BOIS DE DAMAS
Kezom, qui avait servi Hadar-Ezer dans ses guerres contre David , Payant ensuite abandonné pour se tourner
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du côté du vainqueur » fut établi roi de Damas par ce dernier, sous la dépendance "du royaume d'Israël, et à la charge d'un tribut. C'est le même que Nicolas de Damas nomme Hadau H. Son règne fut long, et dura jusque vers ta fin de celui de Salomon. Tant que ce dernier veilla an bien de ses états , et les gouverna avec cette sagesse extraor-* dinaire que Dieu Lui avait donnée, Retom demeura tranquille et soumis. Mais lorsqu'il le vit plonge dans la débauche, il profita de sa négligence pour s'agrandir , et se rendit redoutable au* sujets de ce monarque.
HÉZIOK ou Hadap III, suivant Nicolas de Damas, ,fut le successeur de Rezom au royaume de Damas. On ignore le genre de relation que ces deux princes avaient ensemble; Ussérius et Newton regardent Hézion et Rezo comme une seule et même personne , fondés sur la ressemblance assea grande de leurs noms. Mais cette raison ne nous paraît pas suffisante pour les identifier. Héziorr vécut comme son prédécesseur, «n bonne intelligence avec les rois d'Israël et de Juda.
Tabremon, fils d'Hézion, nommé Hadad IV par Nicolas de Damas, monta sur le trône de Damas après la môrt dé son père. H fit un traité d'alliance avec Abiam, roi de Juda, contre-leurs ennemis communs; mais on ne sait point ce que cela produisit.
* oa6\ Bbn-Habad I , ou H ad au V, filyle Tabremon , étak assis sur te trône de Damas du tems d'As^roi de Juda, et de Baasa, roi d'Israël. Sa valeur et sa bonne conduite le firent estimer et rechercher de ses voisins. Baasa fit un traité d'alliance avec lui; Appuyé de son secours , il remporta une victoire sur Asa, roi de Juda , avec lequel il était en guerre; et pour empêcher toute communication entre ses sujets et ceux de Juda , il entreprit de fortifier Rama , place située dans les gorges d'une montagne, au bas de laquelle était un défilé où- i\>n passait d ? un royaume à l'autre. Asa, pour faire cesser cette entreprise, tira du trésor du temple tout For et l'argent qui s'y trouvait , et l'envoya par ses ambassadeurs à Ben -Hadad, le priant de renouveler l'alliance qui avait été faite entre leurs pères respectifs, et de venir à son secours contre le roi d'Israël. Ben- Hadad , gagné par ce riche pré-*
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sent , rompit le traité qu'il avait fait avec Baasa,' lui décîatar la guerre, et fit partir les généraux de son armée pour aller* ravager les terres d'Israël. Ils y firent des conquêtes rapides, s'étant emparés, en peu de teins, de Ban, d' A h ion, d Abela et de toute la contrée voisine de Cénéroth, ou du lae, depuis nommée la mer de Tibériade. Ben-Hadad garda une partie de ses conquêtes, et bâtit même des places ou des rues dans Samarie.
900. Ben-Hadad II, ou Hadad VI, succéda à son père dans le royaume de Damas, et poussa vivement la guerre qu'il avait commencée contre le royaume d'Israël. Mats H éprouva deux revers miraculeux dans l exécution de ce dessein. Lorsqu'il vint pour la première fois sur les terres d'Israël , il paraît que ce fut avec un étalage prodigieux de grandeur et de puissance. Il n'avait pas moins de trente-deux rois tributaires dans son armée qui était innombrable. L'ayant amenée devant Samarie, il en forma le siège. En môme tems il en-: voya des ambassadeurs dans la ville, pour sommer le roi Achab de s'avouer son vassal , et de reconnaître que tout ce qu'il possédait , iusqu a sa femme et ses enfants , était à lui. A cette demande insolente, Achab fit la réponse la plus humble et la plus respectueuse. Ben-Hadad, voulant le pousser à bout , envoie le lendemain ses officiers pour fouiller dans le palais de Samarie, et en tirer tout ce qu'ils y trouveraient de plus précieux. Le roi d'Israël, outré d'une indignité si criante, s'oppose à la recherche. Ben-Hadad, apprenant sa résistance, lui fait les plus terribles menaces r * et se met en devoJPde les effectuer. Il presse le siège de là place, et la serre de manière que personne ne peut y entrer ni en sortir. Un prophète vint rassurer Achab, et lui promet que Dieu va dissiper l'armée formidable de Syriens, par les bras les plus vils qui soit dans celle d'Israël. Par qui , demanda Achab ? Par les valets de pied de vos princes, répond le prophète. Achab les ayant mis à la tête de son armée, qui n'était que de sept mille hommes , les fait marcher en avant pour attaquer les Syriens. Ben-Hadad cependant se livrait à la débauche de la table dans sa tente avec ses officiers et leurs femmes. On lui annonce l'approche d-une troupe d'Israélites. Plein d'une confiance aveugle , il ordonne de les prendre vifs, et ne daigne pas interrompre ses plaisirs pour aller à leur rencontre. Les valets Je pied fondent sur les
