ÉTOFFES DE SOIE
PROPRBMBNT DITBS.
kilogr.
a»o47,7oo 1,759,600 i,543,3oo
i,9a9»700 i,6i5,ooo
De soie mélaDgéel
kilogr.
4o8,ioo
I'' TissQS de soie , y compris les rubeiu , la passemenlerie et la bonnelerie.
Nous avons montré plus haut quelle est la consommation de la soie grège dans les fabriques européennes et nord-américaines; il faut ajouter à la soie grège les fils de bourre de soie. La production totale de ces fils est de 3,/ioo,ooo kilogrammes environ. La France en produit 85o,ooo kilogrammes; elle en consomme 1,100,000 kilogrammes, dont /ioo,ooo kilogrammes de filature étrangère.
Enfin, pour en terminer avec les faits qui sont du domaine de la statistique, nous rappellerons que les tissus de soie mélangée, dont les quantités exportées sont enregistrées sous ce nom dans le tableau du commerce extérieur de la France, sont des tissus dans lesquels la soie entre dans une proportion quelconque, et non pas des tissus dans lesquels la soie domine en poids. La proportion de la soie diminue.
Proportion de la soie dans les étoffes de soie mélangée
de fabrique lyonnaise ^^K
De 1874 à 1877 a4.66 p. 100.
De 1878 à 1880 aa.16
De 1881 a 1883 3o.5o
^'' iNous devons ces estiuiatioiis à M. Léon Porinezel, ancien prësidenl de la Chambre syndicale des fabrirants de soieries de Lyon.
Quelle situation cet ensemble de circonstances que nous avons exposé a-t-il faite à la production de la soie en Europe ? Une situation très difficile sans aucun doute et qui est de nature à inspirer de sérieuses réflexions. Ces circonstances ne sont pas les seules qui doivent éveiller l'inquiétude.
Les éducations des vers à soie donnent en Asie des récoltes abondantes. Les filatures asiatiques livrent des produits de bonne nature à des prix relativement modiques. Ce danger menace depuis longtemps déjà Tart de la soie en Italie, en France et en Espagne; on a résisté, mais bien des forces ont été épuisées à continuer le travail.
On ne saurait dire aujourd'hui quel cours prendra la production en Asie.
On constate au Japon une augmentation continue des exportations : eUe est due pour partie à l'extension de l'éducation des vers à soie et pour partie au décroissement de la consommation de la soie chez les Japonais. Dans l'Asie centrale, même progression ascendante, et, si les produits des récoltes sont encore retenus par les indigènes, on prévoit que ceux-ci se serviront prochainement davantage pour leurs vêtements des tissus de laine et des tissus de coton de l'Occident. Dans l'Inde, la diminution de la production de la soie du ver du mûrier ne paraît pas s'être arrêtée; d'autres cultures moins incertaines ont la préférence , et le climat fait d'ailleurs obstacle à une grande extension de cette industrie. Il faut compter toutefois avec les excellentes qualités du peuple de l'Inde. Il faut compter aussi avec une source nouvelle de produits; la récolte de la soie de vers sauvages ou à demi domestiques peut combler le déficit survenu dans la récolte de la soie des vers domestiques du mûrier.
En Chine, on est en présence de l'inconnu. Depuis quatre années, l'exportation des soies a décru (^\ et la richesse des cocons en soie a diminué. Cette industrie est en Chine dans des condi-
(*) L^exportaUon des soies grèges et ouvrées de la Chine a été : en 1879, de 6,600,000 kilogrammes; en 1880, de 6,7s5,ooo kilogrammes; en 1881, de 3,660,000 kilogrammes; en 1889, de 3,655,ooo kilogrammes; en i883, de 3,580,000 kilogrammes, et, en 188/1, de 3,700,000 kilogrammes.
