‹ L'art de soigner les maladesChapitre 3 sur 124 · IV. — ©h! la terrible épreuve «ju'uuc maladie J · texte numérisé non relu

IV. — ©h! la terrible épreuve «ju'uuc maladie J

(. est une charmante étude que celle de l'homme en parfaite santé, que l’examen d’un homme ayant l’exercice libre et parfait des différents organes qui le composent, de l’homme jouissant avec bonheur de l’harmonie si douce de toutes ses fondions.

Mais souvent, hélas! il arrive que l’une de ces fonctions s’arrête ou s’accélère. L’ordre est rompu, la vie s’émeut, une révolution est déclarée, l’homme est terrassé par la

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maladie. — Que d’ennuis alors, que de désappointements,

quelle pardonnable tristesse !

La maladie arrête tout : gaieté, travail, fortune, espérance. — ■ La vie apparaît comme une déception, 1 ame s’imprègne de découragement, le corps s’use et se débat dans les douleurs.

N’est-ce point, de ma part, une hardiesse ridicule que l’espoir d’intéresser un peu les gens bien portants en leur montrant du doigt les maladies qui peuvent tomber sur eux? Ma foi, il faut un peu de hardiesse quand on veut être utile, et j’affronte, sans en avoir le moindre souci, les récriminations des peureux et les critiques des bavai ds.

Quel est celui qui peut se targuer d’être à l'abri de tout accident et de n’avoir jamais éprouvé quelques malaises? Sans doute il est de par le monde des constitutions herculéennes, des tempéraments qui semblent de fer et d acici , mais la maladie est si méchante et si mystérieusement ha< bile! Un vilain jour, au moment où l’on s’y attend le moins, elle arrive en rampant, elle menace en se cachant sous les fleurs du plaisir et d’une complète satisfaction ; puis, tout à coup, elle lève la tète en sifflant, elle déroule et remue ses gluants anneaux, elle choisit sa victime et elle mord; aussitôt les Hercules sont terrassés, les plus robustes tempéraments se brisent. — Le fer contenait une paille à laquelle on n’avait pas songé,

PETITE CAUSERIE

Mon Dieu ! je ne veux faire peur à personne, et je crois mes lecteurs trop censés pour chercher à les amadouer par le croquemitaine de la nosologie, c’est-à-dire par l’énumération peu rassurante de tous les maux qui peuvent tomber sur noire pauvre humanité; mais je tiens à constater que tout le monde peut tomber malade, et que chacun doit avoir pitié des malades et doit, par conséquent, les plaindre et les consoler, puis les soigner si besoin est, ou tout ou moins les aider par des conseils efficaces. N'oublions pas le précepte : Fais aux autres ce que tu voudrais qu’ils le fissent.

Il est bon nombre de maladies qui sont dues à des impi udences, de maladies dont on connaît les causes et la raison ; mais il en est aussi un grand nombre qui nous tombent comme une tuile sur la tête, qui nous frappent comme la foudre et surviennent sans causes connues. (Voir ce que nous avons dit des causes des maladies dans notre Cours cl hygiène, vingt-quatrième leçon, tome II.)

L homme frappé doit religieusement courber le front, c est-à-dire se soumettre, se résigner; puis il doit tout mettre en œuvre pour se soigner convenablement. Tout

le monde connaît ce vieux proverbe : Aide-toi, et le ciel l’aidera.

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y, Au secours! au secours!

J’ai dit se soigner; oui! quand on en a les moyens et la force... Malheureusement il n'en est pas toujours ainsi ; la maladie ramène l’organisme d un homme fait, à 1 extrême délicatesse des premières années de la vie. — Au petit. enfant, il faut une bonne, une nourrice, un aide quelconque; à la plupart des malades, il faut des secours

étrangers, des gardes-malades.

On a défini l’homme ; une intelligence servie par des organes; or, quand les organes sont malades, 1 intelligence est fort mal servie, et il est urgent de la corroborer par de bonnes paroles, par d’efticases encouragements

et par de bienfaisants conseils.

Donc, comme je l’écrivais jadis dans les prospectus du journal la Santé ; « H n’est personne qui ne puisse se .trouver dans l’obligation de soulager les souffrances d’autrui, parfois même de s’établir garde-malade près </’un parent ou d’un ami. Or, si cette obligation était remplie avec intelligence, avec quelques notions et quelques renseignements spéciaux, elle abrégerait bien des

maladies. »

H ne s’agit pas seulement de crier au secours, d exhor-

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for chacun au dévouement et de recommander à tous une charitable humanité, il faut encore indiquer les moyens de sauvetage et mettre tout le monde en mesure de secourir efficacement.

loul le monde est bon garde-malade quand il s’agit d’une indisposition ou d’une maladie de quelques jours ; mais, dès que surgissent les complications, dès que le mal se prolonge, dès qu’apparaît la moindre difficulté, on ne sait plus comment s’y prendre! on commet gaucherie sur gaucherie, imprudence sur imprudence ; on compromet le malade par quelque balourdise; et quand le médecin explique, montre les inconvénients, 1 ou s’écrie naïvement : — Ab ! si j’avais su !

Uibion, il faut savoir; pour savoir, il faut apprendre ; pour apprendre, il faut m’écouter.

1,1 Renseignements déjà donnés dans njon Cours

d’hygiène.

Je ne reviendrai pas, - on le conçoit — sur les avis déjà consignés dans mes deux volumes d'hygiène populaire.

•l’ai dit les soins à prendre de la chevelure, les ménagements nécessaires aux oreilles et aux yeux.

J’ai recommandé toutes les précautions capables de garantir la peau et d’éloigner de douloureuses écorchures :

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lit, alèze, couvertures, poudre siccative, peau de chamois,

je n’ai rien oublié.

J’ai parlé du prix de l'air et de la propreté, des bienfaits de la dicte et du repos, des immenses avantages de la patience et delà tranquillité d’esprit.

Malgré cette besogne déjà faite, il me reste tant de choses importantes à enseigner, tant de détails nécessaires à donner, que je suis effrayé d’avoir à tout limiter dans les bornes d’un seul volume.

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