Voir à l'Appendice les procédés sec
De là , la possibilité de se transporter, avec un outillage peu compliqué, partout où un objet intéressant est à reproduire ; la chambre noire avec le pied sur lequel on la fixe et une collection de glaces sensibles, tel est le bagage trôs-simplifié qui peut suflire.
Mais une fois admis l'emploi des couches photogéniques peu sensibles, on doit viser à obtenir cette sensibilité d'une manière durable, et c'est le résultat auquel on est parvenu en se servant d'un collodion tout à fait sec. En y introduisant ou en lui superposant une substance formant vernis après dessiccation, on forme une couche photogénique qui conserve très-longtemps toute sa sensibilité ^.
Quelque perfectionnement qu'on apporte aux procédés à sec, ils seront toujours beaucoup plus lents que le procédé à humide, et ne seront jamais aptes, dans tous les cas , à donner des images satisfaisantes de la nature animée. Il en résulte qu'avec eux le rôle de la photographie devient singulièrement borné ; tout ce qui a vie ou mouvement lui échappe ; plus de scènes animées, plus de têtes expressives, plus de gestes naturels, point de personnages dans les paysages, point d'animaux, point de ciels même. Tout au plus, des sites immobiles par une journée calme sans vent et sans nuages. Voilà ce que les procédés à sec