CONCLUSION. /i59
lions favorables, pour le climat, le sol, la population, les traditions, les moyens de commerce; aussi les demandes de l'Occident en avaient-elles amené le rapide développement. Il y a eu des négligences dans ces entreprises, et les vers à soie ont été atteints des mêmes maladies qui ont ruiné naguère la sériciculture en Europe; l'intempérie, momentanée d'ailleurs , des saisons a aggravé le mal, et les déficit successifs ont donné la mesure de l'étendue de ce mal. De l'état réel des choses, toutefois, on ne peut pas juger exactement. La pébrine exerce ses ravages principalement dans les provinces de Tché-kiang et de Kiang-sou , mais les vers de races chinoises ont une force de résistance dont il faut tenir grand compte. Il faut aussi tenir compte de l'accroissement des plantations de mûriers, de la division infinie des éducations, du renouvellement fréquent des œufs, de la mise h l'éclosion de graines en telle quantité qu'on compense les pertes prévues. Enfin la production augmente dans les autres provinces. 11 semble que, dans l'ensemble, les éducations doivent garder la même étendue, le produit des récoltes dépendant des conditions atmosphériques.
On peut être assuré de deux choses : de l'extension en Asie des procédés de l'industrie occidentale, cela donnera de meilleurs produits; du décroissement de la consommation des étoffes de soie dans tous les pays de TExtrême-Orient, ce qui rendra un plus grand nombre de balles de soie disponibles.
Dans l'ensemble on arrive à une progression ascendante , sinon de la production, du moins de la quantité de soies livrées au commerce, mais il est douteux que, avec les obstacles que la production rencontre, avec les moindres profits que laisse le prix actuel de la soie, la production prenne l'extension qu'on redoutait, et l'accroissement, s'il survient, sera lent.
Les difficultés sont néanmoins et resteront grandes en Europe , du fait surtout du caractère qu'a pris la grande consommation. 11 importe peu qu'on fasse emploi d'une même quantité de soie; on n'emploie cette soie qu'autant que son prix, sans cesse abaissé, permet de produire des étoffes à un prix qui lui-même s'abaisse sans cesse. Le prix est le principal objectif. La demande de la
belle soie n*est pas en rapport avec Toffre , la demande diminue et cette soie n'est plus payée à sa valeur relative.
En présence de cet état des choses» il est évident que la sériciculture sera, en France, peut-être pour un long temps encore, une industrie qui donnera à ceux qui l'exercent de faibles espérances de bénéfice. Elle s'est heureusement transformée en plus d'une région. La très courte période pendant laquelle ce travail attrayant est accompli permet d'ailleurs de le regarder comme l'accessoire d'une autre entreprise rurale; il ne faut pas oublier cette considération. C'est même pour cela qu'on ne peut vraiment pas, au point de vue des initiatives à prendre dans l'intérêt de cette industrie, la regarder conune ayant dans la vie de la nation une importance égale à celle de ces branches de l'agriculture qui sont en réalité la source unique de fortune de la population rurale. La sériciculture ne représente pas une œuvre indépendante, qui peut et qui doit se suffire à elle-même; elle est toujours jointe à une autre tâche, celle-ci étant la tâche principale. L'agriculture proprement dite est dans une situation difficile , et cela n'est pas étranger à l'état d'affaiblissement de l'élevage des vers h soie dans notre pays. Pour les vers à soie, la grande éducation ne peut guère s'étendre 9 et la petite éducation dans la métairie ne reprend faveur que très lentement; les rendements élevés ne sont pas aussi nombreux qu'ils pourraient l'être. L'accroissement du rendement est un sûr moyen d'améliorer la condition de l'éleveur (^^. Nos paysans, mieux instruits, plus soigneux, pourraient produire davantage et tirer un profit de ce travail facile. Ils ne retiennent ou ne reprennent pas celte industrie avec autant d'énergie et de passion que les Italiens; ceux-ci veulent, à tout prix, la sauver, la conserver, la fortifier, et il y a, de l'autre côté des Alpes, un tel concert spontané d'efforts qu'on y observe un véritable entraînement. L'art de la soie ne cesse de gagner en solidité chez nos voisins, et tout est ordonné chez eux pour augmenter la récolte. Les prix actuels des soies de l'Europe sont les
^') Le progrès dans celte direction est déjà évident : sur les 33o cantons séricicoles, le produit en cocons frais par once est do plus de 35 kilogrammes dans 1 1 o cantons et de plus de hb kilogrammes dans /i3.
