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Lazari. Notifia délie opère d'arie d'antichità

VENISE

matricule à Murano, des décrets l'autorisant à faire des verres en topaze et en jacinthe et à exploiter son invention de verre à vitres ; Magagnati fabriquait de grands carreaux de verres et des glaces sans tain que les personnes riches mirent à leurs fenêtres à la place des rui, rouleaux, disques épais employés précédemment. Murano se livra à cette industrie avec succès et fournit des vitres de couleur aux églises et aux mosquées; on croit que les fenêtres de verre bleu et or du tombeau du shah Abbas II, mort en 1666, étaient de cette provenance. En 17 17, Vincenza Miotti, Danielo et ses fils reçurent le privilège de fabriquer la calcédoine, rémail, les verres pour la mosaïque ; il semble que ce fut ce Miotti qui inventa Faventurine ou qui en reprit la fabrication, car quelques auteurs en attribuent Finvention à Christophe Briani, vers i53o.

Au commencement du xvnr3 siècle, les verreries de Venise étaient peu prospères, car FAllemagne, les Flandres leur faisaient concurrence sur les marchés étrangers, à ce point qu'en 1736 Jacobus Busenello obtint pour dix ans le privilège de fabriquer à Murano des verres de Bohême.

G. 7p. VENISE.

XVIe SIÈCLE.

i66 L'ART DE LA VERRERIE.

La fabrication des bottiglie d'Inghilterra, bouteilles à la façon anglaise, fut aussi autorisée en 1790, quoique ce genre ne prête guère à la fantaisie. Ce fut là sans doute une des dernières inscriptions sur la mariegola. En 1797, l'armée française occupa Venise; l'année suivante, le Directoire ordonna au général Berthier d'envoyer en France des ouvriers verriers ; le général échoua dans la tentative et il écrivit :

C'est avec peine que je dois vous apprendre que je n'ai pu réussir, comme vous m'en aviez chargé par votre lettre du 5 nivôse, à enlever à Venise la fabrique des marguerites. Je compte vous envoyer, par le prochain courrier, le rapport des personnes que j'avais chargées de cette affaire1.

A cette époque, il y avait cependant encore, à Murano, près de cinquante verreries, dont quatorze pour marguerites, perles, etc., quatre pour glaces et miroirs, trois pour verres de fantaisie, vingt et une pour verres à vitres et quelques-unes pour verres ordinaires. En 1806, toutes les corporations furent abolies et trente ans après le nombre des verreries était réduit à une douzaine.

Aux noms des verriers distingués de Venise et de Murano que nous avons cités, on peut ajouter Francesco Ballarino, Muro, Motta, miroitier, Seguso, Vistosi, Nicolas de l'Aigle, connu pour les formes de fantaisie, Movelli, G. Briati, Barbaria ; ces deux derniers furent autorisés au xvme siècle et par exception à établir leurs fours à Venise même; G. Briati était fort habile. Ces noms, du reste, ont peu d'inté-

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