‹ L'art de precherChapitre 34 sur 81 · DES CO\FÉRE>XES PAR DEMANDE ET PAR RÉPONSE · texte numérisé non relu

DES CO\FÉRE>XES PAR DEMANDE ET PAR RÉPONSE

Le dialogue est une des meilleures méthodes dont on puissse se servir pour instruire. Les anciens les plus habiles l'ont employée. La vivacité de son action a des charmes ; et tel qui n'y était venu cpie par curiosité, s'en est souvent retourné instruit et touché.

Cette manière d'enseigner nous vient de la nature. Les vieillards des premiers siècles, dépositaires de la religion, en racontaient les faits; les jeimes gens leur faisaient des fpiestions, et ils y répondaient. Les Ecritures ont voulu consacrer cet usage, en avertissant d'interroger toujours les anciens.

Jésus-Christ entra en conférence sur le culte et sur la loi, non-seulement avec ses disciples, mais encore avec les pharisiens et les Hérodiens. S. Paul ne refusa pas de répondre à des philosophes stoïciens, ni même à des épicuriens. Les dialogues familiers ont fait la prédication des solitaires dans les laures et dans les déserts.

Le succès des conférences en prouve l'utilité. Le peuple y accourt. Son goxit doit décider de ce rpii lui convient.

Les demandes ne doivent être ni comptes ni sèches. L'interlocuteur doit mettre la question dans son jour ; et l'auditeur au fait, et il n'est pas fâché d'étendre sou rôle; et son personnage lui fait plus de plaisir.

Les questions seront à propos, si le sujet les amène, si elles lient les matières, si elles font attendre à l'aiiditeur de nouveaux éclaircissements.

Comme la conférence tend à rendre la matière qu'on traite plus intelligible, et ù guider l'esprit de l'auditeur, celui qui répond doit répéter la demande et la mettre, s'il est besoin, dans un plus grand jour.

Dans la réponse le sens et le style mémo doivent se soutenir. Il est plus ordinaire, mais il n'est pas plus permis de se négliger dans les conférences que dans les sei'mons.

Les questions morales doivent ordinairemeid rouler sur les prétextes que la cupidité oppose au devoir. L'objection et la réponse intéressent également l'auditeur: chacun croit être dans le cas, et cherche en soi-même à le résoudre.

I.:i ]iroi)osilioii d'un cas dt; conscience circonstancié ne con-

DE r.\ ciiAinr:. 18,*!

vieil! [las dans au sormoii. Dans la runlcrenCL' fll«; est à sa place, et l'aiuliteiu' eualtcail la sulutiou uvocenii)i"ossement.

Xî.

On ne iloit pas rougir d'y faire les (piestions les plus simples. L'interlocuteur y fait le personnage du peuple, dont l'ignorance est plus grande qu'on ne s'imagine ; et en fait de religion des personnes de distinction sont souvent peuple.

Le dialogue peut aisément devenir puéril. Il faut éviter cet écueil avec un soin religieux;. Le caractère de la chaire est sérieux, la plaisanterie en est bannie. Agréable sur le théâtre, amusante dans la conversation, elle serait ici sacrilège. Elle ôterait au prédicateur l'autorité et l'onction, à l'auditeur le recueillement et la componction. Les mœurs chrétiennes proposent lui modèle qui a pleuré et qui n'ajamais ri.

DES MVSTiiRES.

Aux jours consacrés par l'Église à méditer les mystères et à les adorer, c'est une infidélité au ministre de ne pas s'y arrêter pour les dévelop])er. L' Apôtre veut qu'il soit puissant pour exhorter dans la saine doctrine.

En prêchant les mystères, on doit d'abord en faire respec-

ter les ténèbres. Si les vérités de la religion étaient bien évidentes, elles ne seraient pas l'objet de la Foi.

Cette obscurité des mystères est dans l'Ecriture une espèce de silence ijue Dieu garde encore. C'est aux pasteurs d'en donner l'intelligence, autant (p.i'il est possible; il font entendre plus distinctement ce fpie le simple fidèle ne croyait que confusément.