prix d'il y a trente ans, et avec ces prix, Tltalie conserve et accroît, comme on le voit, une production quintuple de la nôtre. Ce que nous avons dit montre comme il faut de fermeté et de résignation pour continuer cette entreprise. Un mouvement indépendant, hardi, persévérant, comme celui des Italiens, manque en France. On a exprimé plus d'une fois la pensée que la grande communauté lyonnaise des fabricants d'étoffes de soie aurait dû prendre quelque initiative; de telles initiatives, à les supposer possibles, seraient sans effet.
Ainsi, malgré les conditions relativement simples, plus favorables qu'autrefois, dans lesquelles la sériciculture se trouve dans notre pays, elle se resserre. Chaque année, le nombre des éleveurs de vers à soie diminue, la quantité d'œufs mis à l'éclosion est moindre, la demande de cocons et de soies est moins vive, le prix des uns et des autres est plus bas; bref la situation des entreprises d'éducation, de filature et d'ouvraison empire, et l'avenir est inconnu. On a vu quelles espérances de relèvement on peut avoir; elles sont incertaines. La France compte cependant encore, dans les différentes branches de cette industrie, de l'industrie première de la soie, un assez grand nombre d'hommes qui les exercent avec honneur. Ils deviennent presque une élite, et, si la vigueur qu'on observe en Italie fait quelquefois défaut chez nous, néanmoins avec de tels hommes, notre pays est assuré de ne pas perdre ces travaux, qui redeviendront un instrument de fortune, quelque habileté et quelques efforts que leur conduite exige de nos jours ^'^
Une branche de la sériciculture n'est pas dans la même situation que la sériciculture proprement dite, c'est celle qui est conduite en vue du grainage. Elle est devenue une industrie régulière et elle est en progrès. La production d'œufs de vers à soie de races françaises choisies, œufs provenant de la ponte de papillons sains,
f*) Il faut absolameni, en ce temps-cî, recourir aux enseignements que la science et Texpérience apportent. Les stations et les laboratoires de sériciculture pourraient rendre de plus grands services, et TÉtat devrait exercer son initiative dans cette direction. Ne sait-on pas qu'il y a telle province en Italie (la province de Pesaro, par exemple) où de 60,000 onces d^œufs de vers à soie on a obtenu 36o,ooo kilogrammes de cocons?
acquiert de la solidité, se développe autant que le permet la difficulté de cette entreprise, et voit sa réputation s'étendre au loin. Nous exportons déjà plus de 900,000 onces dœufs de vers à soie.
Nous n'avons pas dissimulé les dangers de l'heure présente. Pour l'industrie de la soie, dans l'ensemble, obscure est la condition générale, impossible à prévoir est la marche des affaires. Quand on observe sans prévention de quelle façon le travail s'exerce dans les différents pays, de quel secours l'intelligence, l'art et la science sont dans les conditions de ce travail , on ne désespère pas de l'avenir. Qu'il s'agisse de soie ou d'étoffes de soie, on cède, il est vrai, quelque peu du terrain conquis naguère, mais on garde encore toutes les principales positions. On a vu dans d'autres temps, en France, ces deux industries ruinées, presque anéanties; elles sont si bien devenues nôtres, notre ciel est si bien fait pour elles, nos aptitudes et nos goûts nous les rendent si faciles et nous permettent de les porter rapidement si haut, que nous pouvons avoir quelque confiance ^^\
Tout se résume, a-t-on dit, dans l'abondance de la matière et l'abaissement de son prix. Celui-ci n'est pas nécessairement la conséquence de celle-là.
