III. — Remarques et avertissements nécessaires
Les personnes chargées d’un pansement devront, chaque fois qu’elles remarqueront un changement quel-
conque dans la plaie, en avertir le médecin ; car souvent il arrive des accidents très-graves qu’il eût été facile de prévenir ou d’arrêter par la simple observation.
I IV. — Ce qu'on regardait jadis comme des plaies
empoisonnées .
Les anciens auteurs fourmillent de relations de plaies empoisonnées. Quoiqu’il soit certain que l’usage des venins était plus fréquent au moyen âge que de nos jours, on peut cependant affirmer que la gangrène, la pourriture dite d’hôpital, la résorption purulente (infection du sang opérée par le pus qui s’y mêle), et autres accidents qui dérivent des pansements mal faits, entrent, pour une trèsgrande proportion, dans le nombre de ces cas sinistres dont le médecin lui-même ne parcourt qu’avec effroi la sombre nomenclature.