ÉTOFFES
DE 8OIB
mélangée.
francs.
9&,&75,ooo
i5&,5oo,ooo
TOTAUX
francs.
&io,i5o,ooo 355,466,000 '791^95,000
La production de 1874 à 1877 étant représentée par 100, la production est représentée par 86.6 de 1878 à 1880 et par 93.6 de 1881 à i883, soit 7.6 p. 100 en moins pour la dernière période ^^^.
La fabrique lyonnaise occupe environ 100,000 métiers, dont 76,000 métiers à bras et 3/1,000 métiers à la mécanique ^^l
Le fait du décroissement en France n'est pas douteux, et d'autre part Taugmentation de la consommation de la soie et de la production des tissus de soie à l'étranger est attestée par des documents du même genre que les précédents.
(') Nous avons donné les estimations établies par la Chambre syndicale des fabricants de soieries de Lyon et acceptées par la Chambre de commerce de Lyon.
(*) La production de la fabrique lyonnaise a été, en 188A et en i885, en moyenne, par an, de dâ8,5oo,ooo francs. Le décroissement a été de 8 p. 100 par rapport à la période de 1 881 à i883. Mais nous devons constater quMl s'est opéré un déplacement dans les manufactures, c'estr-à-dire que des étoffes de soie fabriquées na^ère seulement dans le cercle dont Lyon est le centre, te sont aujourd'hui aussi à SainlrElienne et dans les départements du Nord, de TAisne, de la Somme, etc. GeUe production indépendante, composée presque entièrement de tissus de soie mélangée, représente une valeur de 95 millions de francs environ.
^') On dit même 25,ooo métiers. Les métiers à la mécanique, c'est^-dire mis en mouvement par un moteur, sont les uns à bielle et à grande vitesse, les autres a battant libre et i vitesse moyenne. Sur les premiers qui sont les plus nombreux, on lisse généralement les étoffes de soie mélangée à bas prix; sur les seconds, on produit des étoffes unies, à*i qualité moyenne, et des étoffes façonnées à une navette. Ces derniers métiers ont été récemment Tobjct de perfectionnements dignes d'attention.
àbh SOIES.
C'est ainsi que le passage des soies ouvrées dans les établissements de conditionnement étrangers donne les quantités suivantes f*^ :
(rn noyenre, par an.)
De 1874 h 1877 ^,087,900 kilogr.
De 1878 à 1880 8,871,600
De 1881 h 1883 /i,586,6oo
La quantité de soies grèges de toute provenance qui sont entrées dans le commerce a été, nous l'avons montré plus haut, de 8,678,000 kilogrammes de iSyS à 1877, et de 9,865,700 kilogrammes. L'augmentation a été de i3.5 p. 100, et comme la consommation a diminué en France de 1 1.5 p. 100, on a là une nouvelle preuve de la plus grande consommation de soie dans les autres pays.
On a vu que la production de la fabrique de Lyon a décru de 7.5 p. 100. Une seule fabrique, celle de Créfeld, possède une statistique, sinon aussi étendue que celle de la manufacture de Lyon, du moins suffisante pour juger du mouvement général des affaires, mais on ne peut pas comparer utilement les résultats des deux statistiques, tant la fabrication est différente dans Tune et l'autre ville. A Créfeld, le tissage, de 80, 600,000 francs en 187/1-1877, s'est élevé à 103,900,000 francs en i88i-i883; la majeure partie des tissus qu'on y produit sont de coton mélangé de soie, et sur 1,660,000 kilogrammes de soie, de fds de schappe ou de coton employés en 1881-1 883, on a compté 960,000 kilogrammes de fils de coton ^'^K
Le mouvement de notre exportation doit être rapproché des chiffres précédents.
(') Les soies ouvrées qui ont passé dans les établissemenls de conditioDoemeut étrangers ont été, en 188& et en i885, de /i, 9/1 7,000 kilogrammes eu moyenne par an. La diminution a été de 8 p. 100 sur la période de 1881 à i883; elle a été en France, dans le même temps, de 18 p. 100.
(^) Diaprés le Jahret-Berichi der Uandêl-Kamfner zu CrefoUL
hbb
Exportation de Franoe.