Supposons qu'il y ait abondance, surabondance, et cela n'est pas^^^ l'abondance de toutes choses, même de la soie, ne peut vraiment pas être regardée comme un malheur. Et d'abord, quelle que soit l'abondance d'un produit, une nation ne peut en jouir et en tirer parti que si elle s'enrichit par le produit de son travail. L'industrie pour laquelle cette abondance est un sujet d'inquiétude et de difficultés est contrainte à plus d'efforts, et, dans la généralité des cas, ses efforts ayant été heureux, elle soutient le poids
^^) Nous montrerons plus tard par quelles crises la fabrique des soieries a passé depuis deux siècles, crises produites, les unes par la diminution de la fortune privée, les antres par la politique commerciale des nations étrangères.
(^) Ixi surabondance de la matière qu'on a sifpialée nV^t qu'apparente, par la raison que les marchands de soie intermédiaires, les mouliniers ou les fabricants, témoins d'un abaissement continu des soies, ont réduit leurs approvisionnements à rexlréroe limite.
de la concurrence. On a vu les résultats obtenus en Italie. Nous n'avons pas à rappeler ici, au point de vue théorique, ce que Bastiat a dit de Tabondance dans ses Sopkismes économiques ^^K
Non, l'abondance nuit moins aux éleveurs, aux manufacturiers, que ce qui fait obstacle à la consommation. Il ne faut pas accuser de nos mécomptes l'abondance relative de la soie.
La langueur dans les manufactures de soie ne provient encore une fois ni de l'accroissement de la production des matières premières, ni, par suite, de l'accroissement de la production des tissus. Ni Tune ni l'autre n'a été démesurée, et c'est un accroissement insensible qu'une progression de 7 p. 100 en dix ans pour la soie. L'équilibre a été rompu par la faiblesse relative de la consommation^ et celle-ci, sans la baisse extrême du prix de la matière, eût éprouvé un resserrement bien autrement dangereux. L'expérience du passé nous apprend comme la consommation a de prompts retours, et, dans l'industrie qui nous occupe, le relèvement et la prospérité dépendent d'un de ces retours.
Mais, dit-on, s'il n'y a pas eu exagération de la production pour la soie, la diminution de la consommation de la soie est la conséquence de la surproduction (ce que les Anglais appellent Yoverproduction) dans les autres champs du travail. Cette remarque est fondée. Toutefois tous les excès dans la production n'ont qu'un temps, l'équilibre se rétablit par la force des choses et avec le temps, et les crises que les excès ont amenées prennent fin d'elles-mêmes. La surabondance des produits, agricoles ou manufacturés, est inévitablement suivie de l'abaissement des prix, celui-ci détermine à la fois le ralentissement du travail producteur et une plus grande consommation. L'écart dans le prix de revient tend à diminuer, et il semble que, dans la production où que ce soit, la valeur personnelle des hommes compte pour
^'^ a* édition, 18/17, p. 10 à ^^' — ^ doctrine des bienfaits de Tabondancc n'est pas nouvelle. Dans un des mémoires présentes en 1701 au Conseil de commerce par les députés des provinces sur le commerce de la France, le député de la Rochelle a sonlenu avec vigueur la thèse que cril faut faire en sorte que toutes choses nécessaires pour ia subsistance et Tentrctien des sujets du royaume soieot au plus bas prix qu'il soit possible, afin que le peuple vive avec facilité et aisance, que pour y parvenir il £aut attirer l'abondance de toutes choses, de quelque part que ce aoit<>.
davantage. C'est à accroître chez nous cette valeur que nous devons nous attacher le plus.
La surproduction est presque inséparable de l'organisation de la grande manufacture fondée sur le travail mécanique: il faut avoir beaucoup de sagesse pour régler suivant la vente des moyens d'action puissants et rapides. Ou a su heureusement le faire en France pour la soie. Avec la courte durée des modes, il faut pourvoir vite aux besoins et le tissage à la mécanique le permet; c'est pour le moment, dans la fabrique des soieries, son avantage le plus certain.
