‹ L'art de verifier les dates, 2 inscriptions des chroniquesChapitre 44 sur 134 · ROIS DE CHAL CJDENE · texte numérisé non relu

ROIS DE CHAL CJDENE

chus Grypus, et d'Antiochus le Cyzicénien,. et s'en fit un> royaume, tandis que les Arabes, les Juifs et plusieurs autre» tyrans sVrn paraient chacun , selon sa convenance , des provinces syriennes, et Tigrane, roi d'Arménie, de la haute Syrie. Après la mort d'Antiochus Denys, il tâcha de se rendre

y de (rois coudées de haut , dont l'ouvrage était très-agréable : on » y voyait d'espace en espace des colonnes sur lesquelles étaient » gravés, en caractères grecs et romains, des préceptes de conti- » nence et de pureté, pour faire connaître aux étrangers qu'ils ne •» devaient point prétendre dVnlrer dans un lieu si saint ; car ce » second temple portait aussi le nom de saint. On y montait du » premier pur quatorze degrés : sa forme était quadran gui aire , eb » il éiait enfermé d'un mur dont le dehors, qui avait quarante » coudées de haut, était tout couvert de degrés; mais la hauteur du

> dedans n'était que de vingt-cinq coudées, et comme ce mur était » bâti sur un lieu élevé où l'on montait par degrés , on ne pou— » vait le voir entièrement par dedans, à cause qu'il était couvert » de la montagne.

» Quand on avait monté ces quatorze degrés , on trouvait un •» espace de trois cents coudées tout uni qui allait jusqu'à ce mur.

> On montait encore alors cinq autres degrés pour- arriver aux. » portes de ce temple. Il y en avait quatre vers le septentrion , » quatre vers le midi , et deux vers l'orient.

» L'oratoire destiné pour les femmes était séparé du reste par un

> mur où il v avait deux portes , l'une du côté du midi, et l'autre » du côté du septentrion , par lesquelles seules on y entrait. Entre

> portes dont j'ai parlé, et du côté du mur qui était au-dedans.

> près de la trésorerie, il y avait des galeries soutenues par de •» grandes colonne* qui , bien qu'elles ne fussent pas enrichies de » beaucoup d'ornements ,. ne cédaient point en beauté à celles quL » étaient au-dessous.

» De ces dix portes dont j'ai fait mention, il y en avait neuf.

* toutes couvertes, et même leurs gonds, de lames d'or et d'ar-

> gent, et la dixième, qui était hors du temple, l'était d'un cuivre

* de Corinthe, plus précieux que l'or et l'argent. Ces portes.

de l'histoire sainte; 1S9

tâc ce temple sous Tite , dit qu'il avait été autrefois emporté <T assaut par Pompée. D'habiles écrivains prétendent qu il ne fut pas entièrement rebâti par Hé rode, et que ce prince en <x>nserva les parties principales qu'il se contenta d'orner et

BOIS BE CHALCIDENE.

maître de Damas et de toute la Célésyrie (85); mais les habitants qui le détestaient à cause de sa cruauté , aimèrent mieux se soumettre à Àretas , roi d'Arabie , par qui \ntiochus et toute son armée avaient été défaits. Quelques années après,

a> étaient tontes à deux pans, et chaque pan avait trente coudées de » haut et quinze de large.

» Lorsqu'on était entré, Ton trouvait, à droite et à gauche, des » salons de trente coudées en carré et hauts de quarante coudées , » faits en forme de tours , et soutenus chacun par deux colonnes » dont la grosseur était de douze coudées. Quant au portail à la a» corinthienne) place du coté de l'orient, par lequel les femmes » entraient^ et qui était opposé au portail du temple, il surpassait » tous les autres en grandeur et en magnificence ; car il avait cin- » quante coudées de haut : les portes en avaient quarante, et les » lames d'or et d'argent, dont elles étaient couvertes , étaient plus » épaisses que celles dont Alexandre, père de Tibère, avait fait » couvrir les autres portes. On moulait par quinze degrés, depuis » le mur qui séparait les femmes d'avec les hommes, jusqu'au 1» grand portail; et il en fallait vingt pour aller gagner les autres ^» portes.

» Le temple, ce lieu saint consacré à Dieu, était placé au milieu» » On y montait par douze degrés . la largeur et la hauteur de sou a» frontispice était de cent coudées; mais il n'y en avait que soixante » dans son enfoncement et sur le derrière , parce que sur le devant » et à son entrée étaient deux élargissements de vingt coudées t» chacun, qui paraissaient comme deux bras qui s'étendaient pour » embrasser et pour recevoir ceux qui y entraient. Son premier » portique « qui était de soixante-dix coudées de haut et de vingt- » cinq oe large, n'avait point de portes , parce qu'il représentait le » ciel qui est visible et ouvert à tout le monde. Tout le devant de 3* ce portique était doré , et tout ce qu'on voyait à travers dans le » temple l'était aussi ; les yeux pouvaient à peine en soutenir » T éclat.

