SCÈNE XX
Les Mêmes, UN DOMESTIQUE.
le DOMESTIQUE, remettant me lettre De la paît de M. de Vervcnnes.
It sort.
cnoPiN, décachetant. Doe JeUre! de sa noble écriture, à moi, son père. (Lisant.) « Monsieur , je me rends à l’instant chez » voire notaire pour y verser les fonds et » prendre mes titres de propriété... Ne comp- » tez pas sur moi ce soir : des raisons de fa- » mille que je vous expliquerai me forcent » de renoncer à votre alliance. . Hein ! par exemple I
Jules. Oh, l'honnéte homme 1 CÉCILE. Quel bonheur !
M“" chopin. Quels motifs...
chopin. « Ce qui peut adoucir mes re- “ grets, c’est que je puis m'acquitter du » moins en partie de tout ce que je vous » dois. .. Je joins à cette lettre ce que j’ai ob- » tenu de la haute protection du ministre, ( il ouvre U pli de la lettre) du ministère » des finances. » Je suis ému.. . aux finances!... je suis receveur général. Donnez-moi un verred eau! non.. .un fauteuil.. .non, rien! M” chown. Lis donc , mon Dieu ! lis.
CHOPIN, achevant. « Monsieur, le minis-
» trc voulant récompenser votre mérite... et » sur l’assurance qui lui a été donnée de votre » haute capacité... vient de vous accorder... » un... [avec explosion) un débit de tabacl » à Pantin ! »
jui.es. J’en étais sur ! (A part.) Heureusement je suis tranquille.
chopin. Ah! mes enfants.. . mes chers eDfants. . je suis roué... j'ai voulu jouer au fin, et j’ai trouvé plus fort que moi.
m“'' chopin. Il est temps encore.
Chopin. Mais non, cet acte fatal... je l’ai signé. . . et Coco l’a porté.
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SCËWÀ XXI.
Les Mêmes, COCO, puis VICTOIRE.
tocs, voyant Coco. Le voilà !
chopin. Tout est fini !
coco, aviné. Slon major et la compagnie, je suis enchanté de vous rencontrer.
(A part.) Je l’ai enfin celte polissonne de montre.
11 la fait voir.
chopin. Il a bu !
coco, d part. J’ai encore la chaîne à enlever d’assaut. [Haut.) Je viens vous apporter une fameuse nouvelle. Vous allcz-t-êlrc parrain.
CHOPIN. De quoi I coco. Ma femme vient d accoucher.
CHOPIN. Ta femme 1... elle était morte tout à l’heure.
coco. Vouscroyez.. . (A part. )Jeme flétris ? chopin. Mais réponds... ma lettre au notaire? ... ...
COCO, effrayé. Je 1 ai portée •
JULES, vivement. Malheureux ! je t avais recommandé. . .
chopin, furieux . Je te chasse. ^
coco. Alors, un instant!... je n’ai rien porté du tout (Il la donne ; montrant Joie* ) Monsieur me l’avait défendu.
chopin. Ah! Jules!... quel service !... Ce cher Coco, que je l’embrasse.
victoire, se jetant sur Coco. Ah! le
voilà... le brigand!
coco, voyant entrer l ictoire. Victoire!., pardonnez-moi, voici 1 objet.
victoire. Ah !.. • et la chaîne !
coco. Nous en formerons une, si mon
major veut le permettre.
CHOPIN. Coco, voici ta dot. [Il fui donne la lettre du ministère.) Un débit de tabac.
coco. El de liqueurs... c'est une consolation !
chopin, d sa femme. Bonne amie, puisqu’on ne dîne pas demain, fais-moi le plaisir je me rendre les cent cinquante francs.
M n '® chopin, d part. Maudit bonnet 1 (Bas
d Victoire.) Victoire , donnez-moi les cen francs.
victoire, troublée. Madame, c’est que...
chopin. Eh, bien! qu’cst-ce?
coco. Rien, major. (A part.) Je comprends (a, moi... un professeur... (Haut.) Voyez-vous , major, mon mariage de ce nia tin !... Perpétue... et le dîner... la bourgeoise... Victoire... tout ça, voyez-vous, ça s’appelle des... des carottes.
jules. Et tu peux y joindre les promesses du vicomte.
coco. Comment ! cette fameuse place...
c’était le débit de tabac... Ah ben! je ne suis pas de force... en v’Ià une carotte monstre !
COUPLET Al’ PUBLIC.
VICTOIRE
Aï* :
Moi, qui vais parfois au spectacle,
Souvent j’y vois des speclotturs bruyants;
Mais aujourd’hui , comm’ par miracle.
Je n’aperçois qu’ des visages indulgents.
Messieurs, vous avez eu partage
Tant d’esprit... vous jugez si bien...
coco.