‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 46 sur 76 · MUFLIER DES JARDINS · texte numérisé non relu

MUFLIER DES JARDINS

que sans onglet, disposés régulièrement autour du centre de la fleur : caryophyllées dans l'œillet ( pl. 22 }, c’est-à-dire composées de cinq pétales au moins, à onglets fort longs, serrés contre le pistil, tandis que les lames s’étalent régulièrement. Nous avons fait connaitre, page 32, en décrivant le pois de senteur, ce qu’on entend par une corolle papilionacée : nous avons dit qu’elle était irrégulière et formée de cinq pétales qu’on appelle étendard ( pl. 7 a ), ailes b,etcarène c.

Il y a encore d’autres espèces de corolles monopétales ou polypétales, régulières ou irrégulières, comme celles de la lavatère ( pl. 9 ), de la pensée (pl. 10), du cactus ( pl.26 ), mais elles n’ont pas recu de noms particuliers .

On peint les corolles du mufle-de-veau avec du carmin mêlé d’outremer dans les parties bleuâtres, et de bleu de prusse dans celles qui avoisinent le calice. Les deux points jaunes de la lèvre inférieure se font avec du safran et un peu de gomme-gutte. Dans les boutons, on unit au carmin une petite quantité de vert de vessie. Le vert des calices et des tiges s'obtient par le mélange de la gomme-gutte et du bleu de Prusse (auquel on ajoute du carmin pour les endroits rougeâtres ); la teinte des feuilles, avec le bleu de Prusse, la gomme-gutte et la sépia. Au fini, on emploie, pour les ombres, un peu d'encre de Chine.

Page 1