‹ L'art de precherChapitre 2 sur 81 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

là que la lecture de ces Traités, à part de rares exceptions, amène avec elle, et sans grand profit, la fatigue et l'ennui.

Ici, ce n'est point un cours de Rhétorique. C'est une collection d'opuscules écrits d'une manière gaie, vive, originale, qui renferment les règles les plus sages et les plus utiles ; leur but est d'instruire, pour ainsi dire, en amusant. En les réunissant, nous avons eu l'intention de faire un volume qu'on pût relire avec plaisir, avec profit, et dont la lecture fût une sorte de récréation après les heures de sérieuses études.

Le premier ouvrage qui entre dans cette collection c'est : L'Art de prêcher . Pierre de Villiers, qui en est Fauteur, né à Cognac en 1648, entra à dix-huit ans chez les Jésuites. Il s'y distingua pendant vingt ans dans la carrière de l'enseignement et dans celle de la prédication. Nous ne savons quels motifs lui firent quitter la Compagnie, après être resté vingt-trois ans dans son sein. Tout porte à croire que ce furent des considérations de famille, ou des raisons de santé ' ; car toute sa vie , qui fut longue ", il conserva les meilleures relations avec ses anciens confrères, qui eux-mêmes avaient pour lui la plus profonde estime.

L'Art de prf'cher, son principal ouvrage, fut plusieurs

' En (luitlant la Compagnie, il fui ncmmo prieur de Saint-Taurin (le l'ordre de Cluny.

* Le Mercure de dôcembrn 1727 contient des slanccs sur sa vieillesse: stances qu'il venait de composer. dans sa 80« année.

PRÉFACE. in

fois imprimé sans nom d'auteur. On l'attribua généralement à Boileau, tant la clarté des vers, la concision des préceptes, la sûreté des principes, la gaieté quelque peu satirique de ce poëme rappelaient le genre de ce poëte célèbre. «Mais, disent les éditeurs de Rennes et de Cologne, Monsieur Despréaux a déclaré ny avoir aucune part ; ajoutant que l'auteur était un liomme d'esprit de sa connaissance, bien digne du succès qu'il avait obtenu. » « En effet, écrit Tabbé Goujet, dans sa Bibliothèque, LArt de prêcher est un ouvrage qu'on relit toujours avec autant de plaisir que d'utilité; ce poëme a été réimprimé plus de trente fois.... L'auteur y fait voir que les instructions les plus sérieuses peuvent s'allier avec l'enjouement ; l'adresse avec laquelle il insinue les vérités les plus fortes et les plus nécessaires, fait impression et convainc... On y trouve les règles principales de l'éloquence de la chaire '. »

Un second poëme, moins considérable que L'Art de prêcher, que nous reéditons dans ce volume, c'est le Poëme sur les mauvais gestes des prédicateurs ; opuscule vif et piquant écrit par Sanlecque.

Ce Génovéfain est, de tous les poëtes satiriques, celui qui se soit approché le plus sinon du génie, du moins de la manière de Despréaux. Nous pourrions

• Bibliothèq. franc. Tom. II. Je ci'ois que M. Hamon s'e<l trompé en attribuant Y Art de prêche^, qu'il appelle un ouvrage profond et solide, au père de Fois, jésuite; c'est sans doute une erreur de nom ou une faute d'impression.

pour justifier cet appréciation citer son Portrait du Janséniste, commençant par ces vers :

Sobre dans ses discoiu^s, délicat à sa table. Portant un tin orgueil aux pieds du crucifix; L'esprit impérieux, luodeste en ses babits ; Fort sévère au procbaiu, pour soi fort cbaritable ; Aux décrets de l'Eglise écrivain peu soimiis, etc.

Mais le poëme que nous publions le fera mieux connaître encore. « Car, dit un critique ', on relit toujours avec plaisir son Poème sur les mauvais gestes. »

Viennent ensuite les Maximes sur le ministère de la chaire par le père Gaichiés, Tune des gloires de l'Oratoire.

