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ronl. Qu'ils plaisent d'abord, amusent, émeuvent, charmenl ; voilà de beaux moyens d'agir, — et, pour peu que l'artiste ait du génie, ce qu'il a mis dans son œuvre et ce que par ces beaux moyens il suggère esl digne el capable de- susciter une rêverie admirable.

Du reste, la peinture décorative, en dépit des strictes règles qui lui sont imposées et qui résultent des conditions môme du genre, est infiniment libre encore dans les limites qu'un juste goût lui assigne. Elle doit se conformer au caractère du monument qu'elle ornera; eb ! bien, que de monuments divers lui donneront l'occasion de se varier, de se renouveler sans cesse !

Elle sera gaie, en nos demeures heureuses. Il faut que la vie soit douce pour que nous l'aimions et vivions. Je hais le peintre impertinent qui me voudrait dégoûter de vivre ; je lui demande, à ce peintre, de m'entourer des arguments persuasifs qui m'engageront à savourer, minute après minute, les journées.

« Laissons, dit Villon, le moustier où il est. » Et puisque le moustier nous doit convaincre des médiocrités de L'ici-bas comme des joies ultérieures, que l'on y peigne les tristesses de ce monde et les félicités de l'au-delà. Mais laissons le moustier où il est. Et, si l'on veut, que l'on barbouille d'exploits sanguinaires les murailles de nos casernes : cela suscitera peut-être des militaires. Mais laissons la caserne où elle est. Et, pour la destinée quotidienne, soyons environnés du concluant plaisir de vivre.

La peinture décorative doit orner notre existence et ne la point bouleverser, nous enchanter avec ses couleurs et ne

point nous alarmer. Elle doit principalement veiller à ne pas être vile fastidieuse, car elle habile avec nous.

Les Japonais et les Chinois ont recours à de bons stratagèmes. Ils ont une manière à eux de traiter la perspective : ils la faussent, résolument. Les lignes qui devraient descendre, ils les élèvent, de propos délibéré ; au lieu de fuir, elles s'approchent. Les lointains viennent au premier plan ; il n'y a plus d'autre plan que le premier. C'est fini de ces horizons vaporeux où la pensée est tentée de partir et de vagabonder et de se perdre en des mélancolies: où irais-tu, si loin? profite de l'heure que voici. Sage conseil et qui épargne aux âmes chimériques le retour après la désillusion!... Et, vois, la nature est ici tout entière !... Ils savent, ces Chinois prudents et ces Japonais circonspects, que la « troisième dimension » est la pire ennemie de notre repos : c'est elle qui nous entraîne à des voyages spirituels ou réels qui sont notre folie décevante... La nature est ici tout entière, grande et chatoyante et gaie draperie tendue devant nous pour l'amusement de nos yeux, voile de Maïa, de Maïa qui ne trompe que qui veut abuser d'elle !... Si tu es sage, tu connaîtras que tout n'est qu'apparence ; mais, si tu es sage, tu connaîtras que suffit l'apparence et que c'est la même chose — oui, la même chose ! — d'enivrer ses yeux d'un prestige ou dune réalité.

Je n'entends pas donner à ee livre de bien vastes conclusions. Aussi bien ai-je tâché qu'il ne parût ni ne fût très dogmatique. Ce que je souhaitais, c'était d'offrir à mon lecteur des motifs justes et appropriés de se plaire à beaucoup d'oeuvres différentes. Autant qu'il me fut possible de le faire, j'ai réservé mon goût personnel et mes prédilections, qui n'ont d'intérêt que pour moi. — et encore !... Plus on aime de choses et plus on devient accessible aux formes diverses que prend la beauté, plus on augmente sa joie ; et. ce livre, je désirais qu'il pût être une source de joie.

Les artistes créateurs limitent leurs admirations avec un soin jaloux. Ils les limitent quelquefois à eux-mêmes ; — et j'accorde qu'on en sourit volontiers. Mais, plutôt que de les railler, je les féliciterais de ce qu'a d'un peu exclusif leur goût. Il faut avant tout qu'ils soient eux-mêmes strictement ; et seraient-ils eux-mêmes, s'ils se prêtaient à autrui? Qu'ils se cantonnent dans le culte de leur rêve, c'est bien ; pourvu que leur rêve soit digne d'un culte si absolu.

Mais le dilettante ', lui, n'a pas ces précautions à prendre, ces économies à faire. Il lui est loisible de se dépenser en prodigue ; et plus il se dépense, du reste, plus il s'enrichit : car, s'il ne marque pas de traits plus forts sa personnalité, du moins

I, Pourquoi réserver aux seuls musiciens ce mot?...

il la multiplie. Un dilettante avisé ne s'arrête pas à blâmer les défauts de ce qui ne lui agrée point; on, s'il le fait, c'est afin d'aimer mieux et plus consciemment ce qui lui agrée. 11 n'écarte pas tout de suite une œuvre, avant d'avoir vérifié qu'elle ne saurait, d'aucune façon, lui être de nul plaisir; il réserve toutes les possibilités avantageuses.