L'explication d'un mystère n'est pas moins utile h la piété chrétienne, qu'une exhortation morale ; elle a même plus d'onction. Il n'est pas moins nécessaire de croire et d'adorer, que de vivre régulièrement et saintement. Qui parlerait de l'Incarnation comme saint Cyiille d'Alexandrie et saint Léon, serait écouté et ferait du fruit.

On a traité les mystères dans ces derniers temps avec beaucoup d'onction. De saints personnages, il n'y a pas un i siècle, en ont parlé, en ont écrit en hommes inspirés. On a médité leurs ouvrages, on les a goûtés avec fruit, les âmes contemplatives s'en sont nourries, et pour ainsi dire, engraissées.

D'autres, par des tom's clairs et débarrassés des épines de l'école et à la portée du peuple, ont facilité la créance de ces hautes vérités, et ont tiré de ces grands principes de re ligion des morales propres aux besoins des auditeurs.

La méthode des sermons sm' les mystères, c'est d'en ex- [loser la lettre, d'eu pénétrer l'esprit, do montrer les desseins [ue Dieu a eu de les faire honorer par des pratiques religieuses, d'exciter des affections, d'inspirer «les dispositions ipii en font reoneillir li^ fruit.

De l'exposition du mystère se tirent les obligations qu'il impose aux fidèles. On fait savoir que les mœurs doivent être conformes à la créance. La morale est d'autant plus natm'elle et plus pressante, que le mystère lui sert de preuve. L'esprit instruit gagne le cœur.

Dans ce genre de prédication, le mystère doit être le capital du sermon ; la morale y est accessoire, et amenée en second. Ne faire qu'un discours de morale !x l'occasion de quelques circonstances du mystère , c'est fruster l'auditeur de l'instruction cpi'il a droit d'attendre, et le laisser dans l'ignorance de sa religion. Dans un temps où la foi est si atïaiblie, une exposition un peu étendue des mystères est aux prédicateurs un devoir d'état.

Dans cette exposition l'orateur doit se doiuier une élévation, qui par la solidité, la décision et l'éloquence confonde le libertinage et fasse respecter la religion.

188 M.\XIMi:S SUR I.E MINISTÈRE

Partout le prédicateur doit s'attacher à laire couuaitrc Jésus-Christ et à le faire aimer. C'est la religion de cette vie; tout s'y rapporte au médiateur. On dit beaucoup de choses de Dieu créateur, de sa providence, de sa bonté, de sa justice; maison ne parle pas assez de Dieu rédempteur.

Jusque dans les discours purement moraux, et dans les panégyriques même, la méthode est utile et pieuse de montrer en Jésus-Christ les dispositions et les vertus qu'on loue et qu'on recommande *.

Des Panégyriql'es.

Pour remplir l'attente des auditeurs, il faut louer les saints aux jours qui sont consacrés à les honorer. L'éloge de leurs lionnes œuvres, mises dans leur jour, est une morale qui instruit et qui touche. Elles montrent la vertu possible et facile : c'est l'Évangile pratiqué.

H vaux mieux insister sur les moyens qui les ont sanctiliés, qun sur les actions qui les ont rendus célèbres. Kn

' Maxime profondément vraie, qui mérite d'être médiléc. Jésus-Chi-i.'t est, comme le dit sainljcan, l'alpha cl l'oméga, le principe cl la fin.

DE lA CHAIRE. 180

niontraiii los voies ([u'ils oui loiiucs, on eu ùtc les épines, et l'on prouve (pi'ou peut y nianlier après eux.

Le peuple no connaît guère d'autre sainteté, que la sainteté miraculeuse. Il faut lui faire estimer la foi vive sans prodige, Ja piété uniforme et constante sans éclat extérieur. Des miracles peuvent être sans vertu, et la vertu peut être sans miracles.

Le vérita])le merveilleux de la vertu est d'y marcher d'un pas égal, de pratiquer les petites choses comme les grandes. de se préparer aux grandes par la fidélité aux plus petites, d'animer les unes et les autres par luie grande charité.