» La partie intérieure du temple était séparée en deux, et de ces » deux parties celle qui paraissait la première s'élevait jusqu'au *> comble. La hauteur était de quatre-vingt-dix coudées ; sa Ion-

d'agrandir. Ce qui est ceriain , c'est que pendant qu'on le bâtissait, les sacrifices, ni le reste du service divin, ne furent point interrompus ; car à mesure que Ton construi-

JtOIS DE CHALCIDENK.

le roi de Chalcidène fît de nouveaux efforts pour s'emparer de Damas (77)* Alexandra, veuve d'Alexandre Jannée, envoya son Gis Aristobule avec une armée , vers Damas , contre

v gueur de cinquante , et sa largeur de vingt. La porte du dedans » était toute couverte de lames d'or, comme je l'ai dit , et les côtés 1» du mur qui l'accompagnait étaient tous dorés. On voyait au~ » dessus des pampres de vignesdela grandeur d'un homme où pen- » datent des raisins, et tout cela était d'or. De cette autre partie de » la séparation du temple , la plus intérieure était la plus bas»e. Ses » portes, qui étaient d or, avaient cinquante coudée? de haut et u seize de large. Il y avait au-devant un tapis babylonien de pareille » grandeur, où 1 aiur. la pourpre, l'écarlate et le lin étaient mêlés » avec tant d'art , qu'on ne le pouvait voir sans admiration.

» On entrait de là dans la partie inférieure du temple, qui avait » soixante coudées de long, autant de haut et vingt de large. Cette 1» longueur de soixante coudées était divisée en deux parties iné- » gales , dont la première était de quarante coudées ; et l'on y » voyait trois choses si admirables, que l'on ne pouvait se lasser » de les regarder : le chandelier, la table et l'autel des en- » censements .. L'autre partie du temple , la plus intérieure , était » de vingt coudées. Elle étaU séparée de la première aussi par un » voile; et il n'y avait rien dedans.... On la nommait le sanctuaire 1» ou le saint des saints. 11 y avait tout à l'entour plusieurs bâtiments » à trois étages : on pouvait passer des uns dans les autres, et y » aller par chacun des côtés du grand portail. .

» Le temple était tout couvert de lames d'or si épaises, que' dès » que le jour commençait à paraître, on n'en était pas moins ébloui » qu'on l'aurait été par les rayons même du soteil....

» Toute la couverture àvi temple était semée et comme hérissée » de broches en pointes d'o* fort pointues , afin d'empêcher les ■» oiseaux de s'y abattre et de la salir.... L'autel qui était devant le » temple avait cinquante coudées en carré, el sa hauteur était de y» quinze coudées... Une balustrade d'une pierre parfaitement belle » et d'une coudée de haut environnait le temple et l'autel , et » séparait le peuple des sacrificateurs m (De Bello Judaïc. , 1. 5, c. 5. )

db l'histoire sainte. 161

sait, on eut soin qu'il y eût toujours un endroit , au vieux ou au neuf, dans lequel les- cérémonies se faisaient.

16. Voyage d'Hérode à Rome, pour faire sa cour à l'empereur, et pour ramener ses deux fils qu'on y avait élevés dans les exercices et les sciences convenables à leur âge et à leur condition. Sur sa route , il s'arrête en Grèce , et préside aux jeux de la cent quatre-vingt-onzième Olympiade. A son retour, il marie Alexandre à Glaphyra , fille d'Archelaiis, roi de Cappadoce, et Aristobule à Bérénice, fille de Salomé. L'un et l'autre captivent les cœurs de la nation par les qualités aimables qu'ils avaient puisées dans une cour également savante et polie. Les Juifs étaient ravis de voir ces précieux restes du sang de leurs anciens rois , et faisaient hautement des vœux par leur prospérité.

i5. Arrivée d'Agrippa , gendre d'Auguste en Judée. Hérode, après lui avoir fait voir les villes de Sébaste, d'Alexandrion et de Césarée qu'il venait de bâtir , l'amène à Jérusalem. Les habitants de cette capitale viennent audevant d'Agrippa, magnifiquement vêtus. Il'ofKre une hércatombe dans le temple , et s'en retourne en Asie , d'où il était venu, pleinement satisfait des Juifs.

i4« Hérode, au printems, va trouver inopinément Agrippa sur les bords du Bosphore , avec un renfort considérable d'hommes et de provisions; ce qui lui cause une agréable surprise.

Pendant son absence , les deux princes , ses fils , excités par les émissaires de Phéroras et de Salomé , s'étaient expliqués plusieurs fois en termes indiscrets sur le traitement

Page 1