Je conviais mon lecteur à ce dilettantisme.

Est-ce à dire qu'on doive s'abstenir de la critique et, pêlemêle, adopter ceci ou cela? Que non, sous peine d'être dupe ! Kl l'amitié suppose un cboix. Alors, comment choisir?

Terrible entreprise ; se procurer un critérium !

Se lier à son instinct n'est pas sûr ; et vous risquez de négliger ce qui peut-être vous encbanterait bientôt. Un critérium, s'il en faut un. je ne sais trop lequel offrir. Il en existe plusieurs ; il en existe assez pour qu'ils se détruisent les uns les autres : — on demande un critérium des criteria !...

Je ne possède pas cet article. Au fait, qui sait s'il n'est pas préférable de laisser à ce choix son caractère aventureux ? Qu'un chacun se trompe lui-même, et maintes fois; mais qu'il change d'erreur, de temps en temps. A condition qu'il n'y ait pas de snobisme dans son aventure, il sera sauvé. Seul le snob esl maudit ; ce niais s'est privé de l'unique plaisir d'aimer; être sincère, voire' dupe.

Je n'offre pas un critérium de la beauté picturale. Cependant au cours de ce petit essai, mon lecteur a pu remarquer -mis doute que je déplaçais ce que l'on nomme « les bonnes époques » de l'art et que je sacrifiais volontiers les âges appeclassiques » aux âges précédents.

Oui, gloire et honneur aux primitifs !

Mais hâtons-nous de préciser le sens de ce mot : il est

dangereux.

Il y a quelques années, on fut botticelliesque. C'était la mode. Les jeunes femmes, soucieuses de montrer que l'art avait en elles de ferventes zélatrices, maigrirent, s'habillèrent de robes étroites, disposèrent en bandeaux leurs cheveux et eurent l'air fort ineffable. D'ailleurs, elles embrouillaient dans un culte analogue Fra Giovanni da Fiesole, Henrik Ibsen, Wagner et les poètes symbolistes de chez nous.

Quand on parlait des primitifs, on se pâmait. In mol

revint, dans les causeries, à chaque instant : exquis. On fut

exquis. Le modèle : une petite vierge pâle et menue, qui

lient, entre ses doigts trop longs, en guise de bouquet, une

fleur unique, fine, chétive, à la tige haute et grêle.

Et, si vous eussiez dit à l'une de ces jeunes femmes que, les primitifs, ce n'est pas cela du tout, — ah ! la voici qui s'etFare et fond en larmes !... Il faut être indulgent aux ferveurs des jeunes femmes. Elles font de leur mieux ; elles sont, en quelque sorte, sincères. Néanmoins, au risque de les affliger, constatons que, les primitifs, ce n'est pas du tout cela'....

De très bons esprits et capables d'analyser les motifs de leur goût préfèrent, aujourd'hui, à la sculpture grecque du temps de Périclès l'époque antérieure, l'art éginétique; au treizième siècle français le douzième ; au seizième siècle italien le quattrocento. Bref leur admiration recule au delà des âges classiques.

Qu'est-ce à dire ? Il était admis, jusqu'à ces dernières années, que les artistes du temps de Périclès avaient porté à la perfection la statuaire qui, au sixième siècle et au commencement du cinquième, préludait à peine; il était admis que les imagiers de Philippe-Auguste et de Saint Louis avaient amélioré la « barbarie » antérieure : il était admis que Léon X

268 l'art df. regarder les tableaux

présidait aux plus magnifiques splendeurs de la Renaissance italienne.

Qu'est-ce donc que ce goût singulier de l'archaïsme? Une affectation ? le désir détonner? une toquade? ou bien — lésions polis — un raffinement pervers de blasés?... On assure que des musiciens très subtils se plaisent quelquefois à de fausses notes, comme des estomacs de gourmets à de farouches piments. N'y aurait-il pas une pareille dépravation dans notre amitié pour les primitifs ?

Non ! Mais on l'a bien insinué.

Voici.

Quand on étudie l'histoire de l'art, on est frappé d'une chose : la brièveté des « âges d'or », la fragilité des belles formules esthétiques. Rien de plus momentané.

Les belles formules esthétiques!... Plutôt, il faudrait dire qu'une belle idée est perdue lorsqu'elle devient une formule. Kt que c'est vite fait! Merveilleuse et tragique, l'histoire de l'art se compose de ces événements alternatifs : la lente germination des idées et leur rapide corruption. Une idée, un sentiment, une croyance, un émoi... cela couve longtemps et apparaît soudain, complet, superbe, absolu. Ah ! la divine merveille! Intacte, accomplie, la voilà.

