XII
La Métaphore, qui est la substitution d'une idée à uiw
Ur. XJi CHAIRK.
autre idr'e, multiplie, los vues de l'esprit; elle lui présente divers objets liés par leur rappoii. Il faut qu'on puisse en avoir la convenance sans étude. Il est des métaphores si naturelles, qu'on les prend pour de simples expressions.
La Métaphore prise à la rigueur, présente un sens faux. Si elle impose à l'esprit, ce n'est que pour lui plaire; elle ne le trompe qu'un moment. A travers une image étrangère, elle laisse voir la vérité. Quoiqu'elle propose double objet, cette illusion n'est pas un mensonge. Sur le bord d'un tleuve l'œil découvre les arbres naturels et les figurés.
L'image qu'elle présente doit être des plus familières. C'est assez donner d'exercice, que de faire chercher la vérité qu'elle enveloppe. L'antiquité en fournirait de brillantes, si le fonds de l'allusion était plus connu. On ne reconnaît ime personne à son portrait, que quand la personne est déjà comme.
On y hasaivle quelquefois une expression moins usitée : l'image qu'elle olfre à l'esprit peut la justifier; elle passe à la faveur d'un correctif. Si elle fait dire : ce n'est pas ainsi qu'on s'exprime, elle fait dire aussi c'est ainsi qu'on a dû s'exprimer
La Métaphore trop fréquente obscurcit le discours. L'esprit cherche d'abord les choses avec plaisir sous des figures
:*i5 MAXIME-s SUR LE MINISTÈHE
t'tian8Î'rt.s; mais à continuer il se fatigue. Pour un tour
Hiùl.iîtljoviipie, il faut eu donner plusioiu's naturels.