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de plis saillants. Chaque triangle est divisé par un pli rentrant en deux parties d’inégale dimension, et présente en outre trois taches jaunâtres : deux assez larges sur les côtés du pli rentrant; une autre, plus étroite, située plus en dehors, et d’un côté seulement; cette dernière est, à sa base, colorée en jaune vif. Il résulte de là que le milieu de la corolle paraît produit par l'assemblage de quinze rayons inégaux et jaunâtres, partant en divergeant de son centre, qui est occupé par une étoile jaune à cinq rayons. On doit représenter fidèlement tous ces objets. On arrête très légèrement au crayon l’espèce de marge bleue des corolles, et les dix plis dont nous avons parlé; le reste se fait au pinceau. On broie sur la palette de l’outremer, auquel on ajoute un peu de carmin, et l’on prépare avec cela la marge des corolles; on fait l’une après l’autre les dix parties placées entre les plis saillants et les plis rentrants, on dirige le pinceau de la circonférence vers le centre, et l’on ménage avec soin la portion que l’outremer ne doit pas colorer, On ébauche celle-ci avec une eau teintée de gomme-gutte, en réservant la place des stigmates et des étamines qui se font en dernier. Pour les boutons, on fait un peu de violet avec du bleu de Prusse et du carmin, et Von y associe un peu de gomme-gutte. Pour les calices et les capsules, on se sert de bleu de Prusse et de gomme-gutte; on y mêle de la sépia (et un peu d'encre de Chine pour les partes obscures ) et l’on a la couleur des feuilles; on les couche moitié par moitié, de haut en bas, de leur extrémité au point de leur naissance, en ménageant les nervures de celles qu’on voit à l’envers : on lave les tiges et les pédoncules avec le vert des feuilles les plus claires; on l’emploie seulement plus léger de ton.
On reprend la marge des corolles avec la teinte de l’ébauche, à laquelle on ajoute un peu d’indigo pour les endroits ombrés; on finit le milieu des fleurs avec de la gomme-gutte et rayon par rayon : l'étoile qui en occupe la partie la plus basse s’imite avec un composé de gomme-gutte et de safran; les plis et les ombres, avec un peu d’encre de Chine. On mène en général les hachures de la circonférence vers le centre; dans les boutons elles sont obliques comme les plicatures qu'ils présentent. Les endroits foncés des feuilles se finissent avec un mélange de gomme-gutte, d’indigo et d’encre de Chine; les endroits clairs, avec la gomme-gutte, le bleu de Prusse et la sépia : les touches doivent être parallèles aux nervures latérales, partir du bord: de la feuille, et s'arrêter à la nervure du milieu. Les autres organes se reprennent avec le ton de l’ébauche. On glace les parties rosâtres de la tige avec une eau légèrement carminée, et l’on termine les points les plus lumineux des rayons, des pédoncules, des tiges et des capsules, par quelques traits de blanc léger.
Les étamines se font avec du bleu de Prusse et de la gomme-gutte; le stigmate avec de l'encre de Chine pour le côté sombre, et du blanc léger pour le côté clair.
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LAVATÈRE À GRANDES FLEURS.
LAVATERA TRIMESTRIS.
FAMILLE DES MALVACÉES
Il existe plusieurs variétés de lavatère à grandes fleurs ; mais elles ne diffèrent les unes des autres que par la couleur, et présentent en général la même organisation. Leurs racinessont annuelles etfibreuses. Leur tige estcylindrique,rameuse, haute d’un à deux pieds, raboteuse, et garnie, ainsi que toutes les autres parties vertes, de poils nombreux, mais trop courts pour qu’on doive essayer de les représenter. Les feuilles sont alternes, arrondies, crénelées, échancrées en cœur à leur base, où l’on voit fréquemment une petite tache rougeâtre; elles ont à leur face inférieure septnervures principales saillantes et ramifiées, qui partent du pétiole; à leur face supérieure des lignes enfoncées qui suivent la direction des nervures : le pétiole est canaliculé, renflé près de la tige, et accompagné de deux petites stipules dressées, lancéolées, aiguës. Les feuilles de la partie supérieure, beaucoup moins grandes que lesautres, ontordinairement cinq lobes et cinq nervures principales. Les fleurs naissent dans l’aisselle des feuilles; elles sont portées sur un long
pédoncule, et entourées à leur base d’une espèce de petit calice
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42 LAVATÈRE À GRANDES FLEURS.
( calicule") monophylle à trois divisions : leur véritable calice est situé plus en dedans, et profondément partagé en cinq découpures ovales, lancéolées, aiguës, et plus longues que le calicule. Il y a cinq pétales, d’abord fort petits et roulés les uns sur les autres dans les boutons ; mais ils prennent bientôt un accroissement considérable, se développent, etse disposent en un joli vase blanc ou rose, avec des lignes plus foncées qui s’étendent, en rayonnant, du centre vers la circonférence : ils ont souvent deux marques noirâtres près de leur onglet. Les étamines (pl. 9, &)sont fort nombreuses ; leurs anthères rapprochées forment, au milieu de la fleur » Une sorte de pompon allongé, blanchâtre; leurs filets, soudés en un tube élargi inférieurement, s'unissent aux pétales, ets’attachent avec eux au réceptacle: ilrésulte de cette disposition que, lorsque la corolle vient à tomber, elle entraînenécessairementles étamines. L’ovaire best libre, caché par les étamines et les pétales, arrondi, aplati, marqué d’un grand nombre de côtes qui correspondent à autant de loges, et recouvert d’une espèce de plateau: de là s'élève un style renfermé dans le tube des étamines, et partagé en une douzaine de stigmates filamenteux c. Le fruit est composé de plusieurs coques monospermes (à une seule graine) attachées en cercle à un axe central, au-dessous du plateau; il est entouré par le calice et par le calicule.
La famille des Malvacées se compose de végétaux mucila-
* Les calicules ne font point partie intégrante de la fleur; ce sont des bractées qui ont pris une forme pafticulière. Voici un fait qui vient à l'appui de cette assertion: les fleurs du liseron tricolore, etde beaucoup d’autres, sont accompagnées de braclées; maisdans quelques espèces ( dans le liseron des haïes, par exemple) le pédoncule est nu, dépourvu de bractées, et l’on trouve à l'extérieur du calice deux folioles disposées symétriquement comme les calicules d’un grand nombres de Malvacées.