FILS DE SCHAPPE X DEUX FILS
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(>) Le* fils du n* ao au n* aSo sont, suivant M. Escher-Kûndig, ceux qui entrent dans la consommation ordinaire.
(*) Do reste, on n^imporle en France qu^one très petite quantité de fik simples : 25,583 kilogrammes, sur /i53,763 kilogrammes importés en i885, soit 3 i/a p. 100.
^) Berichl ùber die Erzeugimse der Seideninduttrie . . ., 1881, p. 6.
D'après les états de douane de la Confédération, il serait resté en Suisse les quantités suivantes de cocons et de bourres de soie en masse ^^^ :
«i MTnn , r AK ai.
De 1868 à 1870 618,700 kilogr.
^^ . , .De 1871 à 1873 769,700
Pénodes j Dei87/iàl876 53Moo
iriennales. \ p^ jg^^ ^ jg^^ 619,600
De 1880 à 1882 876,900
Année 1883 863, 100
Les cocons n'ayant été enregistrés séparément qu à partir de 1877, la consommation des seuls déchets avait été:
Périodes ( De 1877 à 1879 3/»3,aoo kilogr,
triennales, j De 1880 à 1882 5o6,i 00
Année 1883 ^96,900
Mais il faut ajouter les bourres de soie peignées ou filées importées (les (ils de bourre de soie n'entrent que dans une faible proportion) :
Périodes I De 1877 à 1879 ^17,200 kilogr.
triennales. ( De 1880 à 1882 5oi,aoo
Année 1883 ^07,700
L'exportation de la bourre de soie peignée ou filée a été :
MDS BBOT.
Périodes i De 1877 à 1879 59&,ioo kilogr.
triennales. { De 1880 à 1882 776,300
Année 1883 f*^ 976,100
^*) Les quantités exportées étant déduites des quantités importées.
(') La tare est de 9 p. 100 environ.
^') La tare est : pour les déchets de soie peignés (en caisses), de iS à ao p. 100; pour les fils de déchets de soie (en ballots), de 6 p. 100.
(^) Le tableau du commerce extérieur de la Suisse a été établi pour Tannée i885 sur des bases différentes ; il présente pour cette année une exportation de bourre de soie peignée ou fiice de 98/1,700 kilogrammes, poids net.
Pour être plus net, nous mettrons en regard de la production en 1878-1879 les exportations à la même époque:
FOIM BBDT.
Production des fils en 1878-1879 680,000 kilogr.
Exportation des déchets de soie peignés et des fik de déchets de soie en 1878-1879 639,ooo
Nous avons voulu donner tous les renseignements dont nous disposions; toutefois les moyens de vérification des déclarations en Suisse, surtout à la sortie, étaient tellement insuffisants (du moins jusqu'en i885) qu'on ne peut pas tirer de cette statistique des conclusions positives ^^\ Les matières qui n'ont fait que transiter sont, dans plus d'un cas, confondues avec des matières qui ont été peignées ou filées en Suisse.
L'industrie de la filature est stationnaire dans ce pays depuis plusieurs années. Si l'on fait le compte des usines, des broches et des ouvriers, elle parait moins forte; si l'on observe dans quel état on a mis le matériel, on constate plus de puissance. Toutefois les fils suisses n'entrent toujours que pour un cinquième environ dans la quantité que nous consommons.
ALLEMAGNE
La filature n'a pas pris d'extension en Allemagne. Cette industrie est localisée dans un rayon peu étendu : en Alsace et dans le grand-duché de Bade.
En 1879, ià filatures donnaient 5âo,ooo kilogrammes.
En 1880, 11 filatures (7 en Alsace et li dans le grand-duché de Bade), avec 38, 000 broches, donnaient 3oo,ooo kilogrammes, dont de 100,000 à i3o,ooo kilogrammes de fils étaient retors pour la couture à la main ou à la machine.
En i883, 8 filatures, avec 3â,5oo broches, donnent un total de3o3,ooo kilogrammes; 5 de ces filatures sont en Alsace.
(') Il est même possible que des bourres ou des bourreltet en masse aient été enregistrées comme bourres peignées.
mPIIHEIlIE RATIOIALK.
Nous tenons ces trois estimations de M. Alexandre Heimendahl, président de la Chambre de commerce de Gréfeld, qui est en situation d'être bien renseigné.
On a enregistré, dans Tenquâte de 1876, 39,710 broches: 8,9 3o broches de métiers renvideurs et ùU^bSo broches de métiers continus ^^^
D*après M. J. Karcher, de la maison Ab-der-Halden et C", de Colmar, on comptait, en i883, 11 filatures qui contenaient 36,000 broches ^^); 10 de ces établissements (7 en Alsace et 3 dans le grand-duché de Bade), avec 95,ooo broches, étaient en activité(en septembre), et produisaient de s6o,ooo àSAoyOOokilogrammes de fils, suivant la demande.
Les manufactures de la province du Rhin, en Prusse, emploient beaucoup de fils de schappe, tant pour la fabrication du velours et d'autres étoffes que pour celle de la passementerie. Cette consommation est la plus grande à Créfeld, h Elberfeld et à Barmen. On peut juger de son importance et de la progression ascendante qui a eu lieu par les chiffres suivants, qui ne s'appliquent qu'à Créfeld (') :
qoàwmh orasMHiis.
m MOTnn , pak ai.
IDe 1871 à 1873 103,735 kilogr.
De 1874 à 1876 iSg^ôSi
De 1877 h 1879 167,630
De 1880 à 1882 333,673
Années < jgg^ 36o,o88
La fabrication s'est développée à Créfeld, mais la proportion pour les fils de schappe est restée à peu de chose près la même. Ainsi, de 1871-1878 à 1880-1889, l'augmentation de la quanta) Gommnnicalion du Bureau de statistique.
(*) An commencement de l'année 188 3, les 11 filatures pouvaient donner, en pleine marche, de 3i5,ooo à 370,000 kilogrammes de fils par an. ^' (') Voir les rapports de la Chambre de commerce de Créfeld {Jahm-Beriekt der
Handeh-Kammer zu Créfeld).
FILATUKE A LA MÉCANIQUE.
iité des matières consommées a été dans le rapport de i oo à 169; la proportion des (ils de schappe dans la totalité de ces matières était de 11 p. 100 dans la première période (de 1871 à iSyS) et de i/i.8 p. 100 dans la dernière (de 1880 à 1882). En i883, la consommation de la scliappe s'est notablement accrue; la proportion s'est élevée dans cette année à sa p. 100.
Matières oonsommées par la fabriqua de CSréfeld.
pisioots
TRlIRIlALn.
De 1871 à 1873..
Del87&à1876..
De 1877 à 1879..
De 1880 à 1889..
Aiiiv.