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(vers 1 h:» 2 , à Grosbeau. en IVrsa* (Vienne . Celle fois, le kaolin était demandé aux gisements qui approvisionnent Limoges. L'entreprise ne tarda pas non plus à être abandonnée. Pourtant le pajs est très riche en toutes sortes de terres propres à la céramique. Fournd, dans son Etude des sites hûuillers et métallifères du bocage vendéen; Cavoleau, dans sa Statistique du département de la Vendée: Dupin , dans cdlc des Deux-Sèvres , insistent tous sur ce point. Malheureusement, l'attention du pays n’est pas encore tournée de ce côté. M. Moillel, habile chimiste de Poitiers, qui s'occupe beaucoup de céramique au point de vue scientifique, nous promet un travail complet sur les terres à poterie de la Vienne. Peut-être réussirn-l-il mieux à sc faire entendre que scs devanciers. Il faudrait pour cela qu’un praticien habile montrât le chemin. Alors on no rechignerait plus à s’y engager, le succès étant montré au bout de la carrière. La gravure suivante reproduit l'un
des spécimens exécutés par M. M cil Ici, avec les terres du haut Poitou. J'avais d’abord songé à entrer dans quelques détails sur ces essais: mais je crois maintenant préférable de renvoyer ceux que ces questions intéressent au mémoire promis par leur auteur.
En attendant, on fait, en une foule d’endroits, beaucoup de poteries communes de très mauvaise qualité. Les procédés du moyen-âge y ont à peine été modifiés, tant il y a apathie intellectuelle chez le paysan poitevin. Tout ce qui est sorti des voies battues ayant successivement sombré, par suite de causes qu’ils ne cherchent point à pénétrer, les dépositaires des méthodes traditionnelles, transmises de père en fils dans certaines familles, en ont conclu que celles-là étaient seules bonnes, et s’y sont cramponnés avec une opiniâtreté singulière. Telle forme de pot au feu n'a pas changé depuis le xv* siècle, non plus que la matière. Qu’on les cherche dans le vase des tombeaux ou dans celni du foyer vendéen, elles apparaissent partout les mêmes. Certes, l'archéologue trouve son compte à cette persistance; mais en est-il bien ainsi du consommateur? Tout se tient d'ailleurs en ce monde. Qu’on ne considère plus comme suffisante l'instruction plus que sommaire donnée aux habitants des campagnes, et cette grossière terraille disparaîtra avec les dernières autres scories du bon vieux temps.
.Sflinr-ryr-CN-TofmonrfaiA . décembre 1863.