‹ L'art de reconnaître les styles: le style renaissanceChapitre 14 sur 15 · I.E COSTUME · texte numérisé non relu

I.E COSTUME

FiG. 123. — Tabernacle.

par le bas, elle calmera un peu Tévasement en entDnnoir de la précédente jupe. Les vertugadins aussi sont moins exubérants et, du corsage à pointe partent

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Table (style de Du Cerceau)

comme deux ailes ; une petite basque enfin ajoute au corsage un caractère nouveau que des manches couvrant toute rétendue des bras, complètent. Manches et corsage où, par des fentes fermées avec des nœuds de rubans ou des bijoux apparaissent des trésors de

LE COSTUME

FiG. 125. — Lit de milieu (Musée de Cluny).

linge — dont on était si friand alors — de soie ou de satin plus clair que l'harmonie générale de la toilette. Ce n'est que sous Henri III qu'un petit collet, luxueusement décoré de passementeries d'or et de perles, sera jeté sur les épaules des femmes et aussi des hommes.

FiG. 126. — Table en noyer

Du côté des hommes, ensuite, le costume sous Henri II ne devient pas moins sobre. Il est au surplus d'une élégance supérieure. Le savon, sorte de veste à grandes basques, colle gracieusement au corps dont une ceinture, où pendent d'un côté une épée et de lautre une sorte d'aumônière, accuse la sveltesse à la taille. La sévérité de ce vêtement de velours ou de

LE COSTUME

soie, généralement rayé, se rachète par la désinvolture d'un petit manteau à collet.

FiG. 127. — Chaise.

Et les chausses, qui ne sont autres qu'une courte et ample culotte montant très haut sur les cuisses, sont faites de bandes juxtaposées verticalement ou d'une étoffe bouffante. Quant aux jambes, moulées dans un

FiG. 128. — Tapisserie Renaissance (Musée des Arts DécoratiisV

maillot de soie,ellesne dissimulent rien de leur galbe tandis que les pieds disparaissent dans des souliers à crevés.

Plaçons maintenant sur les cheveux courts de Henri II, une toque à plume ou à aigrette, jetons sur

LE COSTUME

son riche sayon lès splendeurs d'une chaîne de cou à médaillon, et nous aurons l'impression de notre personnage. Puis, avec Henri III, la riche fraise à tuyaux à plusieurs rangs ajourés de riche dentelle, débordera jusqu'au col des femmes.

C'est le retour du luxe effréné avec Tépanouissementdes verlugadins, à la taille étroitement sanglée et des manches également gonflées de bourrelets. Le décolletage, enfin, réapparaît généreusement , et la tête des belles s'orne d'un « corno », petit chapeau pointu couvert de pierres précieuses et posé sur un long voile très fin. La mode des hommes est alors très

efféminée. Il faut évoquer la silhouette parfumée de Henri III parmi sa cour frivole, pour goûter toute la curiosité de cette époque où le souverain partage sa vie entre ses mignons et ses chiens qu'il porte toujours dans une corbeille. Mais celui qui fut l'un des instigateurs de la Saint-Barthélémy et le

FiG. 129. — Faiilenil.

meurtrier du duc de Guise, davantage que le héros de Jarnac et de Moncontour, tombera sous les coups d'un moine ligueur. Et c'est dans le sang que baignera le fils de Catherine de Médicis tout de satin blanc capitonné, vêtu, cette fois, d'une culotte à la mode de son temps, serrée au-dessous du genou par une boucle, coiffe d'une to |ue à plis. bouîTanle.

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