Tome I, page
Les registres des travaux et des dâibérations de l'ancienne Chambre de commerce de Lyon (avant la Révolution) ont été conservés, et c'est la Chambre de commerce elle-même qui les possède dans sa bibliothèque ^^K On peut se faire, d'après les travaux de la Chambre, une idée très nette de la consommation de la soie en France au milieu du xviu' siècle. La fabrication des étoffes était, en ce temps-là, plus divisée qu*aujourd*hui; elle avait plusieurs foyers importants.
Voici quel était l'état des choses en 1780 :
Les soies d'Alais, tr tirées à l'instar de celles d'Espagne», était vendues pour Ntmes, Lyon et Paris; les soies de Provence pour Marseille, Nîmes, Lyon, Saint-Etienne et Saint-Chamond.
Les soies du Dauphiné ti*ouvaient emploi à Lyon ; les soies de Bergame et de Lombardie à Paris et à Rouen.
Tours consommait de préférence les soies d'Espagne, et, à défaut de ces soies, prenait celles de Messine, de Naples et de Romagne.
A Amiens et à Reims, on mêlait à la laine des organsins du Piémont 16/90.
Les organsins du Piémont étaient alors indispensables aux manufactures de Lyon.
Plusieurs registres se trouvent dans les archives de la ville de Lyoo.
àlà SOIES.
Enfin, loujoun en lySo, les wieB des Gëvennes étaient de mauvaise qualité, parce que, dans chaque famille, on filait tous les cocons récoltés sans les avoir triés, et le tirage était fait sans soin ^^K