ITALIE
M. G. Bonacossa a donne, dans son rapport ^^\ un aperçu de la quantité des déchets provenant de la récolte en Italie. Cet aperçu n*est pas sans intérêt. Nous avons obtenu une estimation du même genre, faite en Italie par un négociant qui a également une grande expérience de ce commerce, et nous présentons les deux estimations, qui diffèrent peu Tune de Tautre.
La quantité des déchets varie naturellement suivant la récolte.
percés
Cocons { piqués {bozzoU larlati) . . .
bassinés
Écarts, savoir : Cocons rouilles,
blate, etc
Cocons doubles pour le peignage. . . .
Frisons
Pelettes et autres déchets à la bassine
(ricotU, moresconi, galettami), . . .
Bourres {strazza) provenant du mou-
linage
Totaux
Cocons doubles destinés au tirage. . .
Totaux ciN^RAux. . . .
M. Bonacossa a pris pour base de ses calculs une récolte moyenne de Ao millions de kilogrammes de cocons frais, les deux tiers de cocons verts et un tiers de cocons jaunes. Ces ào millions de kilogrammes deviennent, théoriquement, iâ,3oo,ooo kilogrammes de cocons secs.
La quantité des déchets est, d'après M. G. Bonacossa, de /ii,i/io,ooo kilogrammes, c'est presque le tiers des cocons ramenés à l'état sec. Il est vrai que tous les cocons doubles sont compris.
roiM
Eftinulioii de M. BooaeoMi.
Aotre estimation.
kilogr.
35o,ooo
kilogr.
&5,ooo 3oo,ooo
iao,ooo
1 1 5,000 660,000 8a5,ooo
i/i5,ooo
3,â/io,ooo
A,i/(o,ooo
&,55o,ooo
(') Le induitrie tetêili, Filati di $eta, p. 1 1 .
Si nous écartons ceux des cocons doubles qui sont tirés, il reste 3,âAo,ooo kilogrammes. Il faut y ajouter iâo,ooo kilogrammes provenant des cocons étrangers, et 33o,ooo kilogrammes de déchets provenant du peignage. L'Italie dispose donc d'environ 3,3 8 0,000 kilogrammes de déchets (en laissant à part les bourreites). M. Bonacossa admet une importation de qoo,ooo à 3oo,ooo kilogrammes, et une exportation de i,5oo,ooo à s millions de kilogrammes. D'après ce compte, il resterait en Italie 1,8 3 0,0 00 kilogrammes environ. Nous arrivons à 1,800,000 kilogrammes avec l'autre calcul.
Le peignage à la mécanique des cocons et des déchets est fait dans 5 établissements, qui livrent â8o,ooo kilogrammes de peignés; le peignage à la main, fait dans des villages de la Brianze, ne fournit que i3o,ooo kilogrammes.
li filatures avec peignage, contenant â&,5oo broches ^^^ et occupant â,ooo ouvriers, produisent 23o,ooo kilogr. de fils^^^.
âi 0,000 kilogrammes de matières peignées et *j90,ooo kilogrammes de fils correspondent à près de 1,700,000 kilogrammes de matières premières.
On filait les déchets de soie en Italie au commencement du xv'' siècle, et probablement auparavant.
Le procédé du rouissage et l'art de filer ces matières ont été apportés de l'Italie en Suisse; des gens de Locarno, qui avaient émigré en Suisse, les ont introduits, en i555, d'une façon définitive dans ce dernier pays. L'Italie, la Brianze surtout, a fourni seule, dans les premiers temps, la matière première, tant en masse (^slrusi) qu'en peigné ou en cardé (^siami); une partie des déchets que la Suisse tirait d'Italie étaient rouis, et ces déchets rouis en Italie étaient appelés schappes.
^^> M. Mëline a attribué â5,ooo broches à l'Italie! Aucan de ceux qui se sont enquis de Tétat de la production ilalicnne dans les dix dernières années, depuis M. Heimendahl et M. Ellena jusqu'à M. Fuzier et M. Bonacossa, n'a donné de chiffre supérieur à 98,000 broches. M. Bonacossa, dont le rapport a été écrit en 188a, a adopté les chiffres suivants : 96,000 broches et 990,000 kilogrammes.
(') Voir V. Ellena, Slatiatiche $opra aicune induêtrie, 1878. — Ces filatures sont dans les provinces d'Ancônc, de Novarre et de Vicence. M. Bonacossa a signalé en outre une petite filature de bourrettes.
AUTRICHE
L'Autriche possédait, à la fin de 1878, 3 usines» avec i8,s6o broches; la production était d'environ 1 Sa, 000 kilogrammes. Deux de ces établissements sont h Gôritz et le troisième est près de Vienne.
Le plus ancien, celui de MM. Wiihem de Ritter et G**, à Gôritz, disposait de 9,2160 broches de filature et de A, 870 broches de retordage; il livrait principalement des fils de scliappe pour la fabrication du velours dans les numéros fins, et extra-fins jus- (|u'aux n*"* 3oo et âoo. C'est une des filatures les mieux organisées.
RUSSIE
3 petites filatures d'un rendement total de 3o,ooo kilogrammes.