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d'autres; mais ils voulaient des talens qui leur fussent chers, dont l'exercice fait leur occupation et leur gloire. Quel autre que vous, monsieur, pouvoit mieux être l'objet de leur hommage ? Vous êtes si fort au-dessus des hommes les plus célèbres dans cette partie, que s'ils n'avoient ambitionné de vous faire leur protecteur, ils vous auroient sollicité de devenir leur chef. Vos exploits étoient connus avant que la société des Francs-Péteurs fût établie; ils faisaient du bruit dans toute la province; que dis-jet le royaume entier était instruit que vous pétiez souvent, et que vous saviez le faire avec grâce.
Dans l'enfance, un gouverneur voulut vous mortifier sur la liberté que vous aviez prise de péter en bonne compagnie, vous ne rougîtes point, et dès-lors vous assurâtes que vous n'aviez point fait une action sujette à sa censure; il insista, vous pétâtes encore. Dans votre jeunesse, utile à l'État par les services militaires qui vous ont occupé si long-tems, vous vous êtes toujours fait connaître par votre liberté à péter, et à péter souvent ; ou vous nommait le péteur par excellence. Retiré maintenant dans vas terres, vous y exercez sans contrainte l'art admirable des francs-péleurs. Quels triomphes n'avez-vous point remportés sur le préjugé ! Votre curé, d'un incident minutieux créa un procès en bonne forme, parce que vous aviez pété en sa présence, et qu'il crut toute la glaire de ton état intéressée dans une pareille aventure; il plaida, il perdit ; il vint vous demander grâce,