‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 20 sur 76 · CE PT · texte numérisé non relu

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VIOLETTE TRICOLORE. A7 teinte qui doit celorer les parties jaunes*des trois autres pétales; on couche ceux-ci de leur point d'attache à leur bord libre, en ménageant le vélin pour les taches violettes, dont on ne s'occupe qu’en dernier. Les fleurs étant amenées au ton, on passe aux parties vertes, pour lesquelles on combine le bleu de Prusse, le jaune indien, la gomme-gutte et la sépia : cette couleur verte générale sert pour les calices, les feuilles, les stipules et les tiges; pour ces dernières om en diminue la valeur en ajoutant une certaine quantité d’eau. Les calices s’ébauchent foliole par foliole, dans le,sens de leur longueur; les feuilles, en deux fois, en commençant par le côtévlé plus foncé, et en conduisant le pinceau dans la direction de la nervure principale. Cette manière d’opérer convient aussi pour les stipules. Les pédoncules et les tiges se préparent de haut en bas, des ramifications vers la tige principale, en faisant sentir les angles qu'on y remarque.

Un ouvrage d’aquarelle bien ébauché doit offrir à peu de chose près la même vigueur que le modèle; lorsqu'il s’en éloigne par trop, il faut, par des glacis, le monter au ton convenable; on s'occupe alors du fini, qui sans cela demanderait un travail extrèmement long. Cette observation générale s'applique particulièrement aux plantes qui, ainsi # que la pensée, ont beaucoup de feuillage, car les fleurs présentent ordinairement moins d’embarras.

L’ébauche étant aussi bien que possible, on reprend chaque organe l’un après l’autre par des touches légères et multipliées; pour cela on humecte de nouveau les couleurs pré-

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