MOIS DE CHALC1DENE
fait prisonnier et condamné à mort. Pompée fléchi par uni présent de mille talents, lui laissa la vie et son royaume, il paraît qu'alors Ptolémée régna en paix. Il reçuUcliez lui les frères d'Alexandre, fils^d'Anstobule, roi des Juifs (49)» a qui Scipion avait fait couper la tête , après quoi il en voya
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raitre, et forma contre eux son accusation. Mais ils se défenr dirent avec tant de force , que l'empereur , les jugeant innocent, donna ses soins pour réconcilier le père a ver ses en fans, et crut y avoir réussi. Il se trompa ; ce ne fut qu'une réconciliai ion plâtrée; Hérode étant tevenu à Jérusalem avec la permission de laisser la couronne à celui qu'il voudrait - de ses trois fils , assembla le peuple en conséquence , et
désigna, pour son successeur immédiat, Antipaler, et après lui ses deux autres fils. Il n'en fallut pas davantage pour réveiller la discorde entre les trois fi ères- Ce fut vers ce tems qu'Hérode voyant son trésor épuisé par ses profusions, s'avisa de faire ouvrir, de nuit, le tom* beau de David et de Salomon , dans l'espérance d'en tirer de quoi remplir ses coffres. 11 n'y trouva point les espèces mon noyées qu'il cherchait, mais à leur place une grande quantité de vases précieux et travaillés avec beaucoup d'art, qu'il fit emporter. Voulant ensuite expier cette profanation aux yeux du peuple , qui en murmurait hautement , il fit élever devant ce sépulcre un monument de marbre blanc : ouvrage qui servit plus à perpétuer la mémoire de son crime que celle de son repentir.
Les dissentions qui se renouvellèrent peu de tems après dans sa maison , furent regardées comme la punition de ce sacrilège. D'un côté , la conduite de Phéroras , son frère , épris d'une jeune esclave, au point de refuser obstinément une de ses tilles qu'il lui offrait en mariage , de l'autre , les rapports calomnieux d'Antipater et de Salomé , contre les fils de Mariamne , Alexandre et Aristobule , lui déchiraient le cœur et ne lui permettaient aucun repos. Les deux princes vinrent cependant à bout de le désabuser sur leur compte, Mais l'orage fut à peine conjuré, que Salomé en excita un autre contre eux par de nouvelles imputations. Hérode avait
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son fils Philippion à Ascalon , pour lui amener à Chalcis , Alexandria , fille do feu roi Aristobule , afin de l'épouser. Philippion étant devenu amoureux de la princesse , l'épousa lui-même, chemin faisant. A son arrivée, Ptoléméele punit 4t son audace, en le faisant mourir, et épousa la veuve de
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trois officiers qu'il aimait singulièrement. Alexandre leur ayant fait quelques présens, des émissaires de Saloxné les défèrent au roi, comme s'étant laissés corrompre pour le détrôner et mettre son fils en sa place. Le soupçonneux monarque les fait aussitôt arrêter. On les applique à la question, et à force de tourmens on leur arrache l'aveu du crime dont ils sont accusés. Us vont plus loin, et chargent en général la cour et l'armée de la complicité. Hérode , ne se possédant plus alors , regarde comme autant d'ennemis et de traîtres, tous ceux qui l'environnent. Plus on l'approche , plus on lui devient suspect. Non content de mettre Alexandre dans les fers , il lui associe un grand nombre de personnes, que ses soupçons ou des délateurs, lui désignent. Toute la cour retentit des cris des malheureux que l'on tourmente , ou des plaintes de ceux qui s'intéressent à leur sort. Alexandre,
Soussé au désespoir, veut y réduire son père. Non content e se déclarer coupable de la conspiration qu'on lui attribue, il y implique encore Phéroras et Salomé. Archelaus, roi de Cappadoce, beau-père d'Alexandre , à ces tristes nouvelles, se rend à Jérusalem. Ayant tout examiné avec soin , il détrompe Hérode par la sagesse de ses discours , et rétablit le calme dans sa maison.
9. Edit de l'empereur Auguste , portant ordre aux gouverneurs de l'empire romain , de faire le dénombrement de tous les sujets compris dans leur département. ( Luc II , 1. 2. ) « Ce dénombrement, qui fut le premier, se fit, suivant S. Luc, sous Quirinius, président ou gouverneur de Syrie (EoangeL IL 2.) » Mais à l'époque dont il s'agit, c'était Quintilius Varus , qui gouvernait la Syrie , et non Quirinius, qui ne fut envoyé de Rome que dix ans après, suivant Tacite (His/. 1. V. ) , pour remplacer Varus. 11 parait,