Les panégyricfues des saints doivent être cou-uiie leur vie. sérieux, graves, édiliants. Le style doit porter ces caractères. Le véhément et le familier n'y conviendraient pas.

Il entre dans le dessein tlu panégyrique une espèce de pieuse ostentation ; l'orateur doit donc le porter au plushaut degré de heauté. Les histructions ordinaires peuvent être simples, mais les éloges doivent être magnifiques.

Lue statue parfaite n'honore pas moin? l'ouvrier, que le héros qu'elle l'cprésente. ("ctte gloire néanmoins ne doit pa>^

190 M.\XIMES SUR LA MIKISTÈRE

être lobjul du panégyriste. Qu'il envisage seulenieut celle de Dieu el l'honueui" du saint.

VFII.

C'est une préférence odieuse de louer un saint, eu déprimant les autres, et de ne les faire entrer dans son tableau que comme des ombres. Peut-on savoir la mesure de cette charité, qui fait tout le mérite de lem"s œuvres ?

Dans un panégyrique régulier la morale doit être semée avec choix, et amenée par les vertus et les actions qu'on loue.

11 y a deux sortes de panégyriques : le fond de l'un est historique, et la morale s'y place par intervalles ; le fond de l'autre est moral, et se justifie par les actions du saint.

Des Vetl'res et des Professions.

La consécration des vierges, ou leur renoncement solennel au monde, est une des plus belles cérémonies de la religion. Elle est ordinairement accompagnée d'un discours; d'apparat.

Le symbole le plus marqué de ce renoncement est l'é-:

DE L.\ CIIAinE. 191

lifiiige des haljils du siècle avec le sac de périilence. L'Ê- -lisejuinl à cette actiuii plusieurs prières; les prédicateui's |iijuveut eu dévelopiier le sous et l'appliquer.

ils Irouveut dans ce chaugemeut uii i'oud abondant de réllexions. Les habits mondains sont les pompes de Satan, le levain de la vanité, l'attrait de l'impureté. L'Eglise dans ses bénédictions appelle celui de la religion la livrée de l'humanité et du mépris du siècle, l'ornement de la chasteté, la parure des vierges sages, le gage du vêtement de la gloire-

Ces sortes de discours s'adressent tantôt aux personnes qui se consacrent, tantôt aux assistants. On y donne des avis aux uns et aux autres ; les réflexions répandues et entremêlées dans toutes les parties du sermon, les intéressent tous également.

Tout y roule sur les peintures du monde et de la religion. Un représente la corruption du siècle, ses illusions, sa perfidie, ses périls, ses peines, ses chagrins, raisons puissantes

de le fuir.

Qui conçoit bien les obligations du chrétien, et la difliculté de les l'emplir dans le monde, fait aisément sentir aux autres les avantages de l'état religieux. Dans le siècle l'accomplissement des vo^ux du bai>tème est ditïicile , il est aisé dans la religion : le détail des trois vœux en doime la preuve.

102 MAXIMES sua LE MIMSTÈRB

Comme ces seconds vœux ne sont que des moyens d'ac complir les premiers, le prédicateur montre d'abord en passant à sa prosélite les devoirs indispensables du cbréiien. On eulix'prendrait inutilement d'élever l'édifice de la perfec- .| tion, sans avoir jeté ce fondement.

Le pi'édicateiu' présume, que dans le lieu de reti"aitc i qu'on a cboisi s'est conservé ou rallvuné le premier esprit; que les exercices y sont réglés et fen'euts, et il approuvèj qu'on ait préféré la commimauté la plus sainte à la plus| commode.

TX.

Ou donne une grande idée de la vie religieuse, non par ces louanges outrées dont l'orgueil se nourrit, ni en rabaissant un état moins parfait ; mais en expliquant les avantages d'une vie toute céleste dans un corps ù'agile et mortel.

On expose à la personne qui vient s'offrir les motifs de son action, les périls du monde, la facilité de se sauver dans la retraite, le désir de la perfection, le silence, l'oliéissance, le renoncement à tout et à soi-même, l'amour de la pauvreté, l'exercice de la jK-nitcnce.

