‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 31 sur 76 · LILAS ORDINAIRE · texte numérisé non relu

LILAS ORDINAIRE

portions, suivant le ton qu’on veut obtenir : on ébauche Îles divisions en allant de leur sommet à leur base; les tubes et les boutons, en dirigeant le pinceau de leur extrémité vers leur point d'attache ; on passe ensuite aux calices etaux pédicelles, pour lesquels on emploie un mélange de vert de vessie et de carmin. On prépare les feuilles avec du bleu de Prusse, de la &gomme-gutte, un peu de jaune indien et de Sépia; on les couche moitié par moitié, en ménageant avec soin les nervures. Pour le pédoncule et ses premières ramifications, on combine le bleu de Prusse, la gomme-gutte et la sépia; pour les tiges, on ajoute à cette teinte un peu d’encre de Chine et de carmin : on procède du reste comme nous l'avons dit, page 13, dans les Notions préliminaires. On reprend en général tous les organes avec les couleurs qui ont servi à les préparer; on ajoute au ton local des corolles un peu de bleu de Prusse et d'encre de Chine, pour les endroits ombrés; mais on emploie ces couleurs avec ménagement, afin de conserver au lilas sa fraîcheur naturelle : les touches doivent être très légères, multipliées à l'infini , et dirigées suivant la longueur de chaque partie. Les étamines s’indiquent avec de la gomme-gutte extrêmement détrempée. Dans les feuilles, on fait suivre aux hachures la direction des nervures et des veines, et l’on unit à la teinte de l’ébauche , pour les endroits les plus obscurs, une petite quanuté d'encre de Chine. On étend'un léger glacis de carmin sur cette portion de pédoncule qui avoisine la üge, et l’on termine en rehaussant de blanc léger les points lumineux des fleurs , et les principales nervures des feuilles.

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FRITILLAIRE COURONNE-IMPÉRIALE.

FRITILLARIA IMPERIALIS.

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