivante :

Eau 1,000 gram.

Hyposulfite de soude .... 200 Chlorure d'or 1

Faites subir l'action de ce bain pendant vingt minutes au moins.

Lavez au rouleau.

Les tons obtenus sont violacés et chauds.

Ce dernier procédé est celui que j'emploie ; c'est, comme on le voit, le plus simple de tous, c'est aussi le seul qui convienne réellement pour des travaux suivis. 11 permet de mener de front un grand nombre d'épreuves. Il est aussi solide que les autres.

11 existe beaucoup de procédés pour fixer et virer les épreuves positives, mais la plupart ne sont que des variantes de ceux qui viennent d'être décrits. Quant aux autres ils présentent dans leurs résultats si peu de solidité qu'ils doivent être rejetés.

PAPIER POSITIF A l'aRROW-ROOT

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