BELGIQUE
La culture du mûrier et l'élevage des vers à soie étaient, au XVI* siècle, d'après le témoignage de Guicciardini , qui écrivait vers i565, l'objet de soins attentifs à Anvers et dans les environs '^^;
^') ô,3o7 pjund. Commuiiicalion du Bureau royal de stalisUque de Berlin.
(-) Des Mciëtés ont entrepris dans le Wurtemberg, de 17*1 à 1761, félevage des vers â soie ; elles n*y ont pas réussi.
t^) Les choses ont bien changé depuis le siècle dernier. Uélecieur palatin introduisit Tëducation des vers à soie dans le Palalinat au milieu du xtiu* siècle, et Mayet, qui fut directeur des fabriques du roi de Prusse, rapporte que, en 178a , la production de la soie dans le Palatinat fut de â5,ooo livres (Des mant^actureê de $oie, p. ao8). 11 s^agit ici du Palatinat du Rhin, dont Heidelberg était la capitale.
(*) La réossite d^éducatîons dans le Nord a arrêté, au siècle dernier, Paltention plus qu^il ne convenait de le faire. Savary a même consigné, dans le Diciûmnain univenel de commerce, les observations d*un M. de Jusli «sur les prérogatives des pays froids sur les pays chauds pour la culture de la soye?).
^^) cr . . .Ce qui plus est; que contre la nature presque, et contre la disposition de Tair du pays, ils (les habitants de la cité d* Anvers) font et tissent la mesme Soye, bien qu^en petite quantité t* {DeecripUon de toute lee Payi-Bae, . . .par Messire Loys Guicciardini, édition de 161 3, p. 167).
ALLEMAGNE, BELGIQUE, PAYS-BAS, SUÈDE. â&5
ils furent abandonnés. En 1607, Thomas Gramaye, un des ëchevins du Franc de Bruges, aborda, sans plus de succès, cette double entreprise ^^^. Plus tard, après d'autres essais, en 1769^ la sériciculture fut établie dans le Brabant, et le Gouvernement autrichien institua un concours annuel, en allouant des primes aux producteurs de la meilleure soie^'^^. Nous parlerons, dans la deuxième partie de notre travail , des manufactures d'étoffes de soie d'Anvers, qui.furent célèbres au xvi" et au xvii* siècle. Nous signalerons à ce sujet ce fait que, en 1637, les magistrats d'Anvers fondèrent, dans cette ville, une école de tissage, dans laquelle on enseignait tout ce qui se rapportait, non seulement à la fabrication des soieries, et surtout de la faille, du satin, du velours, du burat, ete., mais aussi à la matière première, h sa production et à sa préparation. Le premier directeur de l'école fut Jean Barot^^^
On ouvrait la soie à Anvers au xvi* siècle ^^^
Les entreprises de la production de la soie ont été continuées jusqu'au milieu de notre siècle avec des fortunes diverses. Elles ont donné plus d'une fois des résultats dignes d'intérêt, et nous devons à notre ami M. Jules Kindt, qui fut inspecteur général de l'industrie belge, un état des produits obtenus pendant une trentaine d'années, ainsi que des échantillons des cocons et de la soie.
C'est à la ferme d'Uccle, établissement fondé par de Mévius, que ces essais ont été le mieux suivis. On a récolté : en tSiiS, 83o kilogrammes, et en i85o, â,6io kilogrammes de cocons, et l'on a tiré généralement de ces cocons une soie assez belle.
On ne s'occupe plus du tout de cette production.
^') Letlre de M. Alphonse Wauters du 9/1 mai 188s.
(') Notes de M. Rorfs, un des auteurs de rHûtoin d*Anver$.
<') Nous devons ces renseignements à Tobligeance du Comité central de la Société commerciale, industrielle et maritime d* Anvers.
(*) «Mais celle (la soye) qui leur vient (aux habitants d^Anvers) du dehors, laquelle est dMnestimable valeur, ils la mettent en œuvre en toutes façons et manières (p. 1^7). — Du royaume de Naples on envoyé ici (à Anvers) quelques draps de soye et des soyes Glées et à filer. . . t) (p. 1 53 ) (Guicdardini, DeBcription de touU les Payt-Bai ).