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IV. — Sortie du bain

C’est bien là le temps le plus difficile de toute notre petite opération. En effet, il ne s’agit pas seulement de retirer le malade de la baignoire et de le transporter dans son lit; il est mouillé, il faut l’essuyer promptement pour qu’il ne se refroidisse pas, et l’essuyer dans la position horizontale pour ne pas courir la mauvaise chance d’un évanouissement, sinon dangereux, au moins fort embarrassant.

C’est sur le lit même du malade que doit se pratiquer l’essuyage. On ouvre ce lit comme s’il s’agissait d’y coucher le patient : sur le drap du lit ouvert, on étend une couverture, puis un drap bien chauffé, il ne s’agit plus que de transporter le malade sur ce drap, attendu qu’une fois là-dessus on l’entoure avec le drap chauffé, avec la couverture qui le double, et ainsi entouré on le recouvre comme s'il était simplement revêlu de ses vêtements ordinaires ; vêtements de lit, bien entendu, simple chemise et gilet de flanelle, ou bien grand peignoir de coton.

Eh bien, pour retirer le malade delà baignoire, il faut procéder à peu près de la façon employée pour le mettre dans son bain, seulement on ne peut mettre une alèze au fond de l’eau, car elle s’y mouillerait immodérément, et placée ensuite sur le lit du malade, non-seulement l’alèze mouillerait le drap et la couverture préparés pour 1 essuyage, mais elle pourrait mouiller le lit lui-même.

Et cependant cette alèze nous a été d’un si grand se*

ENCYCLOPÉDIE DE LA SANTÉ

cours pour mettre le malade au bain, qu’il faut voir au moyen de l’employer pour l’en sortir. On assoit le malade dans son bain, et derrière lui, au-dessus de la baignoire, on tend l’alèze qui lui est destinée. Comme dans l’eau, chacun lésait, le corps humain, se trouvant soulevé, perd une partie de sa pesanteur, il est facile aux deux personnes chargées de prendre le malade et sous les aisselles et sous les jambes de le soulever à elles deux et de le faire sortir du liquide. C’est alors que les deux individus chargés de manœuvrer avec l’alèze la glissent sous le siège du patient retiré de l’eau, et, cette manœuvre exécutée, on porte le malade sur son lit de la même manière et avec autant de facilité qu’on l’a porté d’abord de son lit dans la baignoire.

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