ROIS DE CHAL CI DE NE
Ptolémée, qui était un voisin incommode à cette ville. On ignore l'événement de cette guerre.
PtolÀmée II , fils du précédent , succéda à son père , on ne sait en quelle année. Il voulut empêcher Pompée d'entrer *n Syrie ( 66 ) ; mais il eut le malheur d'être , par lui r battu, II. 21
l6l ABRÉGÉ CHRONOLOGIQUE
indigne et cruel qu'il avait fait à leur mère, et sur la méchanceté des ministres de sa fureur. Ces discours lui sont rapportés à son retour, et on les emprisonne de manière à hn faire craindre des mauvais desseins corilre sa personne. Pour humilier ces princes et les réduire au silence, il fait venir à sa cour Antipater , leur frère aîné , qu'il tenait éloigné dans une espèce d'exil. C'était le fruit du commerce qu'il avait eu, n'étant encore que particulier, avec une femme du peu le nommée Doris, selon Josephe, ou Dorothée, suivant l'auteur du quatrième livre des Ma< habées. H affecte de donner à ce tils une préférence marquée sur ses frères, et même il insinue qu'il doit lui succéder. Irrités plutôt qu'abattus par ce procédé, les fils de Mariamne n'en devinrent que plus hardis à faire éclater leurs plaintes, et contre Antipater et contre leur père. Tout cela achève de les perdre dans l'esprit d'Hérode et fait tourner toute sa
tendresse vers ce (ils , qui était l'objet de leur haine.
12. Agrippa était pnur lors en Syrie. Hé rode lui mène Antipater, et obtient de lui qu'il l'accompagne a Borne pour se faire copnaître à Auguste et aux principaux de sa cour.
L'éloignement du fils de Doris et d'Hérode , ne l'empêcha pas de travailler à la perte de ses frères* Fidèle à son ressentiment , il entretenait , par ses lettres écrites à son père et par les émissaires qu'il avait auprès de lui, les ombrages que causaient, à ce monarque les fils de Mariamue. Knfin leurs ennemis vinrent à bout de persuader à Hérode qu'ils avaient oublié les lois de la nature , au point de vouloir l'empoisonner. Cet injuste et funeste préjugé ne cessant de le tourmenter , il prend le parti de les conduire lui-même à Borne, pour les accuser devant Auguste. Comme ce prince était pour lors à Aquilée , ce fut là qu'llérode les fit compa-