‹ L'Art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 122 sur 146 · FERDINAND IL · texte numérisé non relu

FERDINAND IL

L'année suivante, il confirme l'ordre militaire de S. Jacques, institue' par D. Pedre-Fernandcz, natif de Fuente-Encalada , dans l'évêché d'Astorga, sou»

la règle de Saint-Augustin. La marque de l'état de cette chevalerie est une cpée ensanglantée mise en forme de croix.

Ferdinand , l'an 1 f 63 , tient, à Soria , une grande assemblée , dans laquelle il termine les différents de la maison de Lara avec celle de Castro. Alfonse III, son ueveu , s'était rendu à cette assemblée. Les deux princes y donnèrent , d'un commun accord , la ville d'Uclès aux chevaliers du Temple , pour assurer le royaume de Tolède contre tes incursions des infidèles. L'an 1164, Ferdinand épouse doua ITr raque , fille - d'AIfonse Ier, roi de Portugal. Ce mariage fut cassé, l'an 1175, par le cardinal Hyacinthe, pour cause de parenté, quoiqu'il en fut né un priuce nommé Alfonse, qui succéda à son père.

L'an 1176, Ferdinand épouse dona TuérÈsk, fille de Nunès de Lara , qui meurt le 7 février 1 180. Il passe, l'an 1 181 , à des troisièmes noces, e! s'allie avec dona UnR aqur LorkZ. L'an 1 108, Ferdinand meurt le 7.1 janvier, dans la trente-unième année de son règne , laissant Alfonse de sa première épouse, et de la deuxième , Sanche et Garcie.

DES ROIS )>WàCKK (cASTILLE Et LÉON.) 55l

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Mais Tan 1 185, il fut battu par les Almohades à Sorillo, après Jcur avoir enlevé Maillo et Medcllm'. L'an 1189, les rois de Castirie et de Léon ayant réuni leur» troupes , passent la Sierra Morena, et, après avoir mis à feu et à sang tout le territoire de Séville, jusqu'à la mer, ils s'emparent , à leur retour , de Calasparra. Le 29 novembre , la reine Eléonore accouche de l'infant D. Ferdinand; ce prince mourut le 1 4 octobre 1 a 1 1 . L'an 1 1 94 , le progrès des armes de Caslille contre les Maures détermina lacoub - Àben - Jousef , roi de Maroc , à faire publier la Gacie , espèce de croisade , en vertu de laquelle tous les Mabométaus qui mouraient en combattant contre les Chrétiens, ou «mi en tuaient quelques-uns, croyaient obtenir le pardon de leurs péchés. Àlfonse, l'an 1 195, paya cher la témérité qu'il eut de vouloir se mesurer avec un ennemi plus puissant que loi.

N'ayant point jugé à propos d'attendre le secours que lui amenaient les rois de Léon et de Navarre, il perdit, le 18 juillet , contre lacoub , une grande bataille, où il reçut une blessure à la cuisse. Les auteurs latins et arabes s'accordent sur la date de celte bataille, dont le lieu est incertain. Le vainqueur s'empara ensuite de Calatrava, d'Alarcos, et de plusieurs autres places. L'an 1 196 , nouveaux progrès d'JUcoub dans la Cas-

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1 188. Alfonse IX , fils de Ferdinand II , lui succède, quoi* que né d'Urraque, infante de Portugal , dont le mariage avec Ferdinand avait été déclaré nuL Il épouse dona Thérèse, fille de Sanche l*r , roi de Portugal , sa cousine-germaine. Ce mariage est cassé l'an 1 192 , dans le deuxième concile de Salamanque ; mais Alfonse continuant de vivre avec Thérèse , les royaumes de Léon et de Portugal sont mis en interdit j ce qui cause de grands troubles.

Alfonse, l'an 1195, renvoie eu Portugal Thérèse, dont il avait eu trois enfants : Ferdinand y> qui mourut en 1214.; dona Sanche et dona Douce. (Thé»

rose renonça au monde l'an 1228, et prit le voile dans le monastère de Lorvan , de l'ordre de Cîteaux , où elle mourus saintement le 18 juillet i25o. ) L'an 1 197 > Alfonse épouse , en deuxièmes noces, Bbremgbbe, fille du roi de Castille , sa proche parente. Le pape Innocent III s'élève contre ce mariage , et refuse la dispense aux ambassadeurs des deux rois.

L'an 1200 , Berengère accouche de Ferdinand , célèbre depuis par sa* sainteté et par ses ex-* ploits contre les Mahométans.

Innocent 111 ne perdait pas de vue le roi et la reine de Léon; Sachant qu'ils continuaient de vivre ensemble , il les excommunia l'an 1202 i et mit le royanm« de Léon en interdit.

