‹ L'art de la soie. Les soies (volume 2)Chapitre 90 sur 172 · Tome I, page · texte numérisé non relu

Tome I, page

Les cocons récoltés en Toscane proviennent généralement de vers de races croisées, à quatre mues, à cocons jaunes et annuelles. Le croisement a été fait entre les anciennes races indigènes et des races de la Corse, de ia Sardaigne et de Carpi, dans la province de Modène. Ces races sont appelées Conica, Sardegna, Carpinese, Pesteilina. On élève, en outre, mais en petite quantité, des vers trivoltins indigènes à cocons jaunes, et des vers bivoltins ou trivoltins à cocons blancs ou verts d'origine japonaise. Les anciennes races indigènes à cocons jaunes (pures) ont été détruites.

On donne aux vers les feuilles du mûrier blanc {araneino) et celles du mûrier noir (moro).

On obtient en général en Toscane, par once de a 8 grammes d'œufs de vers de races annuelles, de A5 à 55 kilogrammes de cocons frais; on signale des rdcoltes de 65 et même de 70 kilogrammes de cocons par once.

On compte, en nombre, par kilogramme : de 35o h 370 cocons de la race de Sardaigne, de 38o à &08 de la race de Carpi, de Sgâ à &i3 de la race de Corse. Ces cocons étant frais et triés.

De ces cocons frais et triés, i] faut, pour tirer i kilogramme de soie gr^ : de 9 kilogrammes à 9 kilogr. 3oo de la race de Sardaigne, de 9 kilogrammes à 9 kilogr. Âoo de la race de Garpi, de 10 kilogrammes à 10 kilogr. 5 00 de la race de Corse et de 1 1 kilogrammes à 1 1 kilogr. 3oo de la race Pestel- Una.

On a fait le compte du produit des cocons secs et triés, et Ton a constaté qu'il faut, pour obtenir 1 kilogramme de soie grège : 3 kilogrammes de cocons Carpûiiue, 3 kilogr. o58 de la race de Sardaigne, 3 kilogr. 077 de la race de Corse et 3 kilogr. 870 de la race PetUlUna.

Ces cocons avaient été rérâltés à Pistoïa et à San Marco Vecchio.

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