Né à Condom en 1647, il entra jeune encore dans la Congrégation de l'Oratoire ; il y remplit avec distinction tous les emplois qui lui furent confiés. Il fut à la ville un prédicateur éminent, à la campagne un missionnaire éloquent et zélé. Monseigneur de Sillerv, évoque de Soissons, l'envoyait toujours préparer d'avance les fidèles à ses visites pastorales, a C'était im bomme affable, d'un caractère liant, d'une piété émincnte. Sa vertu n'avait rien de trop sévère ; il la rendait aimable par un fond de gaieté qui ne l'abandonna jamais. A la science d'un excellent théologien il joignait le goût de la bonne littérature. »

u II est du nombre de ceux qui se sont fait une réputation durable par la composition d'un seul ouvrag«i. Son petit livre : Les maximes sur le minisih'c

' Dcses-arl, Siècles lilUruires

de la chaire^ est devenu classique parmi nous. Il parut pour la première fois en 3710 sans nom d'auteur. Une seconde édition eut lieu à Toulouse 1711, sous le nom de IMassillon, qui désavoua ce clief-d'œuvre en disant: Je voudrais bien l'avoir fait. »

(( Cet ouvrage annonce en effet, un homme apostolique, consommé dans Texercice de Fart sur lequel il donne des préceptes.... Ces Maximes sont vives et concises, Tesprossion en est toujours juste et le style d'un goût exquis '. »

(( Cet ouvrage, dit l'auteur des Siècles littéraires, est précieux tant pour la solidité des préceptes que pour les agréments du stjle. Il y a peu de livres écrits avec plus de justesse, de précision et d'élégance ^. »

<( Quand l'auteur des Maximes sur le ministère de la chaire^ écrivait le savant abbé Duguet, aurait pris encore plus de soin de se cacher, j'aurais toujours reconnu dans cet écrit la finesse de son bon goût, l'élévation de son esprit^ la justesse de ses expressions... Il y a mille endroits sur lesquels il faudrait se récrier, car tout l'ouvrage se soutient, et on ne peut l'accuser que d'être trop beau ^. »

Enfin, Monsieur Hamon dit que « ces Maximes sont un ouvrage plein de substance et de doctrine, où sont rassemblés en peu de mots, avec un goût exquis^, les vrais principes sur la matière '*. »

' Biographie universelle.

- Desessait, Sipcles littéraires.

' Lettre du G juin 1711.

* Traité de lu Prédication, Avant-propos.

A ces chefs-d'œuvre nous avons eu la témérité d'ajouter quelques pages, sous ce titre : Le Curé de campagne en chaire. Notre dessein a été, comme on le verra dans Y Avant-propos de cet opuscule, de donner quelques conseils aux jeunes prêtres qui exercent leur ministère dans les paroisses rurales. Nous avons voulu leur rappeler l'obligation de prêcher, les prémunir contre la manie des livres, leur indiquer la manière de se servir des bons ouvrages qu'ils doivent avoir sous la main. Nous avons même poussé la prétention?., non... l'abnégation?... pas plus... mais le désir d'être utile^ jusques à donner des plans, des spécimens d'analyse, et même quelques instructions, pour bien faire comprendre ce que nous avions voulu dire.

Comme de Villiers, nous avons tracé quelques portraits satiriques, afin de mieux rendre notre pensée : si on nous faisait un reproche, nous alléguerions son exemple pour nous excuser. Certes, nous n'avons rien dit qui soit aussi piquant que VNomme aux deux habits, le /Ils d'Har/joge, Vhistoire de Martin, etc.

Nous pourrions de plus ajouter avec lui , nous adressant au plus jeune de nos lecteurs :

Il tist, il est, crois-moi, d'iuuoceutes critiques.

