‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 17 sur 76 · CA · texte numérisé non relu

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LAVATÈRE À GRANDES FLEURS. 43

gineux à fibres non parallèles, ayant les feuilles alternes, munies de stipules, le calice à cinq divisions, cinq pétales attachés au réceptacle, un ovairesupère, etc.: ellerenferme, entre autres plantes intéressantes, le genre mauve (malva), qui a donné son nom à toute la famille; la rose-trémière (althæa rosea); le le cacaoïer (theobroma cacao); les cotonniers (gossypium herbaceum, etc.); le baobab (adansonia digitata), ce colosse du règ ne végétal, dont le tronc, au rapport d’Adanson, peu acquérir quatre-vingts pieds de circonférence.

Le précepte général de ne commencer l’ébauche d’une fleur qu'après en avoir arrêté tous les détails au crayon, ne saurait s'appliquer aux corolles du lavatera:la mine de plomb se délaierait dans la couleur, eten ternirait l'éclat. On se bornera donc à indiquer le contour des pétales et du corps formé par la réunion des étamines , en se réservant de faire le reste au pinceau. Pour les parties vertes on pourra sans crainte arrêter au trait lesnervures des feuilles, les divisions des calicules, les dents des calices, etc.

Le carmin, largement détrempé sur la palette, fait la base de la teinte locale des corolles ; on y ajoute de l’outremer pour les parties ombrées: on lave chaque pétale séparément, en allant toujours du bord libre vers l'onglet; et les boutons, en dirigeant le pinceau de leur sommet vers le calice. La teinte générale des parties vertes s'obtient avec la gomme-gutte, le bleu de Prusse et une pointe de sépia. On ébauche les feuilles en couchant l’un apres l’autre chaque espace triangulaire séparé par les nervures principales, entre lesquelles on opère par des espèces de zigzags dirigés du point d'attache vers le bord dentelé. Si

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la feuille est pliée, on ménage le côté clair, dont on ne s'occupe qu'après avoir couvert le côté sombre : il faut, pour celui-ci, ajouter à la couleur verte un peu d'encre de Chine. Le calice et le calicule de chaque fleur se font l’un après l’autre; les pédoncules, les pétioles, etles tiges, en dernier, et de haut en bas,

* Au fini, on dirige des touches moelleuses, mais peu abondantes de couleur, de la circonférence des corolles vers leur centre; on retourne fréquemment le vélin, afin de pouvoir conduire lepinceau de haut en bas; la teinte de l’ébauche sert à ce travail; on ajoute seulement un peu d'encre de Chine pour les parties ombrées : on termine par les lignes que nous avons ditexister sur les pétales; on emploie pour cela le carmin seul, ou violeté d’une petite quantité d’outremer. Toutes les parties vertes se reprennent avec les teintes qui ont servi à les préparer: les feuilles demandent beaucoup de temps, à cause de leurs nombreux détails; elles offriront toutefois peu de difficulté, si l’on a eu soin, à l'ébauche, de bien indiquer les principales nervures, entre lesquelles on multipliera les touches en suivant la direction des nervures secondaires. Les üges, les pétioles et les pédoncules, se finissent par des hachures parallèles menées avec hardiesse de haut en bas, de gauche à droite , ou de droite à gauche, selon la position du vélin, mais toujours de

la üge principale vers les ramifications.

Les étamines, dont nous n'avons encore rien dit s’ébau- 2 9) chent et sefinissent presque sansinterruption, avec du carmin, de la gomme-gutte et de l’outremer. Les taches noirâtres des pétales s’imitenttavec un mélange de carmin et d'encre de ‘hine c’est par là qu’on doit terminer.

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