La surproduction , pour ce qui est des produits que nous appelons des matières premières, a encore une aulre cause» cest que l'exploration hardie et persévérante de contrées longtemps inaccessibles oti peu accessibles est suivie de l'exploitation de nouvelles richesses naturelles. L'introduction de ces nouveaux éléments dans le commerce et l'industrie ne peut avoir lieu sans trouble, dans un temps où, par des raisons diverses, la capacité de consommation des peuples ne s'élargit que lentement.
Avant d'en finir avec ces questions, il faut signaler un fait d'un autre ordre, quoiqu'il soit, suivant nous, très secondaire. L'ancien commerce des soies était, tant par sa propre action avec l'aide du crédit que par le concours d'une spéculation indépendante, comme un barrage qui régularisait l'écoulement des marchandises; il assurait les approvisionnements et prévenait un trop soudain abaissement des prix. Il était d'ailleurs assez divisé pour qu'on n'eût pas à en redouter les excès. Nous n'avons pas à expliquer comment il a été amoindri; cet amoindrissement a résulté, au début, de la facilité plus grande des relations avec les pays producteurs de soie et du désir que les vendeurs et les acheteurs de soie ont eu de faire eux-mêmes directement leurs affaires. Il ne paraît pas que les premiers aient eu lieu, dans l'ensemble, de s'en féliciter. La conséquence naturelle du cours nouveau des choses a été d'enlever au commerce sa cohésion et une partie de son aliment. La manufacture y a gagné certainement.
Cet état de choses, il faut le subir. Le marché est large et
libre 9 les consommateurs sont nombreux. On ne résoudra aucune difficulté par des procédés artificiels. La liberté et la facilité des transactions auront raison de tout effort contraire. De l'aide à demander à des lois de douanes, nous ne dirons rien ici. On verra dans la deuxième partie de notre ouvrage comme la rivalité des manufactures étrangères sur tous les marchés du globe est devenue pressante, et, en renchérissant le prix en France, précisément au moment où il faut l'abaisser par tous les procédés au niveau que la consommation impose, on nuirait aux intérêts qu'on aurait voulu servir et h des intérêts généraux d'une plus grande importance.
Nous avons signalé l'amoindrissement de la spéculation, il faut ajouter qu'on se passe de plus en plus d'intermédiaires; de là des économies, et cela, comme aussi la plus grande rapidité du transport et l'abaissement de son prix, a contribué à faire baisser le prix de la soie.
Ne parlons pas de l'influence d'emplois nouveaiix de la soie. Ce qui pouvait être acquis de ce chef par l'effet de l'abaissement du prix paraît l'avoir été. Ne parlons pas non plus de ces limites qu'on assigne arbitrairement à ce même abaissement; l'abandon des étoffes de soie pure par la masse des consommateurs a été si complet, si prolongé, qu'on n'a pas pu enrayer le décroissement continu de la valeur de la matière, et tel a été l'effort dans l'industrie que, en même temps, on a pu abaisser successivement le prix de revient.
L'industrie de la soie tout entière pâtit des déperditions de capitaux et de revenus auxquelles aucun peuple n'a échappé; elle a été troublée par ces révolutions sociales qu'on peut régulariser et non pas arrêter; elle a ressenti le contre-coup de cette absorption de ressources due aux gueiTes, aux armements, aux dépenses publiques excessives; elle a souffert des entraves apportées par ces événements à l'accroissement normal de l'épargne et de la richesse. En de pareils cas, elle est atteinte la première, elle reste atteinte le plus longtemps. Entourée de plus de périls, elle est forcée de chercher toujours des économies, des perfectionnements nouveaux; il ne suffit pas qu'elle reste forte, il faut qu'elle le soit davantage;