Si tu trouves ici quelques traits satiriques,

Po ceux que tu dois craindre ils ne sont que 1 éclair;

C'est jiour t'en garantir que Je les jette en l'air.

Vaucbassis, le 11 Math 1869.

Sommaire. — Exposition. — Vocation nécessaire pour prêcher. — L'homme aux deux habits. — Prêcher d'exemple- — Rapports (iu prédicateur avec le monde. — Dommages qu'il cause à la religion, si sa coudiiile ne répond pas à ses sermons. — Se prépucr p;)r la retraite. — Chaire obtenue pa;- inlrigiic. — Le (ils d'Harpage. — Ces brigues enlèvent toutî autorité au prédicateur.— Auditoire mendié. — Un prédicateur saint n'a nul besoin de ces intrigues. — Prédicateur intiigant.

Enfin tu vas prêcher : la Liste i le ijublie Ei fait voir imprimés ton nom et ta folie. Mais de tous les métiers où l'on peut s'attacher, Sais-tu que le plus rude, Abbé, c'est de prêcher.

Ce niétiei', diras-tu, n'a rien pour moi de rude; J'ai des forces, du feu, de l'esprit, de l'étude. On m'a vu sur les bancs; et jamais bachelier N'a su, ni mieux que moi, ni plus souvent crier 2.

' Sorte de journal in li juaat les noms des divers orateurs, qui prêchaient le Carême dans les principales églises de Paris. * Dans les éditions de Rennes et d .■ Cologne, on lit : Et jamais sur les bancs, on ne vit bachelier. Qui sût plus à propos interrompre et crier :

Je possède la langue; et pour l'air et la grâce, Il n'est point à la cour d'Abbé qui me surpasse ;

J'ai le geste il faut voir; la main belle, l'œil vif;

Je rends à mes discours l'auditeur attentif.

Ma voLx d'un ton perçant le frappe et le réveille.

Et jusqu'aux derniers rangs va chercher son oreille '.

Avec moins de talents vingt abbés ont prêché,

A qui bientôt la chaire a valu l'évèché.

J'attends de mes sermons la même récompense;

En un mot, c'en est fait. Mercredi je commence.

Laisse-là, cher Abbé, ce dessein imprudent. Ou diffère du moins, et viens en attendant l'instruire dans mes vers et te prêcher toi-même. Assez d'autres sans toi prêcheront ce Carême ; Assez, qui se trouvant sans chaire et sans emploi, Viendront briguer l'honneur de pérorer pour toi.

Prêcher n'est point un art dont la haute science Soit le fruit de l'étude ou de l'expérience : Dieu, qui le connaît seul, qui seul peut le donner. Ne le donne qu'à ceux qu'il daigne y destiner *.

Ces beaux, ces grands talents que tu viens de décrire. Le geste, l'air, la voix, nous servent pour bien dire ;

' Dans l'édilion de Renne*, ce vers est suivi de ceux-ci : J'entends la l.mgue, et l'art de tourner un discours; Je consulte Palru, je consulte Bouhoiirs, Je sais mon Vaugelas, et sur le beau langage Je ferais au besoin des leçons à Ménage. J'ai du docte Hapin l'ouvrage parcouru.

Aux traits de lorateur je me suis reconnu; Et qu'ai-je pu trouver dans toute sa peinture. Qu'avant son livre en moi n'eût fait voir la nature? Avec moins de talents, etc.

* Voir plus loin les Maximes du, Pèn: (Jaicfiics, sur la mi-sion nécessaire au prédicateur.

Far-là sur le théâtre on applaiulit l'acteur ;

Par-là dans le Palais on vante l'orateur.

C'est par-là, du bon droit que prenant la défense,

Lanioignon * se distingue et charme l'audience.

Quand d'un esprit si juste et d'un style si net.

D'une cause embrouillée il expose le fait ;

Et laissant des plaidevu-s la longueur inutile.

Il ramasse en deux mots ce qu'ils ont dit en mille.

