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ROIS DE COMAtâH&-
république, donna du secours à celui-ci contre Vitellius ^ l'année suivante (70). Il assista Titus t , fils de "Vespasien v au siège de Jérusalem , où il se distingua par sa bravoure;, mais ayant été soupçonné , dans la suite , d'entretenir des intelligences avec les Parthes , il fut pris par Césennius, et envoyé chargé éë chaînes à Vespasien., qui le relégua à Lacé dé mono (72); il lui permit quelque tems après, «Je vivre à Rome , comme simple particulier. Antiochus. avait épousé Jotape, dont il avait eu Antiochus,. surnommé
de prévention m marqué , que ses accusateurs , craignant de lui être livrés, se tuèrent de désespoir la nuit suivante. La Tétrarchie que Zénodore laissait vacante par sa mort, fut donnée à Hérode ; elle était située entre la Trachonite et la Galilée. Auguste fit aussi présenta Phéroras, frère d'Hérode, d'une autre Tétrarchie située au-delà du Jourdain , mais dont on ignore la véritable position.
Plusieurs villes avaient érigé des temples à Auguste comme à une divinité. Hérode, tout juif qu'il était, ne craignit pas d'imiter leur exemple pour marquer sa reconnaissance a ce prince. Après l'avoir accompagné jusqu'au lieu de son embarquement , il (it bâtir à son honneur un manifique temple de marbre blanc, près de Panium, à la source du Jourdain. Les Juifs, scandalisés de cette impiété, fout éclater leur indignation. Pour les appaiser, Héiode leur remit le tiers de» impôts, et cela sous prétexte de leur donner moyen de se remettre du triste état où la famine les avait réduits. Mais ce qui les flatta beaucoup plus, ce fut l'entreprise qu'il forma de rebâtir le temple de Jérusalem (19). La proposition qu'il en fit au peuple dans les fêtes de Pâques, de la dix-huitième année de son règne, souffrit d'abord quelques difficultés, dans la crainte où l'on était ^ qu'après avoir abattu l'ancien temple , il ne fût pas en état d'édifier le nouveau. Mais sur la promesse qu'il fit de ne rien démolir que tous les matériaux ne fussent sur place, 4e peuple y donna son consentement. Hérode tint parole. Dix mille ouvriers, dirigés par mille prêtres , rassemblèrent en moins de deux ans , la pierre et le bois nécessaires pour la nouvelle construction.
ROirDX COWAGÈNE.
Epiphanes. Ce fils serM avec distinction sous Othon, contre Vitellius, et sous Vespasien, contre les Juifs, au siège de Jérusalem, avec son père. Antiorhus IV eut de plus un autre fils, appelé < allinicus, et une fille, nommée Jotape, qui épousa Alexandre, fils de Tigrane, roi d'Arménie, arrière- petit -fils d'Hérode le Grand, et qui fut lui-même roi de Lésis, en Cilicie, ou de Sébaste.
Vespasien ne voulant plus permettre* qu'aucun des fils d'Antiochus montât sur le trône de Comagène, réduisit pour toujours en province romaine ce royaume, qui devint, dans la suite, une partie de la province d'Euphratésie,
de l'histoire sainte. tS-j
17. Alors,il fit travailler aux démolitions de l'ancien temple , et élever avec la plus grande diligence le grand et majestueux édifice dont il avait concerté le plan avec les plus habiles architectes. Le temple ,. en ce qu'il avait dVssentiel , fut achevé dans le cours de neuf ans et demi, au bout desquels on fut en état d'y faire le service. Mais à le considérer avec les bâtiments extérieurs qui l'environnaient , on fut quarante-six ans à le construire, ou pour mieux dire après quarante-six ans de travail, il n'était pas encore fini, comme le témoignent ces paroles des Juifs au Sauveur, suivant la traduction la plus exacte : // y a quarante -six ans qu'on travaille à ce temple , et vous en trot* jours vous le rebâtirez? (Joan. 11. 20. ) On sait l'admiration qu'il excitait soit par la beauté de sa structure, soit pour la grandeur et la qualité des marbres dont il était composé. (1) Tacite (ifcl. , 1. v c. 8.)
ROIS DE CHALCIDÈNE.
La Chalcidène était une des plus fertiles provinces de la Syrie. On l'appelait Chalcidène, d'après la ville de Chalcis, la capitale de la province, située au pied du mont Liban.
PtolÉmée, fils deMennée, s'empara de la Chalcidène, pendant les troubles de la Syrie, sous le règne d'Antio-
(1) Voici la description que Josephe fait du temple, tel qu'il t'avait vu avant sa destruction. Après avoir parlé des dépenses excessives qu'Hérode avait faites pour combler et mettre au niveau le terrain sur lequel il était assis, et de la grandeur prodigieuse des pierres qu'où employa pour le fonder , il ajoute : « Que si ces fon- » déments étaient merveilleux, ce qu'ils soutenaient, n'était pas » moins dignes d'admiration. On hâtit dessus une double galerie » soutenue par des colonnes de marbre blanc d'une seule pièce de » vingt-cinq coudées de hauteur , dont les lambris de bois 4e » cèdre . étaient si parfaitement beaux, si bien joints, si bien polis, » qu'ils n'avaient point besoin, pour ravir les yeux , de l'aide de la » sculpture et de la peinture. La largeur de ces galeries était de » trente coudées , leur longueur de six stades , et elles se termi- » naient à la tour Antonia.
» Tout l'espace qui restait à découvert était pavé de diverses » sortes de pierres , et le chemin par lequel on allait au second » temple avait , à la droite et à la gauche, une balustrade de pierres
l58 ABRÉGÉ CHRONOLOGIQUE
Tappellc un ouvrage d'une richesse immense. Quoique différent de celui que les Juifs avaient bâti à leur retour de la captivité de Babylone , il passa néanmoins pour le même parmi les Juifs. De là vient que Tacite, parlant de la ruine