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Syriens y dont ils font un grand carnage, et le reste des Israélites, encouragés par leur exemple, met en déroute l'armée de Ben-Hadad qui, ne pouvant rallier ses gens, est obligé de prendre la fuite. La bataille s'était donnée sur la montagne de Samarie. Les Syriens forcés , par l'évidence , d'en attribuer le succès à la Divinité, s'imaginèrent que le dieu des Israélites n'était que le dieu des montagnes. Telle était en effet leur théologie : ils étaient persuadés que chaque lieu avait son dieu tutélaire , qui veillait à la défense de ses adorateurs dans l'étendue de son ressort. Pour mettre en défaut le protecteur d'Israël, ils vinrent, l'année suivante, camper dans une vallée de la Célésyrie, près de la ville d'Aphec, aujourd'hui ensevelie sous les eaux d'un lac, où l'on aperçoit encore ses ruines, non loin de la plaine de Balbec. Dieu , jaloux de sa gloire , accorde aux Israélites une nouvelle victoire, qui montre à leurs ennemis qu'il ne préside pas moins aux vallées qu'aux montagnes. Ben-Hadad s'étant sauvé dans Aphecf, dont les murs, en tombant, écrasèrent une partie de ses 'gens, envoya demander grâce au rot d'Israël. Achab l'invite à le venir trouver, après lui avoir promis la vie sauve, le fait monter lorsqu'il arrive dans son char comme un ami, agrée les offres que Ben-Hadad lui fait, d'accorder aux Israélites, à Damas, les mêmes privilèges dont ils jouissaient à Samarie, et le renvoie ensuite sans lui imposer d'autres conditions. Dieu, irrité de cette clémence déplacée et contraire à ses ordres , annonce au roi d'Israël , par la bouche d'un prophète, qu'il aura lieu de s'en repentir. Trois ans se passèrent sans que Ben-Hadad fit aucun mouvement contraire à la paix qu'il avait jurée. Mais oubliant ensuite ses promesses , il s empara de Kamoth, ville de Galaad, qui se trouvait à sa bienséance. Achab l'ayant en vain réclamée, se ligue avec Josaphat, roi de Juda, pour aller la reprendre de force. L'armée syrienne vint au-devant de celle aes deux rois. Le combat s'engage. Achab y est blessé mortellement d'une flèche tirée au hasard. On sonnQ alors ta retraite, et les deux armées se séparent, laissant la victoire indécise. Ochozias, successeur d Achab, ût la paix avec Ben-Hadad, en lui abandonnant la ville qui avait fait le sujet de la dernière guerre. Joram, qui monta sur le trône apiès Ochozias, tâcha d'entretenir la bonne intelligence avec le roi de Syrie. Elle était si grande, que Ben-Hadad ayant ouï dire qu'il se faisait des miracles en Israël, envoya Naa-
man, son général, à Joram pour le guérir de la lèpre dont il était infecté. Joram, qui ne sentait pas en lui ce pouvoir, s'imagina que Ben-Hadad cherchait par-là un préteite pour
rompre avec lui. Mais le prophète Elisée le rassura, en chargeant de la guérison de Naâman. Ce général l'obtint après s'être baigné sent fois, suivant Tordre du prophète, dans les eaux du Jourdain. Un bienfait si grand et si miraculeux accordé a un officier que le roi de Syrie chérissait , aurait dû resserrer les liens die l'union entre les deux monarques, et la rendre inviolable. Mais la tranquillité était, pour Ben-Hadad , un état violent dans lequel il ne pouvait Iong-tems persévérer. Bientôt le roi d'Israël apprend qu'il forme de mauvais desseins contre lui. 11 prend des mesures pour les déconcerter, et y réussit. Ben-Hadad, étonné, soupçonne ses officiers de trahison ; ceux-ci, pour se discul- ' per, accusent Elisée de révéler tout ce qui se passe dans son conseil, au roi d'Israël. Ben-Hadad les croit d'autant plus volontiers, qu'il connaît Elisée pour un prophète. H envoie des troupes en Israël pour le prendre. Elisée les ayant ren-^ contrées, obtient de Dieu qu'elles ne reconnaissent ni lui, ni les lieux où ils sont. Ainsi éblouis, il les amène à Samarie, où leurs yeux étant dessillés, elles se voient avec surprise à la merci de leurs ennemis. Le prophète empêche qu'on ne leur fasse aucun mal , et les renvoie après leur avoir donné des rafraîchissements. Le rapport qu'elles firent de leur aventure, au roi , leur maître , suspendit quelque tems les hostilités entre les deux nations. Mais Ben-Hadad ayant repris, dans la suite , ses premiers desseins , rentra daos le pays d'Israël f et vint mettre le siège devant Samarie. 11 était prêt de la prendre par famine , lorsque , dans son camp , Dieu fit entendre comme le bruit d'une armée qui venait fondre sur la sienne. L'épouvante s'empare des Syriens. Us fuient en désordre , abandonnant armes et bagages pour mieux courir. Depuis cet échec, Ben-Hadad cessa d'inquiéter les Israélites, et vécut en paix avec eux. Ce prince étant tombé dangereusement malade, apprend qu'Elisée est en route pour venir à Damas. 11 lui députe Hazaël , un de ses officiers, avec des riches présents, pour savoir s'il recouvrera la santé. Le prophète répond que la maladie du roi n'est pas mortelle , el piédit en même tems qu'il n'en relèvera pas ; puis, envisageant le député, il se met a pleurer. Hazaël lui demande la cause de ses larmes. C'est la vue, répond Elisée, de tous les