Mais ce cpii rend ailleurs l'orateur excellent. N'est du prodicatem- que le moindre talent ; Et si l'esprit de Dieu n'anime sa parole. C'est un déclamateui', un orateur fi-ivole.

Tu sais sans doute, Abbé, que l'on doit en préchant (Convaincre l'incrédule, ellVayer le méchant, Et loin des passions où l'àme est égarée. Faire suivre aux péchèm's une route assm'ée 2.

Or, dis-moi par cpiel art ce miracle est produit. Dieu, te répondi'a-t-ou. Dieu seid produit le fruit. Seul il tient en sa main cette grâce puissante. Et l'homme seulement arrose, sème, plante. Mais il arrose, sème et plante vainement. Si Dieu de ses desseins ne le fait l'instrument 3,

' Le premier président do Lamoignon était alors avocat général.

2 La fin et l'intention du prédicateur doivent être de faire ce que Notre-Scigneur est venu faire en ce monde; et voici ce qu'il dit lui-même : Ego veni ut vitarn habeant et abundanliùs habeant.... Quand donc le prédicateur est en chaire, il doit dire en son cœur : Ego veni ut isi vitam habeant et abundantiùs fiabeant. (S. François de Sales, Lettre sur la Prédication.)

^ J'ai planté, Apollon a arrosé , mais Dieu seul a donné l'accroissement. Ce n'est donc ni celui qui pLnle, ni celui qui arrose qui sont quelque chose; mais c'est Dieu qui est (ont, puisqu'il donne raccroisscment. {{'^^ ép. aux Coriitt/i., ch. m. v. 6.)

4 l'art uk prêcher.

Et sur le tronc stérile où le fruit doit paraître, Ne répand la vertu qui seule le fait croître.

Voilà ce «{ue saint Paul, abbé, te répoudra. Voilà ce qu'avec lui la raison t'apprendra.

Crois-tu donc qu'à ta voix. Dieu sur le tronc stérile Fasse naître le fruit et ger/uer l'Évangile? Con<?ulte-toi, réponds. — EU bien, qu'en penses-tu?...

Si ta voix a du Ciel reçu cette vertu. Si ton cœur est brûlant des ardeurs de ce zèle. Que r Apôtre envoyé chez un peuple infidèle. Montra par ces discours, et par ces traits vainqueurs. Qui gagnèrent soudain, et changèrent les cœurs ; Je ne t'arrête plus, va prêcher, monte en chaire, •V l'erreur, au péché, cours déclarer la guerre, F>t tu verras bientôt, prorapts à se convertir. Les pécheurs à tes pieds porter leur repentir. Mais de tant d'orateurs, si tu suis la maxime. Du public en prêchant, si tu brigues l'estime, Si tu veux, peu sensible au progrès de la Foi, *

Quand tu parles de Dieu, qu'on ne pense qu'à toi; Ce n'est point là prêcher, c'est faire dans l'Eglise Le métier qu'au théâtre à peine on autorise. Et mieux que toi Baron ', moins que toi criminel. Dans le même métier réussit à l'Hôtel *. Eh, qui sait, diras-tu, si l'ardeur qui m'enllamme, N'est point ce feu divin allumé dans uion ;\me? Et si Dieu, qui toujours fut maître de son choix. Pour convertir les cœurs n'a point choisi ma voix?

Sur ce doute, en deux mots, veux-tu qu'on t'éclaircisse, Ecoute encore. — Réponds, parle sans artifice.

' Fameux acteur de ce temps.

' L'Holcl de Bourgogne, lieu où était alors h Comédie.

Toi qui veux réformer les vices des Chrétiens, As-tu pris soin, dis-moi, de corriger les tiens? Rt si la mode était, à la fin du Carême, De prêcher à son tour le prédicateur même. Crois-tu qu'on ne put pas, sans ailleurs en chercher. Par tes propres sermons toi-même te prêcher?

