‹ L'art de passer son temps au bord de la merChapitre 26 sur 37 · DES DIFFÉRENTES MANIÈRES DE CHASSER · texte numérisé non relu

DES DIFFÉRENTES MANIÈRES DE CHASSER

Au bord de la mer on peut chasser de deux facons : soit en bateau, ou à pied sur les grèves.

Pour chasser en bateau il faut avoir la possibilité de s’en procurer un, c'est du reste assez facile dans les petits ports de mer, mais il faut toujours s’adresser à quelqu'un de prudent et d’adroit. On doit

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— suivre les conseils que les hommes accoutumés … àla mer pourront donner, car ils ne manquent pas d'expérience; de plus, cesgens connaissent lesoiseaux et leurs habitudes, ils sont donc capables de rendre la chasse des plus agréables et de vous faire prendre du gibier d'une facon sûre. à

Pour la chasse il importe que le bateau soit large et bien solide ; la place du chasseur est à l'avant, avec son arsenal à portée de sa main.

Sur les grèves, le grand attrait de la chasse est l’imprévu; on part croyant aller à la chasse aux canards ou aux mouettes, et ce sont des courlis ou des vanneaux qui se présentent. C'est toujours de grand matin ou vers l'heure du coucher du soleil que la chance sera le plus favorable.

Quand la marée monte, on voit arriver les oiseaux à grand vol: mouettes, goëlands, grèbes, macreuses, etc. ; à la marée basse, ceux qui fouissent avec le bec, puis les pluviers, les barges, etc. ; ïl est donc bon aussi de suivre le flux et le reflux. Lorsqu'un oiseau est tombé il faut attendre un peu avant d'aller le ramasser, car souvent les camarades du mourant arrivent en bande et il est facile d'en tuer sûrement un certain nombre.

Par le beautemps on peut trouver lespetils oiseaux, les mouettes, les hirondelles ; par le mauvais temps, les grands oiseaux ; pendant les tempêtes aussi ; en temps de brouillards, les plongeurs, etc., et ceci est général pour toutes les plages.

Pour aller à la chasse en mer ou sur les grèves, il faut des bottes de marin, elles sont de toute utilité :

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une toque qui peut s'altacher sur les oreilles est aussi indispensable ; un caoutchouc est tout indiqué pour aller en bateau, et la cartouchière doit être conditionnée de façon à ne pas laisser pénétrer l'humidité.

CHAPITRE XII QUELQUES CONSEILS UTILES Nous nous proposons, avant de terminer cet ou-

vrage, de donner quelques conseils divers susceptibles de rendre service à nos lecteurs. Au sujet des

bains, personne n'ignore que les costumes ont

beaucoup de difficulté à sécher ; il faut avoir le soin de les rincer plusieurs fois à l’eau douce avant de les étendre.

Les femmes craignent de se mouiller les cheveux, et cela avec juste raison; quand cet accident est arrivé, il ne faut pas avoir peur de se tremper la tête dans une cuvette d'eau douce, sans cela il en serait de même que pour les habits, ils mettraient un temps infini à sécher; quant à l’action de la mer sur la chevelure, elle n’est nullement à craindre.

Le soleil ou l'air de la mer sont susceptibles d’abimer le teint ; une bonne précaution à prendre, c’est de mettre un voile de gaze assez épaisse pour faire des excursions; on est préservé du soleil et en même temps de la poussière, deux choses bien désagréables.

Pour prévenir les rougeurs et le hâle, il est utile de S'enduire la figure et Les mains avec un peu de coldcream le soir avant de se mettre au lit; c'est une précaution très efficace et dont nos lectrices se trouveront bien.

Un conseil encore au sujet des costumes de bain et de pêche; aussitôt revenu chezsoi quand la saison est terminée, on doit avoir le soin de les bien secouer et de les coudre dans un linge de toile avec quelques paquets, de naphtaline, de cette facon les vers ne s'y mettent pas. À

Les promenades en mer. — Dans tous les ports de mer, vous trouverez facilement des bateaux pour faire des promenades en pleine mer; ce n’est qu'avec la plus grande prudence qu’il faut agir; nous conseillons à nos lecteurs de ne jamais accepter les offres de service de ces jeunes gens qui vous tourmentent pour vous faire embarquer avec eux: c’est tout ce qu'il y a de plus téméraire, et il ne se passe pas de saison où plusieurs accidents en mer ne soient à déplorer ; ils sont audacieux, inexpérimentés et de plus n'ont souvent à leur disposition que de mauvaises embarcations. Adressez-vous à de vieux marins, il en existe même de patentés pour cela ; avec eux vous n'aurez rien à craindre, car ils ne s’'embarqueraient pas si le temps menacait. S'ils ne veulent pas vous conduire, n’insistez pas, ils ont plus d'expérience que vous, croyez-le bien ; lorsqu'un de ces hommes ne sort pas du port avec confiance, cest généralement mauvais signe; ces marins sont braves et consciencieux, ils ne reculent jamais lors-

u'il s’agit de sauver quelqu'un, mais ils ne risquent O ’

pas leur vie pour satisfaire le caprice des prome- :

neurs, et ils ont raison.

Le mal de mer. — Le mal de mer, bien que ne présentant aucune gravité, est fort ennuyeux, car il fait souffrir énormément ceux qui en sont atteints; il peut être produit par des causes diverses telles que l’odeur, le froid, la vue du vide, etc... L'embarras gastrique et un état nerveux particulier peuvent l’occasionner. |

Beaucoup de remèdes ont été préconisés pour le eombattre, ils réussissent suivant la nature et le tempérament de l'individu qui l’éprouve ; néanmoins il est des précautions bonnes à prendre avant de s'embarquer; si elles ne font rien, elles ne sont toutefois pas nuisibles. Pendant les deux ou trois jours

qui précèdent l'embarquement on fera usage de.

légers purgatifs salins; on évitera souvent ainsi les vomissements qui sont une complication désagréable du mal de mer.

L'antipyrine est indiquée à la dose d’un à

deux grammes pris au moment du départ; pour les

personnes ne pouvant la supporter, on fait une injection sous-cutanée de 05,50, mais on ne doit employer cette méthode qu'après l'avis d’un médecin et en dernier recours. Pour les personnes seulement incommodées, il faut éviter de se mettre à l’avant ou à l'arrière du navire, et regarder le plus loin possible à l'horizon, jamais au-dessous du bord; ces précautions suffisent quelquefois en ayant le som de bien se couvrir.

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Le chloral réussit aussi chez un grand nombre d'individus, il faut encore demander aw docteur la façon de le prendre et une ordonnance pour s'en procurer. L'alcool a été fortement préconisé, et l'on prétend qu'un repas copieux arrosé de vin

A bord.

de Champagne préserve de l’indisposition si désagréable dont il est question. Une ceinture de flanelle serrant un peu l'estomac a souvent un effet efficace. We Le moral joue un grand rôle dans le mal de mer; il faut donc autant que possible se distraire pendant

les traversées et éviter de penser aux désagréments qui peuvent survenir d’un moment à l’autre.

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