Cela ne se conserve point. La belle idée se galvaude. Une autre, bientôt, la remplacera, après que celle qui était divine se sera lamentablement ressassée, au point d'être absurde désormais et imbécile sans conteste.

L art ne vaut que spontané. Les stratagèmes auxquels l'artiste a recours ne valent que s'il semble les avoir inventés pour la seule expression de cette idée qui le hantait et qu'il a voulu réaliser. Il n'y a de beauté qu'ingénue; j'entends : exempte de rouerie.

J olstoï, un jour, m'a dit :

— Je compte trois règles de l'art : primo, la sincérité ; secundo, la sincérité; tertio, la sincérité !...

Une œuvre csl sincère si elle est ton I entière expressive; si, dans la structure générale et dans le détail, on n'y trouve nuls signes insignifiants. Elle est parfaite — en son genre el quelle qu'en soit la donnée — si elle ne pèche ni par insuffisance ni par excès.

Alors, qu'est-ce que Fart, une fois que les stratagèmes sont des procédés ; une fois qu'il existe des canons delà beauté, des poncifs ; une fois que l'artiste n'a plus qu'à suivre la méthode éprouvée, pour produire l'effet requis?

Eh! bien, les âges appelés « classiques » sont justement ceux où l'art s'est insensiblement perverti.

Au sujet de Pietro Vannucci, le Pérugin, Vasari écrivait : « Pietro n'était pas un homme religieux; il ne voulut jamais croire à l'immortalité de l'àme. » Quand il fut à l'article de la mort, on voulut qu'il se confessai; il n'y consentit point, disant : « Je veux voir ce qu'il advient d'une Ame qui ne s'est pas confessée ! »

Ce libre-penseur de Pérugin passa toute sa vie à composer des tableaux religieux; il les multiplia, car les commandes affluaient. Sa virtuosité charmante lui valut beaucoup d'argent, dont il avait le souci.

La petite phrase de Vasari s'applique à tous les artistes d'alors el d'ensuite, peintres religieux que nulle piété n'animait. La sincérité leur manqua. Ils se rattrapèrent sur l'habileté. Certes, ils furent habiles, et en pure perte. Ils peignirent n'importe quoi ; ils ne peignirent rien du tout, — avec une emphase inutile. Ces rhéteurs ont gâté la juste notion de l'art.

Us oublièrent que la peinture, ainsi que tout art, est un moyen d'expression. Quand ils n'exprimèrent plus rien du tout, ils abusèrent et mésusèrent de ce moyen d'expression.

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Les primitifs, eux, ne sont pas toujours maîtres de leur métier. Les plus anciens sont maladroits. Il y a bien de la gaucherie dans celle madone de Cimabue qui est au Louvre. Encore le zèle qu'apporta le vieux peintre à savoir rendre la majesté de la vierge mère est-il plus émouvant que l'adresse banale des Carrache et des Guido Reni !

Cimabue s'efforce, difficilement. Et, bientôt après lui, toutes les ressources de l'art pictural sont acquises. Les peintres du quattrocento n'ont plus rien à apprendre ; ils possèdent leur métier de telle sorte que les protégés de Léon X n'auront guère l'occasion d'innover. Seulement, à la dilférence de ces protégés de Léon X, ils ne sont pas frivoles et ils n'usent de leur habileté qu'avec discernement, pour rendre leur idée, — leur idée seule mais tout entière.

Le seizième siècle italien, qui est le triomphe d'un art corrompu, brilla d'un tel éclat prodigieux qu'il s'imposa généralement. Son influence s'étendit partout; elle agit encore. Ce fui un grand malheur, et dont le dommage se fait sentir jusqu à présent.

Lorsque Madox Brown, Rossetti, Burne Jones — les h préraphaélistes » anglais — décidèrent de rompre avec ces traditions fâcheuses, ils demandèrent le secret d'une meilleure esthétique aux peintres du quattrocento. Us allèrent, aux primitifs comme ils seraient retournés à la nature. Ils auraient mieux fait de retourner à la nature directement; mais le prestige italien les tenait : les primitifs leur enseignèrent un art i scellent, une saine doctrine, une franche méthode.

Le héros antique avait besoin, pour recouvrer sa force vile épuisée, de loucher la terre fréquemment. De même, il faut que l'art se rétrempe sans cesse dans la nature, source vive de la sincérité. A mesure qu'il s'en éloigne, il se perd.

L'histoire de Tari offre le spectacle attristant de périodes longues où la nature — j'entends : la vérité — fut oubliée complètement. Les peintres imitent leurs prédécesseurs: ils s'entêtent peu à peu d'une vision des choses qui bientôt n'a plus rien de véridique ni de sincère. Ils peignent : et ils ne font que peindre la médiocre image d'une idée abolie.