Certain prédicateur, homme éloquent, habile. Et qui d'un air louchant annonçait l'Evangile, Contre l'excès du luxe ayant un jour prêché. Un bourgeois, homme simple, en eut le cœur touché; Et sortant du sermon, alla dire à sa femme Qu'il allait tout quitter, voulant sauver son àme.

— Tout, quitter, reprit-elle ! — Oui : c'est ce qu'il a dit, 11 faut pom" se sauver n'avoir qu'un seul habit ;

J'en ai deux, j'en garde un; pom' l'autre, vas le prendre. Et poi'te à l'Hôtel-Dicu, l'argent qu'on peut le vendre.

— Ne peut-on adoucir ce sévère docteur. Dit-elle, et voir un peu ce beau prédicateur? Elle va, court chez lui; mais Monsieur est à table. Lui répond un valet, d'un ton peu charitable.

— J'attendrai. — D'aujourd'hui vous ne pourrez le voir; Dès qu'il se met à table, il en a jusqu'au soir.

— Ce soir je reviendrai.... — Non, c'est peine inutile. Monsieur n'y sera pas, il doit jouer en ville.

— Et demain? — Oui demain, venez à son lever, Comme il se lève tard, vous pourrez le trouver. Elle vient à midi. — Vous demandez mon maître. Dit le valet, bientôt vous le verrez paraître,

— Attendez.... — Quoi ! si tard, il est encore au lit?

— Non, pour aller aux champs. Monsieur change d'habit.

— Change d'habit, dit-elle, adieu, je me retire. Puisqu'il a deux habits je n'ai rien à lui dii'e...

Elle sort aussitôt, et va faire au logis

Le conte du repas, du jeu, des deux habits.

Et l'exemple aisément dissipa le scrupule

Que donnait le sermon à ce bourgeois crédide >.

C'est ainsi qu'en i)rèohant on fait si i)eu de fruit; Le sermon édifie, et l'exemple détruit.

En vain, exact aux lois pour la chaire prescrites. Tu dis, tu fais valoir tes sermons hypocrites; Si tu leujc me toucher, fais que je trouve en toi Les vertus qu'en prêchant tu veux produire en moi.

Chacun en t'écoutant pense à toi, te contemple, Et cherche à chac£ue mot la preuve en ton exemple. Le dicours plait, instruit, gagne l'attention, L'exemple persuade et fait impression *.

T'en es-tu souvenu? joindi'as-tu la pratique AiLX leçons des vertus que ta voix nous explique. Et voulant du salut nous ouvrh' le sentier. T'y verra-t-on paraître et marcher le premier?

As-tu dans une vie humble, mortifiée.

Une ànie aux passions, aux sens crucifiée; As-tu prié, veillé, jeûné, pour obtenir De pouvoir dans la chaire, humble le soutenir,

' Un séculier peul jouer, aller à la chasse, sorlir de nuit pour aller aux conversations.... Mais dans un prédicateur, si ces mêmes actions ne sont assaisonnéf's de cent mille circonstances, qui malaisément se leuveiit lencunlror, ccsont scandiles et grands scandales. On dit : Ils ont bon temps, ils s"en donnent à cœur joie. Allez après cela prêcher la moililicalion, on se moquei-a du prôcheur. (S. Fhanç. de Sales, Lettre sur la Prédicntion.)

' Parlant des prédic iteurs qui ne pratiquent pas les vertus qu'ils enseignent, saint François de Sales disait : C'est ressembler aux irompef'es qui sonnent la chargf sans y aller; à l'escalier qui conduit à l'appartement où il ne monte pas ; à ces poteaux de grand chemin, qui indiquent la route sans la suivre.

{Esi>rit de foint Franc, de Sa/es, P. XIII, chap. v.)

Mépriser du succès la gloire éblouissante,

SoulFrir qu'on la partage, et d'une âme contente,

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