‹ L'art de soigner les maladesChapitre 122 sur 124 · VIII. — De la pipette · texte numérisé non relu

VIII. — De la pipette

Les mouvements communiqués à un malade pour le

ENCYCLOPÉDIE DE LA SANTÉ

faire boire, lui sont souvent très-préjudiciables; on a beau le relever avec précaution, on le relève, on l’assoit ou à peu près, et souvent la station assise peut déterminer une syncope. Quand il y a grande faiblesse, il faut donner à

La pipette et l’emploi de la pipette.

boire soit avec une cuiller, soit avec une pipette, soit au moins avec un chalumeau.

La cuiller a des inconvénients : elle fournit trop peu de liquide à la fois; elle renverse, et elle agace le malade.

La pipette est un petit vase ayant, sur l’un des côtés, un goulot, bec ou tuyau, et sur le côté opposé une anse facile à saisir. La pipette, au lieu d’être ouverte par en haut complètement, entièrement, comme tous les vases possibles, comme une tasse, par exemple, n’est ouverte qu’à moitié : toute la portion voisine du goulot est couverte, fermée, de sorte qu’en penchant le vase de ce côté, le liquide qu’il contient trouve une barrière qui l’empêche de se répandre.

La figure que nous joignons à ces détails expliquera mieux que toutes nos descriptions et la pipette et la manière de l’employer.

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