Cela dure jusqu'à ce que survienne un bon artiste désinvolte et hardi. Celui-là, le rabâchage des autres le dégoûte. Il dédaigne les poncifs; il écarte les procédés en cours; il se lave les veux de la traditionnelle image. Il est ingénu, lier et ne sait compter que sur soi. Il s'apprête résolument à ne peindre que sa pensée, — bonne ou mauvaise, et bonne puisqu'elle est sienne. Au service de cette pensée, il met toute sa science et toute sa ferveur.

Eh! bien, il étonne. D'abord, on ne le comprend pas. On l'accuse de bizarrerie. On lui en veut de ne ressembler pas à tous les autres. On le rend responsable de la fatigue et de l'ennui qu'on éprouve à reviser pour lui les modes anciens du jugement. Plus il peint vrai, plus il déconcerte, tant le public s'est habitué aux vieux poncifs qu'on lui présentait. Il faut du temps pour que le public reconnaisse que, la vérité, la voilà. Et, quelquefois, il est trop tard quand le public s'en aperçoit... Je ne dis pas seulement que l'artiste est mort et qu'il n'aura pas profité des faveurs de la trop lente gloire ; mais encore, au moment où le public comprend et admire, les imitateurs sont en train de faire un poncif avec cette vérité !

(Quelle que soit la destinée de cet homme, il a bien mérité de l'art, puisqu'il l'a revivifié.

Il est un <( primitif », au sens large du mot.

L'intervention fréquente des « primitifs » est indispensable dans l'évolution de l'art. Sans eux, l'art périrait, de consomption ou de bêtise. Ils sont l'inépuisable réserve de vérité, de

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sp intanéité, de vie jaillissante, à laquelle recourt l'art, aisément malade et moribond.

J'ai parlé des primitifs grecs, médiévaux et renaissants... Mais il y a des primitifs à toute époque : au dix-neuvième siècle, les paysagistes de Barbizon, qui ont retrouvé la campagne ; les impressionnistes, qui ont retrouvé la lumière; les pointillistes même, qui ont retrouvé l'atmosphère, — furent des primitifs, à leur façon. Et certes, on peut aimer plus ou moins tels d'entre eux, mais le principe et l'utilité de leur innovation n'est pas contestable.

Et il y a des primitifs perpétuels clans tous les arts, en littérature, en poésie, au théâtre, comme en peinture. Ils créent les arts et ensuite empêchent les arts de mourir. Ils sont les créateurs incessants deTart, comme les théologiens disent que Dieu, pour assurer la durée du Cosmos, le crée à chaque instant.

Voilà leur rôle magnifique.

Il est vrai que souvent leur juvénile ardeur les emporte au delà des justes limites. Ils ne s'abstiennent pas toujours du paradoxe, et leur entrain de révolutionnaires prend quelquefois l'air d'un défi. Les conservateurs académiques sont là pour réprimer ces dangereux excès : ils réagissent de leur mieux.

Eh! oui, voilà l'utilité que l'on peut, après tout, reconnaître aux conservateurs académiques. Ils sont la discipline et la tradition.

La tradition, je ne dis pas qu'elle soit détestable. Il faut -entendre sur le sens qu'on attribue à ce mot. La tradition locale, de la province ou du pays; eh! bien, oui, je l'accorde, l'art ne se déracine point aisément : mais, si je demande

à L'artiste <1 être spontané, son œuvre, par cela même, n aural - elle pas ce caractère local? L'héritage spirituel des aïeux esi partie intégrante de l'âme nouvelle el spontanée.

La fraîcheur cl la nouveauté son! les plus belles (piailles d'une œuvre d'art. In poème où je reconnais «les bouts de vers, des rythmes, des rimes habituels, ne m'émeut pas. Je devine que le poète me chante la chanson d autrui. Et, s ils sont plusieurs à chanter la même chanson, je la veux entendre de qui la chaule le mieux. Qui est celui-là? Celui probablement qui l'a trouvée, un jour que son émoi suscitait en lui le désir d'une chanson pareille à son âme de ce jour-là.

Comment nous débarrasser (\e> imitateurs? Impossible. Ils pullulent. Ils ont cette manie de ne se contenter pas d'ouïr : il faut qu'ils chantent, qu'ils r 'chantent à leur tour cette chanson qui leur plut. Ils sont dépourvus de cette salutaire honte qui fait que Ion rougit de n'être point soi, de doubler Ici ou tel.

Négligeons-les, voilà tout.

Kl ainsi, l'histoire de l'art se désencombre; elle n'est plus composée que de quelques artistes admirables et délicieux.

[.'Art de regarder 1rs tableaux. — Beaunibr.

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