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LES DIFFÉRENTS GENRES DE BATEAUX. — LES SIGNAUX. LES PHARES

Nos lecteurs sont appelés à avoir journellement sous les yeux, au bord de la mer, des navires de différentes espèces, qu'ils entendront appeler de noms variés; s'ils habitent un port comme le Havre, ils verront des transatlantiques, des trois-mâts, des soélettes, etc.; s'ils sont à Cherbourg ou à Brest ils

entendront parler des croiseurs de guerre, des canonnières, des cuirassés, etc.: s'ils ont fixé leur résidence dans un pelit port de peu d'importance, ils trouveront des chaloupes de pêche, des yachts de plaisance, etc., nous nous proposons de donner une définition de quelques types de navires les plus connus.

Ce sont les transatlantiques qui auront la première

Transatlantique.

place; on les appelle encore steamers, nom anglais qui veut dire : bateau à vapeur, et paquebots.

Les transatlantiques sont, soit à aubes, soit à hélice. On préfère de beaucoup maintenant le système à hélice qui n'offre pas les inconvénients du système à aubes dont les cylindres des roues peuvent être brisés, ce qui fait que les navires sont alors susceptibles de rester immobiles au milieu d’un trajet.

La boussole est l’objet le plus précieux dans un navire; elle est conservée dans un endroit spécial appelé habitacle; les habitacles sont en cuivre et ont

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la forme d’un petit dôme élevé sur pied; pendant la nuit ils sont éclairés, afin que l'officier de quart ou le marin chargé du gouvernail ne s'écarte pas de la route à suivre; car de la boussole dépend la sécurité des passagers et le salut du navire.

Dans un navire on considère deux choses principales; la mâture et la voilure.

La mâture comprend le mât de misaine situé à l'avant; sur le mât de misaine repose la hune du même nom, puis vient au-dessus de la hune le petit mât de hune, et tout en haut le mât de petit perroquet; derrière la chaudière (dans les bateaux à vapeur) est placé le grand mât qui comprend la grande vergue, la grande hune et le mât de grand perroquet; enfin, à l’arrière du navire est le mât d'artimon composé de la hune d’artimon, du mât de perroquet de fougue, et du mât de perruche à la partie supérieure ; tout à fait à l’avant du navire, et placé dans un sens incliné, se trouve le beaupré.

La voilure se divise en un grand nombre de parlies ; il y a sur le beaupré le clin foc, le grand foc et le petit foc; sur le mât de misaine, la voile de misaine, le petit hunier, le petit perroquet et les bonnettes; sur le grand mât, la grande voile, le grand hunier et le grand perroquet; enfin sur le mât d'artimon, la voile perroquet de fougue et la perruche.

La brigantine vient s’insérer de l'arrière du navire à la partie moyenne du mât d'artimon.

Les hunes sont des plates-formes disposées à une certaine hauteur sur les mâts; elles sont munies

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