On s'étend sur les réllexions qui alFermisseut la vocatioO| qui enracinent la piété, qui préparent à toutes les veiiuTcl

DE LA CHAIRR. 193

giciiscs, qui fout lout cutrepreuiU'C et tout soufTi'ir pour le salut, qui ùtent ù la morlilication, à l'obcissance, aux humiliations ce qu'elles ont (.fairreiix pour la nature.

XH.

On ne cache pas les peines de l'état religieux ; mais on en décou\TC les adoucissements. On fait voir que les principaux exercices de piété sont des obligations, dont le siècle n'exempte point. Retraite, prière à des heures réglées, lectures pieuses, uniformité de conduite, habit simple et modeste, éloignement des délices, amoui' de la pauvreté et de la pénitence, ce sont des devoirs de tout état.

On montre quel est l'esprit de la règle, et on exhorte à la garder selon cet esprit, qui donne la vie, et non-seulomen selon la lettre qui tue.

On prévient sur les défauts qui peuvent se rencontrer dans les cloîtres. La pente au murmure, aux rapports, aux divisions, l'envie, la médisance, la duplicité, la flatterie, la facilité à prendre tout de travers, le désir de parvenir aux charges et de dominer, la propriété des pens;ions et des meubles, la propreté affectée, la dissipation, le recueillement et le silence négligés, le temps perdu au parloir, les rires immodérés, les liaisons séculières '.

• Il nous semble qu'il faut laisser nux piédicalcurs de retraites el aux supérieurs, le soin d'enlrer dansées détails. Cette rcseivo faite, nous applaudissons aux idées renlermces dans les maximes

194 MAXIMES SUR LE MlNISTÈaS

On représente la tiédeur comme la plaie la plus funeste de l'état religieiLX. Ou exhorte à persévérer avec ferveur, à transmettre fidèlement la régularité dont on a le dépôt, à ne pas regarder en arrière, à ne poiut s'attirer le mépris que le monde fait de ceux qui après l'avoir quitté lui rendent leur affection

On fait admirer aux assistants le courage de la personne qui se dévoue, et le prix de son sacrifice. Ojx les exhorte à demander à Dieu qu'il couronne son œuvre, qu'il consume la victime par les ardeurs d'une vraie piété. On leur inspire l'amom- de cet hem'eux état ; on les enlève, s'il se ])eut, au monde ^

Wll.

Si l'auditeur ne parvient pas à ce renoncement courageux, il s'anime du moins à se dépouiller du vieil homme, à se revêtir du nouveau, à suppléer au dépouillement par le déta-

précédentes. Celui qui prêche une prise d'habit doit aussi autant que possible dire uti mot d'éloge du fondateur de l'ordre. Cette partie sera toujours la mieux écoutée de son instruction.

1 Peut-être qu'aujourd'liui tout ceci sentirait la mise en scène et l'emphase... Je l'ai entendu faire sans on être émerveillé et l'auditoire, j'ai pu m'en assurer, pensait comme; moi... C'est une âme que vous avez formée, une brebis choisie dans vutre troupeau, laistcz-la faire son sacridce, sans inspirer de l'orgueil à elle et à colles qui vous éi;(jutent. Dieu nous honore toujours quand il nous appelle à lui ; ai-je besoin de dire que ceci serait vrai, quand même il s'agirait d'une sœur ou de toute aulro parente. ^

chement, à renouveler les vœux du baptême, et à y conformer sa vie.

DKS ORAISONS FUNÈBRES.

Après la mort, c'est le temps de louer les hommes s'ils sont louables. L'édification des auditeurs est le but de ces éloges ; la vérité en est la mesure.

La religion ne souirre pas qu'à la face des autels, au milieu des saints mystères, on fasse le panégyrique d'un homme qui a toujours mal vécu. La probité ne le souHre nulle part. A chaque mot l'auditeur indigné contredirait en secret ces injustes lo'uanges.

