Feux blancs aux
ter la fortune; il est à signaler un fail, c'est qu’en France la bienfaisance et l'humanité facilitent aux émigrants les moyens de voyager à fort bon compte.
Le trois-mâts est un navire qui appartient entierement au commerce, il est ainsi nommé à cause de
Bateaux de pêche.
sa mâture qui est composée d’un grand mât, d'un mât de misaine et d’un mât d’artimon.
La goéletite est un petit navire à voiles qui n’a que deux mâts, sans compter le beaupré. Ces bateaux sont légers et très élancés; ils n’ont pas de hune et les mâtures sont penchées en arrière; la goélette française correspond au schooner anglais ; elle sert pour le cabotage et la pêche.
En Bretagne on emploie pour cet usage le chasse-
marée; c'est un nom qui ne convient qu'aux bateaux de la côte bretonne et à ceux de l'Océan.
Les bricks n’ont aussi que deux mâts, mais ils sont munis de hunes et de voiles nommées bonnettes, ils ont un tonnage assez fort et sont employés souvent dans le commerce.
Le yacht se rapproche énormément de la goélette,
mais c’est exclusivement un bateau de plaisance; il y a maintenant un grand nombre de yachts et de goélettes à vapeur.
Le sloop qui a un nom anglais est un petit bâliment de guerre à un seul mât.
Le lougre est également un petit navire de guerre mais à deux mâts, le cutter se rapproche beaucoup du sloop; généralement il est employé comme gardepêche.
On appelle baleinière une embarcation longue et étroite servant à la pêche à la baleine.
Tous les navires employés au transport des voyageurs sont maintenant des bateaux à vapeur; ils varient de grandeur suivant le trajet plus ou moins important qu'ils ont à accomplir.
Il nous reste encore à dire quelques mots sur les vaisseaux de guerre, on les divise en plusieurs genres, savoir : les cuirassés, les croiseurs, les canonnières, les avisos. | | Pa EN À
On est émerveillé et épouvanté tout à la fois en considérant les proportions gigantesques de ces navires.
Les cuirassés ont la carène recouverte d'une armure de métal; ils défendent les abords d’un pays
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en cas de guerre ; les croiseurs et les avisos sont de bons voiliers d’allure légère qui sont faits à l'encontre des cuirassés pour aller porter des ordres. Il y a encore (toujours parmi les navires de guerre) les Lorpilleurs, les cuirassés à éperon; ce sont des bateaux entièrement en fer quise meuvent entre deux eaux et ne laissent apercevoir sur leur plate forme que deux énormes canons, ils ont de plus un éperon fixé à l'avant à l'aide duquel ils éventrent le navire qu'ils abordent ; les frégates sont aussi des bâtiments de guerre munies de 40 à 50 canons; elles diffèrent des vaisseaux de guerre en ce qu'elles sont plus légères et plus élancées. Après la frégate vient la corvette qui a aussi une très bonne voilure et est susceptible de rendre de grands services ; parmi les cuirassés il en est de spécialement pré- posés à la défense de nos côtes, même en temps de paix ; on les appelle pour cette raison « gardecôtes ».
Les navires portent chacun le pavillon de la nation à laquelle ils appartiennent (1). ‘
Les signaux. — Dans tous les ports de mer un service météorologique est établi au bout d’une jetée au moyen d'un sémaphore; les signaux sont compris des marins de toutes les nations.
Si on veut avertir de changements survenus dans l'atmosphère, ce sont des cônes ou des cylindres qui sont employés; lorsque la nuit on aperçoit un feu blanc au mât du sémaphore, c'est que l’entrée du
(1) Voir pour les couleurs des pavillons de chaque nation nos deux gravures en couleurs placées au début de l'ouvrage.
Signaux de sémaphores.