V. — De» cerceaux de lit
11 est des maladies qui rendent certaines régions du corps si douloureuses, que le poids seul des couvertures devient à ces régions une cause de souffrances insupportables; tels sont les cas de fractures, d’abcès, etc. Dans ces cas, il faut protéger la partie malade par un petit berceau de fer ou d’osier qu’on appelle cerceau. C’est une sorte de tunnel en treillage qui, recouvrant la région douloureuse, empêche les draps de la toucher. Ces petits appareils sont confectionnés d’ordinaire par les fabricants d’instruments de chirurgie. Ils préparent des cerceaux pour les jambes, des cerceaux pour les bras, des cerceaux pour le tronc. Mais à la campagne, dans nombre de petites villes, oh n’a pas de fabricants sous la main, et il est bon d’appren* dre à confectionner soi-même ces appareils préservateurs. — Un simple cerceau de barrique, trois ou cinq bâtons de bois, tous de même longueur (de la longueur qu’on veut donner au tunnel), un peu de ficelle ou de fil de fer :
(els sont les seuls objets nécessaires pour la fabrication du petit instrument. — On coupe donc le cerceau de barrique
Cerceaux de lit.
en deux arcs de cercle bien égaux; puis, plaçant ces deux arcs verticalement et en parallèle, on attache à chacun de leur sommet l’une des extrémités d’un premier bâton.
On place ensuite les deux autres bâtons qui forment le pied et le complément du cerceau. vL”un de ces bâtons part de l’extrémité de l’un des arcs et va à l’extrémité parallèle de l’autre arc; le troisième bâton, de même. Cela fait, l’essentiel est terminé. On peut, pour donner plus de solidité au cerceau, mettre des petits bâtons sur les côtés, mais celte précaution n’est pas indispensable.