‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 33 sur 76 · NARCISSE DES POÈTES · texte numérisé non relu

NARCISSE DES POÈTES

de petite collerette plissée, jaune, bordée de rouge, que l'on nomme un nectaire. Les étamines (pl. 20, a) sont sessiles et au nombre de six : trois sont attachées tout près de l’orifice du calice; trois un peu plus bas, dans l’intérieur du tube. L’ovaire b ‘est infère, et par conséquent soudé avec le calice; il a trois loges, et contient plusieurs rangées d'ovules attachés vers son milieu. Le style c est fort long et se termine par un petit stigmate d partagé en trois. Le fruit est une capsule à trois loges.

Le narcisse n’est point très difficile à peindre, il exige seulement beaucoup de légèreté. On ébauche le limbe du calice avec une teinte extrêmement faible composée d’encre de Chine et de bleu de Prusse; on se borne à indiquer les ombres et les plis, en dirigeant les touches de l'extrémité libre au point d’attache de chaque division; dans quelquesunes on ajoute un peu de carmin et de gomme-gutte. On prépare le nectaire avec cette dernière couleur; on y mêle une petite quantité de bleu de Prusse pour les ombres, et du carmin pour la bordure. La spathe se fait avec de l'encre de Chine, dela gomme-gutte et du carmin; les parties vertes, avec un mélange de bleu de Prusse, de gomme-gutte et de sépia, que l’on couche de haut en bas et à plein pinceau. On finit en général tous les organes avec les teintes qui ont servi à les ébaucher; on méle toutefois, pour les ombres, à la couleur verte, une petite proportion d’encre de Chine, et l’on passe un glacis de gomme-gutte sur le bord du nectaire, pour lui donner plus d'éclat.

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