‹ L'art de la soie. Les soies (volume 2)Chapitre 3 sur 172 · liave du fiont^^i; mori, diamètre · texte numérisé non relu

liave du fiont^^i; mori, diamètre

o*",o3 {croule aoo foi»).

y. Itave de l'Anlkinsa Pmmi, diamèlre o"'".i>6 (grossie -loo loi*).

laie iklo nDigl t.jon.)

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est fin, la tissure est serrée et très régulière. Le poids du cocoo sec varie de 35 à Sa centigrammes.

SDiii6ifxiwri (ntUe)'*). Bombyx mon (feaieUe).

La soie est fine, très jolie ; sa couleur varie du blanc jaunâtre an blond foncé; elle est le plus souvent d*nn bhmd très clair, de la teinte de la batiste ou du lin écru, quelquefois d'un jaune paille très clair '^^

M. Frédéric Moore, qui a reçu de nous les cbenilles, les cocons et les papillons du tièn-tèng tsan, a reconnu dans cette espèce le ThetypMa mtaiiarina qu'il avait décrit et nommé en 1879, d'après des papillons trouvés par M. Pryer aux environs de Cbaug^liai '^'.

''' Nous avoDi rapprocbé de U figure àa papillon du TheophSa n Gfpires des papilloiu du Bombyx mori, a&a qu'on observe, A première vue, U diOéreuce qui ensle enlre eux.

'1 La soie du tîin-img liim se vend , a-t-on dit à M. H. Kopscb , 800 ca«b le catty, Fniiron 17 (rancale kilogramme. D'aprfa UD autre renseignement, le prix e«t beaucoup moindre.

''' Voici la dcacriplion que M. Moore a lâile de ceUe espèce : tThtophla mandarma. FemaU, grej. Fore wing witb a well delined antemediin curved Iransversc brown bond, and a trimiersc pocUnedian aufTused brown Une, beyond wtiicb i» a submarginal «bite^rdered recurved narrow line, ouUide of wbicb is a suETused brown patch below tbe apex ; diMOcelliilar mark indistinct : hind wing brown , with a whitish submarginal line, and two whilespotson abdominal nargin: thorai brown; waist-band grey; antenuae ruliginous, sbah grey. Expansé, 1 6/8 iorh^hh millimètm ho)n ( Pncttdmgt 0^ ihe icimtific meelmgi ^ tht Zoohgical Sacitlif af London for the year iSja. Daeriplim of new ladian L^idoptera, par M. Friperie Moore, p. 576, p). xuiH, Rg. 5). — M. Moore pr^nle le Thtvj/hiia mandarina comme étant trjs rapproché du Theophila Hatloni, mais plus petit que celui-ci. D'après M. Moore, te cocou est formé de soie blancbe.

Ce ver à soie donne deux récoltes par année : la première , dans le cinquième et le sixième mois (en juin et en juillet (^)); la seconde, dans le septième et le huitième mois (en août et en septembre) ^^l

Le tièn-sèng tsan est à l'état sauvage aux environs de Ma-yao , de Nan-sin et de Ghoang-lin et sur les bords du lac Tai-hoa, dans le département de Hou-tchéou-fou et la province de Tché-kiang ^^\ On prétend qu'on ne le rencontre pas ailleurs; cela n'est pas exact. 11 est certainement dans le Kiang-sou, et probablement aussi dans le Hou-pèh.

Cette chenille bivoltine vit sur toute espèce de mûrier; elle n'a pas été trouvée sur d'autres arbres. Elle est très robuste.

Les papillons du Theophtla mandarina sont plus vigoureux et plus agiles que ceux du Bombyx mort; dans certains cas, rarement toutefois, ils volent assez loin (^). Aussi les trouve-t-on quelquefois sur des camphriers ou sur d'autres arbres. Le plus souvent, dès que le papillon est sorti du cocon, il ne quitte pas farbre des feuilles duquel il s'est nourri en dernier lieu ; il vole de branche en branche et dépose ses œufs sur une branche. Les paysans chinois détruisent ces œufs partout où ils les voient. Ils craignent que ces vers , s'ils sont nombreux 9 ne mangent une grande partie des feuilles de mûrier destinées à la nourriture des vers domestiques ^^\ Les Chinois attribuent aux femelles du ùènséng isan une grande fécondité.

