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port est assez remplie pour qu'un navire puisse y pénétrer; si le feu est éteint c’est au contraire que le chenal est presque à sec.
Pendant la nuit les signaux maritimes sont faits au moyen de feux, placés dans les phares; ils étaient
Phare de Cordouan.
connus déjà des anciens. À Boulogne, au commencement du siècle, on pouvait encore en voir un qui avait été construit par les Romains. Pour augmenter l'intensité de la lumière des phares, on place en arrière de la flamme un miroir parabolique; un mouvement d'horlogerie fait mouvoir ce miroir afin
d'éclairer l’un après l’autre tous les points de l'Océan. On peut, en variant la vitesse du mouvement rotatif, obtenir des périodes de lumière ou de ténèbres plus
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Sémaphore du Havre.
ou moins longues, suivant les phares; ce sont ces périodes d’une durée variable et connue des marins, qui servent à leur faire voir l'endroit où ils se trouvent. Il y a maintenant des phares à feux fixes
tels que le phare de Cordouan, à l'embouchure de la
Gironde.
Dans les phares on se sert d’une machine électrique (système Clarke), mue par la vapeur, et pour éviter tout accident, les moteurs sont en double.
Pendant les brouillaraäs, la machine à vapeur, qui n'est pas employée, fait sonner une cloche sans interruption. C'est à l'extrémité des caps, sur les côtes remplies d’écueils que les phares de premier ordre sont construits. Il y en a vingt-sept de cette catégorie, dont un à Dunkerque et un à Calais.
On aperçoit de temps en temps des objets qui suivent le mouvement des vagues; ce sont les bouées.
Ces appareils sont en tôle, en liège ou en bois de différentes couleurs, et portant des dispositions variées.
Les bouées sont destinées à marquer la route aux navires qui peuvent entrer dans le port; il doit avoir