L'oraison funèbre n'est pas un art profane, où, sans égard à la vérité et à la religion, on consacre les fausses vertus des grands, et l'abus de la grandcm' même. La flatterie qui est [)artout lâcheté, devient dans la chaire un attentat, un sacrilège.

r/est ime espèce de mensonge de ne dire la vérité qu'à demi, et vouloir rendre louable un homme plein de défauts, ■^ous le voile de quelques bonnes qualités. L'orateur exact et d'une couscieuce tendre, regarde ces discours comme des

196 MAXIMES SLR LE MINISTKRE

écueils non-seulemcnl de l'éloquence, mais plus encore de| la piété et de la sincérité. 11 prend le parti de se taire.

Les vertus d'un grand méritent cependant l'hommage d'un éloge public. Plus il a été grand, [tins il a trouvé d'obstacles, et plus sa piété a été solide ; son exemple a fortifié les autres dans les jours de péché.

Comme il est surprenant que les personnes simples et faibles opèrent de grandes choses pour Dieu, il ne l'est pas moins que les puissants du monde soient exacts dans les simples pratiques de la religion ; et cette exactitude doit être louée.

Si celui dont on loue les vertus a eu des défauts marqués, il ne faut pas les dissimuler. L'orateur les laisse entrevoir, en implorant sur son héros la miséricorde divine, et en inspirant aux auditeurs la défiance de leur propre faiblesse.

Ouand la perte du héros est récente et sensible, la douleur parle elle-même; une tristesse majestueuse se répand sur le discours, et se diversifie par les mouvement? et par les figures '.

' II e»t rare qu'un ail a proncncer l'oraison funèbre de quelque héros. M.iis assez souvent, on à quelques paroles d'édilicalion à

DE U\ CllAIRR. 197

DES C0NTR0\'En,«E5.

F,es controverses tiennent plus de la dissertation que du sermon. Elles demandent l>eaucoup d'ordre, de netteté, de précision et de force. Plas de faits que de raisonnements, les faits étant la principale preuve de la religion.

Les difiicullés qui naissent sur les vérités de la religion, en sont aussi des preuves, loin d'étredes marques de fausseté. Le fidèle forme sa croyance sur la décision de ces vérités, pendant que le libertin s'en forme une sur les mêmes difficultés, que son peu de lumière ne saurait dissiper.

Ml.

Les catholicpics et les hérétiques conviennent de la nécessité de .croire pour être sauvé. C'est sur l'examen des articles

dire sur la mort d'un personnage plus ou moins influent. Si «m vie a été se ndaleuse ne dilcs rien, à raoins d'une mort publiquement édifiante. Si la conduite du défunt, sins ô!re bien chrélicnno n'a point été scmd.'ileuse, fiu lieu de vous embarasserdans de vains '•lo^'is.pjirapbnscz les belles prières du Rituel Tomnïn truf/venite... In p/trfuJiium, etc. L': boau thème de péroraison que fournis-'ent CCH admirables paroles : Et tu, piin^ime Domiue Jeui-CIniite, qui rerlemùli nos pretiosmiimo sarif/i/nie tuo, miserere anima; hujus fan.uli lui, et eam introdueere di'jnerii tid nempr virentia et amwnu lona Paradin , ut vivat tibi arnore indivvfibili , etc. (Orais. pour la recommandation de l'âme. Rituel, rom.)

de foi que les hérétiques se séparent ; et c'est à ce premier pas d'égarement qu'on doit les arrêter. Il faut leur prouver qu'il n'appartient à aucun particulier de faire cet examen, et que le moyen sur, universel et uniforme, est de s'en rapporter à l'autorité de l'Eglise, toujoiu"s visible dans la société des fidèles, et dans la succession des pasteurs.

Evitez dans les controverses l'ostentation et l'aigreur. Ou ne ramène point ceux qu'on rabaisse ou qu'on indispose ; il-î n'en conçoivent que plus d'aversion. Notre désir, disait saint Ambroisc, n'est pas de vaincre les hérétiques, mais de les guérir.

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