M. H. Kopsch, commissaire des douanes maritimes impériales à Ning-po, qui a poursuivi avec beaucoup d'intelligence et de zèle les recherches et les études commencées par M. Kleinwâchter, a entrepris d'élever le Theophtla mandarina à Ning-po , en lieux clos et en captivité; il n'y a pas réussi. Il a fallu mettre sur les mû-

<i) D*aprè8 rémisMire ehiDois de M. Kopsch, c'est de mai à juillet qiron trouve la première géuëration du Theophtla mandarina sur les mûriers. L (4 F. Kleinwâchter, Afuwen to queriêê. . . , 3o mai iSSa.

[ (') M. Kopsch signale le iiin-eèng Uan comme étant abondant dans le Tché-kiang.

(^ n y a en Chine une race de vers domestiques, la race de Wou-siéh, dont los vers ont de la vivacité et de la vigueur; les iiin^thkg Uan en onl beaucoup plus. f^) Rapport de Témissairc chinois onvoyé on 1 88 A dans les départonionts do Houf tchéou-fou et do Hang-4diéou-fou.

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riers à l'air libre les vers qui n'ont mangé que les feuilles les plus tendres, et, même dans ces conditions, toutes les chenilles ont péri^^^. Les difficultés que M. H. Kopsch a rencontrées dans l'éducation de cette espèce rappellent la résistance que le Theapktla HutUmi a opposée, dans l'Himalaya, aux essais du capitaine Thomas Hutton.

M. Marnas et M. Dusuzeau, de Lyon, ont examiné les œufs, les cocons et la soie , et ont constaté que la soie a , à très peu de chose près, les mêmes qualités que la soie du Bombyx mon dome9tique.

M. Thomas Wardle a étudié de son cAté, en i88&, les cocons et la soie. «Les fils de soie du cocon du Theophila mandarina, dit-il, sont doubles et ronds, comme ceux de la soie du Bombyx mon; le diamètre de la bave y prise à l'intérieur du cocon, est de ^ de pouce anglais (sS millièmes de millimètre).»

D'après M. Thomas Wardle , la finesse ne varie presque pas dans l'intérieur du cocon, mais la bave qui est à la surface est de grosseur inégale; elle a, tantôt plus, tantôt moins, de s 5 millièmes de millimètre.

La ténacité est de 7 grammes 53 (& drams s/^), poids supporté par une bave de i5o millimètres de longueur avant qu'elle se rompe. L'élasticité est de a 8"". 5 à 3i"".7 (de 1 1/8 à 1 i/4 pouce anglais), degré d'allongement d'une bave de 3o4 millimètres de longueur, avant que celle-ci se rompe.

L'étude de la bave et de la soie du Theophila mandarina a été faite en i884 au Laboratoire d'étude de la soie à Lyon par le directeur, M. Dusuzeau ^^K Quoique ce savant n'ait pas disposé de cocons nombreux et en bonne condition , les résultats sont très intéressants.

Les cocons sont petits. Ils pèsent, secs, chacun, de 180 à

<^) Lettres do 19 août et du 18 septembre i885.

(*) Voir le rapport présenté à la Chambre de commerce de Lyon au nom de la Commission du Laboratoire par le président, M. E. Pariset, et inséré dans le Compte rendu de$ travaux de la Chambre de commerce pendant Vannée i88â. Il a été fait une seconde édition de ce rapport qui forme une brochure de 60 pages avec une planche. Nous avons emprunté à ce travail les résultats des études faites au Laboratoire, ainsi qu^à la Condition dos soies fie Lyon.

3io milligrammes (^). Aucun d'eux n'était dans un état de conservation qui permit de les dévider complètement, de sorte qu'on n'a obtenu que des longueurs de bave de loo à 170 mètres. Le cocon peut certainement fournir de aooèaSo mètres de bave dévidable.

M. H. Kopsch a constaté, dans une note du is octobre i885, qu'environ 7,000 cocons, vides et secs, du ùèn-sèng isan pèsent 1 kilogramme. On a trouvé, à Lyon, que le cocon vide, très sec, pèse de AS à 55 milUgrammes.

Le dévidage est fait facilement.

Le titre de la bave est d'environ d deniers ^^\ Il a été fait quelques essais de titrage de la bave qui ont donné, pour 5 00 mètres, 101 milligrammes (1 denier 90) et 108 milligrammes (9 deniers o3).