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.tille. Alfonsc , ou lfeu de s'y opposer, touriKi ses armes contre le roi de Léon , son cousin , et fait une irruption dans le royaume de ce dernier, où il commet de grands ravagea. .La paix est conclue l'aimée soi vante, et le mariage de la princesse lkrengère avec le roi de Léon est arrête. Alfonse , Tan 1199, ayant appris le voyage, de Sanche , roi de Portugal , en Afrique, et soupçonnant qu'il voulait renoncer au Christianisme , «e jette dans ses états, et prend plusieurs places. Il entre, l'année suivante, dans la Navarre r et enlève les trots provinces d'Alava, de Biscaye et de Guipuscoa , qui , depuis ce teras, ont été réonics à la couronne de Castille. Ce prince aimait les lettres ; il en donna des preuves , Van 1208., en fondant, à Fa*»

Icncia , une université où il attira , de France et d'Italie, plusieurs hommes de réputation.

C'est le premier établissement de ce genre qui ait été fait en Espagne. Alfoitse n'avait pas oublie' l'échec qu'il avait reçu des Maures en 1 ig5. Il trouva, enfin , après l'avoir long-teins cherchée, l'occasion de prendre sa revanche. L'an 1212, accompagné des rois d'Aragon et de Navarre, il remporte, aux Naves de Toi ose , une des plus signalées victoires sur les Maures, commandos par Méhemed-cU Xitsirt fil* et successeur d'Ia-

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Il fallut bien « à . la fin , qu'ils pliassent. L'an 1 a 144, ils consentent dc.se séparer, après avoir eu ciu(| enfouis : Ferdinand , Alfonse, £léonore, Constance et Bérengere. Innocent ill, en cassait le mariage d'Aifcnsc avec Bereneère, légitima ces enfants, el Ferdinand l auié fut reconnu, héritier de la couronne dans les étals-généraux tenus cette aunée* Alfouse , l'an 1212, marche au secours des princesses The'rèso et âanche , infantes de Portugal * dépouillées de leurs apanages par Alfonse 11 , leur frère, et gagne une bataille sur ce prince., il tourna ses armes ensuite, contre les infidèle». L'an i2»4> ayant reçu d'Alfbose , roi de Castille, un corps de six cent* chevaux , il va faire le siège d'Alcautara , qu'il enlève aux> Maures après quelques assauts.

L'an 1217, Alfouse, piqué de ce qu'on lui avait demandé Ferdinand, son fils, pour le (aire roi de CastiUe , et aspirant lui-* même à cette couroune , eutre dans la Castille à la tète d'uue armée , et s'avance vers Burgos»

dans le dessein de s'en empa-« rer ; mais vovant les Castillans disposés à lui résister, il se retire. Ce prince n'était pas indifférent pour les lettre*. L'art 1225, il érigea l'université chl Salamanque , qui devint la plus célèbre de l'Espagne. L'an 1 2.yo9 ayant repris les armes eootro les Infidèles , il s'empare de Me-

©oub, roi de I£?i jCj ct,d ttuc[rûk/*tir Abon-Hoti, roi mabe-

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grande partie de l'Espagne ; près de deux cent mille hommes y périrent du côté des infidèles.

( M. Cardonne met cette bataille en l'an 607 de l'Hégire , 1210 de J.*C.) Encouragé par «ne victoire si éclatante, le roi de Caatilie s'étant mis en route, l'an 1214 , pour aller s'aboucher à Palencia avec le roi de Léon , et concerter ensemble la continuation de la guerre contre les Mahométans, tombe malade au village de Galière-Mugnos , et T meurt la nuit du 5 au 6 août.

Son corps fut transporté au monastère de las Huelgas de Bur- Ços , qu'il avait fait bâtir pour y être inhumé. La valeur de ce prince , son amour pour ses sujets, son zèle pour la religion, la protection qu'il accorda aux gens de lettres, lui ont mérité | tin rang distingue parmi les rois d'Espagne, et le font regarder comme un des fondateurs de la gloire de cette natiou. Il laissa , de la reine Eléonore (morte le 2 1 octobre 1 2 1 4) » l'infant D. Henri , et quatre princesses; dona Bérengère , qui avait épousé Alfonse IX , roi de Léon ; Blanche , mariée , l'an 1 200 , à Louis VIII, roi de France; Urraque, alliée, l'an 1208, à Alfonse II, roi de Portugal; et Eléonore, qui épousa, l'an 1220, Jayme Ier, roi d'Araçon. Alfonse, mécontent du roi de Léon , .sou gendre, avait substitué ses états, peu de teins avant sa mort, à Louis, fils aîné de Blanche, sa fille, dans le cas ou Henri, sou fils, mourrait sans postérité. C'est une vérité que M. de Brequigni met en évidence dans une savante dissertation qu'il a composée sur l'origine des différents de la France et de la Castille sous les règnes de nos rois, Philippe III et Philippe IV. ( Mém. de V Acjad. des B. L. , T. 4> » P«

Alfotise cassa l'autorité ducale en Gascogne, comme on le voit dans la donation qu'il lit, l'an 1204, cie quinze serfs à FégHste de Dax, avec le conscnteineut de la reine, son épouse, et cfe ses deux fils, Ferdinand et Heoii. Ce diplôme , où il prend lef

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