‹ L'art de terre chez les PoitevinsChapitre 41 sur 57 · XIV SIÈCLE · texte numérisé non relu

XIV SIÈCLE

A partir de Tannée 1800, il n’y a plus guère, en Poitou, que Soi nt-Poreh aire qui ait continué à produire de grosses faïences. Vers 1815, un ouvrier, étranger au département de la Vendée, vint établir un four dans Tencléture du bois du Landreau, près des Herbiers : mais il mourut bientôt d’une maladie de poitrine, et sa petite fabrique disparut avec lui. (I y faisait de la vaisselle à fond blanc, avec fleurs et coqs de couleurs éclatantes. Un autre individu lui avait fait un instant concurrence à Bourbon-Vendée ; seulement il avait ajouté à son commerce la fabrication des épis destinés à surmonter le faîtage des maisons. Les siens étaient verts, avec le coq traditionnel sur la pointe. La plupart des poteries du pays en produisaient d’à peu près semblables, cl tout aussi mauvais. Un seul ouvrier a su en faire d'un galbe vraiment artistique : c’est le sieur f.iraudon. potier à Bel-Air, aux portes de Fontenay. Il est vrai qu’il a été guidé dans son travail par les conseils et les dessins de M. Octave de Rochcbrune. (F. la planche des Poterie* poitevine* n° 33.)

Les marchands de faïences du Poitou s'approvisionnèrent de préférence, sous l’Empire, à Nantes et à N’evers. Quelques familles conservent encore des débris de services exécutés pour quelques-uns de leurs membres dans la dernière de ces villes. M mc Allix, de Fontenay, possède, par exemple, deux saladiers ornés de guirlandes de fleurs soutenant divers instruments sortis d’un magasin de quincaillerie, tels que tire-bouchon , jau de barrique, fiche, peigne, clef, entrée de serrure. Au fond est une lime et une scie posées en sautoir, et, au-dessous, le nom de François allix et la date 1810.

L’exploitation du kaolin préoccupa diverses personnes sous l’Empire. Encouragé par Cavoleau, qui remplissait alors les fonctions de secrétaire général de la préfecture, un sculpteur fonlcnaisicn, nommé Drouard, modela plusieurs bustes copiés de l’antique avec un composé de cette matière, prise à la Chaize-le- Vicomte , et d’une argile plastique. Un de ces bustes est reproduit nu n u 30 de la planche des Poterie *. Cavoleau voulait, par ce moyen, pousser les industriels à utiliser les gisements de la contrée; mais les temps étaient peu sûrs, et personne n’osa tenter l’aventure. Plus taré, Guy ct-Dcsfon laines, député de la Vendée, fit fabriquer à Paris un service de table avec nos kaolins. On les trouva de bonne qualité, mais celte nouvelle réclame en leur faveur n’eut pas plus de succès que la première. Les actionnaires de la mine de charbon de terre de Fay moreau signalèrent à leur tour, sous Louis-Philippe, les dépôts de Sillé. Ils en furent quilles aussi pour quelques essais sans portée sérieuse.

Une seule manufacture de porcelaine parvint à s’établir, en ces derniers temps

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