Deux floltillons de la soie grège tirée à Gboang-lin de cocons du Theophila mandarina, soie blonde de couleur claire, ont été essayés à la Condition des soies de Lyon. On a obtenu les résultats suivants, t* flottillon : guindrage, i°.95; titre pour 5 00 mètres,

90 deniers 71 (1^.10) pour ai à a6 brins^^^ (19 ou i3 cocons), soit pour le titre de la bave, 1 denier 65 (88 milligrammes); ténacité, 78 grammes en moyenne; élasticité, 17.9 p. 100 en moyenne; fi" flottillon: guindrage, i^'.So; titre, 9 3 deniers 5& (i^'.95o) pour 98 à 39 brins (i& à 16 cocons), soit pour le titre de la bave, 1 denier 57 (83 milligrammes); ténacité,

91 grammes en moyenne; élasticité, 18.8 p. 100 en moyenne. MM. Palluat et Testenoire ont fait dévider de ces cocons dans

leur usine d^ Livron, et^ avec des cocons en mauvais état, ils ont pu faire une soie grège de 10 deniers; ils avaient fait mettre dans la bassine six cocons du Theophila mandarina. Pour obtenir le même titre, ils n'auraient employé que trois ou quatre cocons de notre

(» La différence dans le poids provient, lantôt de la grosseur du cocon, tantôt de son d^gré de siccité.

''} Le denier qui est encore en usage à Lyon est l'ancien grain poids de marc de o gr. o53i.

^^) Le nombre de cocons ne peut pas élrc donné avec certitude , parce qu'il y a souvent àQBpauaqe» où Ton peut trouver un ou dcu\ cocons de plus, tous les cocons u'élant pas au même point de dcvidage. Le nombre des hriM varie.

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Bombyx mon domestique. Tandis que le cocon est de couleur blonde ou jaune très pâle, la soie grège est de couleur gris de batiste ou de lin écru. Les cocons se dépouillent bien, mais la dureté du grès rend le tirage difficile; MM. Palluat et Testenoire ont dû faire dissoudre du savon dans la bassine pour tirer la soie. La petitesse du cocon est le plus grand obstacle au tirage industriel.

Les six baves réunies, ayant chacune 5oo mètres de longueur, ont pesé 5/io milligrammes (lo deniers 16); cela ne représente que 90 milligrammes (1.61 denier) pour la bave, au lieu des loli milligrammes (i.96 denier) obtenus dans les épreuves directes.

Si Ton suppose que la longueur de la bave dévidable est de 995 mètres et que le titre moyen de la bave est de 100 milligrammes, le cocon donnerait âS milligrammes de soie. Cest à peu près ce qu'on a tiré, au Laboratoire de Lyon, d'un cocon bivoltin de la Gochinchine. Ce dernier cocon avait 3o millimètres de long et i5 millimètres de large; il pesait sso milligrammes, et la bave, d'un diamètre de si millièmes de millimètre, était au titre de 1 denier 88, c'est-à-dire que 5 00 mètres de cette bave pesaient 100 mUligrammes.

Bref, il faudrait 93,399 cocons secs pour produire 1 kilogramme de soie, et, en admettant le poids de 910 milligrammes pour le cocon sec, le rendement serait de 1 kilogramme de soie obtenu de b kilogr. 666 de cocons secs, ou d*un peu plus de i3 kilogrammes de cocons frais.

On arrive à peu près au même résultat par un autre procédé ^'^

196 cocons du Theophih mandarina ont pesé, avec la bourre, brut, 93 gr. 390, et net, à l'absolu, 9i gr. 760. Le cocon pèse, à l'absolu, 171 milligrammes, en moyenne. Sur les 91 gr. 7/10, les coques de soie représentent 5 gr. 110; les chrysalides et les débris ^^^ 16 gr. 63o. Dans les 5 gr. 1 10 de coques de soie, il y a 3 gr. 710 dejibroïne et 1 gr, Aoo de gris.

En comparant ces résultats avec ceux que fournissent d'autres

<^} Diaprés des analyses faites au laboratoire de chimie de la Condition des soies de Lyon.

(*) Les débris se composent surtout de la dépouille (peaux) dos chenilles.

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