‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 45 sur 76 · PIF · texte numérisé non relu

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MUFLIER DES JARDINS. 115 nous serons frappés de la diversité de leurs formes, et nous reconnaîtrons bientôt que cela dépend, en: grande partie, de la structure de la corolle. En botanique on donne des noms particuliers aux différentes espèces de corolles, soit monopétales, soit polypétales.

Corolles monopétales.— Lorsqu'une corolle monopétale a un tube alongé, sans dilatation sensible, et un limbe étalé, comme dans le phlox ( pl. 11 ) et le lilas (pl. 18), on l'appelle corolle kypocratériforme. Quand le tube offre une dilatation près du limbe, comme dans la primevère ( pl. 2, fig. 5 ) ou la pervenche ( pl. 13 ), elle est dite infundibuliforme. Que lon prenne une des corolles décrites ci-dessus, et qu'on en retranche par la pensée le tube tout près du limbe, on aura une idée exacte d’une troisième espèce, de la corolle rotacée. Quelquefois une corolle monopétale régulière est fort évasée, sans aucune ligne de démarcation entre le tube et le limbe, c’est la corolle campanulée : voy. la belle-de-jour ( pl. 8). Les corolles monopétales irrégulières, partagées en deux lèvres, sont bilabiées quand leur gorge est ouverte : exemple, la sauge ( pl. 16 ); personnées lorsque leur gorge est fermée ainsi qu’on peut le voir dans

le mufle-de-veau ( pl. 27 ).

Corolles polypétales. — Ces dernières sont cruciformes dans la giroflée ( pl. 24 ); elles présentent en effet quatre pétales disposés en croix : rosacées dans la rose ( pl. 23 ) et l’anémone ( pl. 25 }, où l’on voit cinq pétales, ou plus, pres-

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