‹ L'art de soigner les maladesChapitre 40 sur 124 · I. — Combien souvent elles sont nécessaires · texte numérisé non relu

I. — Combien souvent elles sont nécessaires

Je l’ai longuement expliqué dans mon cours d’hygiène

on doit, dès le début des maladies, avoir recours au médecin.

Quand un incendie menace de dévorer une maison, on envoie chercher les pompiers, et, quand un homme tombe malade, il est sage a lui de demander bien vite conseil aux personnes que des études spéciales, qu’une expérience journalière, ont initié au grand art de guérir.

Je ne veux point plaider ici pour les intérêts de la Faculté de médecine, chacun sait que je n’en suis ni l’avocat m le courtisan; mais je parle dans l’intérêt de tous ceux qui subissent ici-bas la terrible épreuve des souffrances et qui se trouvent inopinément attaqués par cet hydre à cent tetes qu on appelle maladie.

,-j" fla°clle comme elle le mérite la sottise et l’outre-

dns naril' S, 'S” - "T ^ méde-

ns par intuition, par simple oui-dire, et j’ai dit dans la

Muée ‘ï,P7P e ’a™ des commères faisait chaque année plus de victimes que les fléaux les plus meurtriers Je ne veux rien exagérer cependant. raeu«™‘’s-

ENCYCLOPÉDIE DE LA SANTÉ

Il est bien certain que, pour un rhume, pour une petite douleur d’entrailles, pour une fluxion dentaire comme pour une écorchure, une coupure, un mal blanc, bref pour ce qu’on appelle vulgairement un bobo, il est inutile d’avoir recours aux prescriptions médicales. C’est pourquoi, avant de rien indiquer sur ces prescriptions, j’ai cru devoir parler des tisanes et des cataplasmes, des bains de pieds et des fomentations. Maintenant que je vous ai dit l’importance des avis d’un médecin, je vous supposerai dociles et je m’en vais commenter, expliquer les prescriptions principales de mes doctes et majestueux confrères. Ils en riront, j’en suis persuadé, peut-être lèveront-ils dédaigneusement les épaules. En vérité... tant pis pour eux.

Page 1