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Les lumières qu'on tire des textes originaux et des versions anciennes, ne violent pas le respect qui est dû au texte authentique de la Vulgate. Ce secours coule de la source des Ecritures mêmes.
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L'étude de l'Ecriture est sîae, quand on la lit avec ld6 yeux des SS. Pères. Le [irédicateur se déclare alors leur
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[ disciple : il tire sa science de la tradition, et ne donne que |! ce qu'il a reçu. Cette méthode est humble, facile et infail- || lible. Les vérités sont anciennes; le maître qui les enseigne n'y doit mettre du sien que le tour.
Les ouvrages des Pères sont l'Evangile expliqué, L'ap[ilication qu'ils font de l'Ecriture en fixe le vérital)le sens, et enseigne mieux le dogme, que l'explication grammaticale. Chez eux on apprend l'excellence de la religion et les devoirs qu'elle nous impose. Ils sont nos pères; leurs écrits sont notre héritage, c'est à nous d'en jouir.
s. Chrysostùme, S. Augustin, S. Grégoire et S. Bernard sont les grands naaitres des prédicateurs i. S. Augustin a reçu plus de lumière qu'aucun autre depuis les A]îùtres, pour connaître l'esprit de la loi nouvelle, et les obligations essentielles du chrétien. S. Chrysostùme fournit des tours merveilleux pour aller au cœur. Il faut lire S. Jérôme poiu" bien expliquer l'Ecriture.
11 ne faut jamais se lasser de puiser dans ces som'ces.
la rhétem", un sophiste débite ses imaginations; le prédi-
oatem' emploie les sentiments des Pères. La religion n'est
pus son ouvrage; il la reçoit, il la transmet telle qu'il l'a
ii'çue.
* Peiit-ôlre faudr.ii.-il ajoulcr :\ cette liste saint Basile, saint Ambioisc et saint Léon, si admirables dans leurs homélies, et clans rinlerprélation qu'i.s ont donnée des Sainle^ £criturc^■.
A la lectui'e des Pères on peut joindre celle des plus excellents auteurs. Les uns réveillent l'imagination et la fertilisent, les autres élèvent l'esprit ou fortifient le raisonnement. Il en est qui forment le goût, et qui apprennent à peindre les mœui's. On trouve dans les autem's pathétiques le secret de remuer. Mais les plus utiles sont ceux qui excitent le zèle et qui communiquent l'onction. ;