‹ L'Art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 126 sur 146 · FERDINAND III, LE SAINT · texte numérisé non relu

FERDINAND III, LE SAINT

L'an 1217, le 3i août, Ferdinand III, fils d'Alfonse IX, roi de Léon, et de dona Béreugère , fille d'Alfonse III, roi de Castille, ne' l'an 1200, est reconnu roi de Castille après que la reine, sa mère, qui avait ëté proclamée à Valladolid , eut abdiqué la couronne en sa faveur. Tous les suffrages néaumoins ne se réunirent pas en même tems pour lui. Quelques seigneurs, fidèles aux dernières volontés de l'aïeul maternel de ce prince , se déclarèrent pour Louis , fils de Blanche (depuis roi de France , le IX* de son nom). On conserve au trésor des chartes les lettres de; neuf seigneurs castillans qui demandent au roi Philippe Auguste' le jeune prince , sou petit-fils, s'engageantà le faire reconnaître pour roi de Castille. Ce sont ces lettres qui attestent qu' Al fon se IX, roi de Castille , peu de tems avant de mourir, avait ordonné , comme nous l'avons dit, que, si son fils Henri venait à décéder sansenfans, le fils aîné de Louis et de Blanche lui succéderait à droit héréditaire. Mais la plus grande partie de la noblesse castillane demeura attachée à Bércngère et à son fils. Philippe Auguste, qui venait de faire d'inutiles efforts pour maintenir sur le

Rois chrétiens de Majorque.

les Mahométans des trois îles s'étant révoltés , D. Jayme y fit une expédition dans laquelle il dompta les rebelles , et força les plus mutins de s'expatrier.

L'an 1262, le roi d'Aragon donna , sous le titre de royaume de Majorque , Jes îles Baléares à D. Jayme, son fils puîné , et joignit à ce don le comté de Roussillon , la seigneurie de Montpellier , et tout ce qu'il possédait en France ; disposition que D. Pédre , fils aîné au roi d'Aragon , confirma quoique mafgré lui. D. Pèdre , devenu roi d'Aragon, envoie, l'an 1285, D. Alfonsc , son fils , avec une flotte , contre D. Jayme , son frère , pour le punir d'avoir livré le passage par ses états à l'armée de Philippe le Hardi , roi de France. Les îles de Majorque et d'Ivica se soumettent au jeune prince, qui, dans la même année, succède au trône d'Aragon ( Minorque avait déjà été reprise par les

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trône d'Angleterre le prince Louis , son fils , que les Anglais y avaient eux-mêmes appelé* , craignit de s'engager témérairement <lans une guerre nouvelle pour établir sur le trône de Castille , contre le vœu de la nation . un petit fils à peine sorti du berceau. Ainsi la substitution ordonnée par A îfonse fut alors sans effet. L'an 121Q, le 5o novembre, Ferdinand épouse ëthisa , dite aussi Béatiux, fille de Philippe , empereur d'Allemagne, Ce mariage fut heureux. L'an 1221 , la reine accouche de l'infant Alfohse qui , dès l'année suivante , est reconnu héritier de Ferdinand dans les état 5 -généraux tenus à Burgos. L'an i2Îo, Ferdinand avant appris la mort d'Alfonsc IX , son père , se rend à Léon où il est proclamé roi du pays.

Le, même FERDINAND III, roi de Castille et de Leok.

to5o. Ffiidinand réunît pour toujours les royaumes de Léon et j3c Castille. L'an 12^4» pendant que ses troupes font le siège d'Ubeda, contre les infidèles , la mort lui enlève , à Toro , la reine Béalrix, sa femme, dont il avait eu six princes , Alfonsc , Frédéric , Henri , Ferdinand , Philippe, Sanchc, et la princesse Marie , morte quelque terns avant sa mère. Ferdinand continua la guerre contre les Mahométans, et la fit toujours avec succès. L'an , ti56, le 26 juin , il s'empare de Cordouc dont ils étaient maîtres depuis l'an 712, époque de la funeste bataille de Xérès , à la suite de laquelle ils avaient enlevé cette place aux Chrétiens. On y comptait alors trois cent mille âmes; à peine y en a-t-il quinze

Rois chrétiens de Majorque,

Maures ). L'année suivante , à la sollicitation du roi de France, et poussé d'ailleurs par le désir de recouvrer son royaume de Majorque , D. Jaymc passe les Pyrénées , s'empare d'une partie du Lampourdan, et assiège Castïïlon ; mais le roi d'Aragon , son neveu, avant paru à la tête d'un corps d'année, il n'ose l'atteinlre , levé le siège vers la fin de juin , cl repasse dans le KoUssillon. L'an i2H«j, tandis que le roi d'Aragon est occupé à faire la guerre au roi de Castille, D. Jaymc assemble une armée datis le Roussillon , entre dans le Lampourdan , et y sonmet diverses places. (>lais Alfonsc, ayant quitté les frontières de Castille, revient en diligence dans la Catalogue f et oblige son oncle à se retirer. L'an 1 291 ( N. S. ) la paix se fait an mois de février, par ia médiation du pape, entre D. Jaymc et II. A Ifonse qui promet de restituer à son oncle le royaume de Majorque, à condition

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mille aujourd'hui. Ferdinand, l'an 1257, épouse, en secondes noces, Jfa>*ne , fille de Simon , comte de Ponthieu , et de Marie, petite- fille de France. La terreur des armes de Ferdinand porta , Fan 1246, Abousaïd , roi de Grenade, à se rendre son vassal et à lui abandonner Jaëu. Celte prospérité' fut de près suivie de la mort de la reine Bérengère, mère de Ferdinand , décède' à Burgos le 8 novembre de la même année. Ce prince entreprit Tannée suivante le siège de Séville dont il se rendit maître, le 23 novembre 12/48, par capitulation , au bout de quinze mois d'attaque. Les Mahoniétans, suivant une des conventions, en sortirent au nombre de trois cent mille, après quoi le vainqueur y fit son entrée. Il n'y avait point alors de terroir mieux cultivé que celui de Séville : sa campagne était fameuse par sa grande fertilité, et de tems immémorial elle étiit appelée le Jardin d'Hercule, On comptait aux environs de Séville plus de vingt mille hameaux, bourgs ou villages. Ce nombre se trouve réduit maintenant à deux cents ou environ. Ferdinand marche toujours de conquête en conquête. L'an ia5o , il s'empare de Xérès, de Cadix , de S. Lucar, etc. Ferdinand se proposait de nouveaux progrès sur les infidèles, lorsqu'une hydropisic t'enleva à l'âge de cinquantedeux ans , le '60 mai 1252 (et non 1290 , comme le porte l'épi— taphe espagnole gravée sur son tombeau dans une chapelle de la cathédrale de Séville, où il fut inhumé). « Dès ce moment, dit » Ferreras, il fut canonisé par la voix unanime du peuple; et » dès-lors Dieu commença à publier sa sainteté par les miracles » . L'an 1671 , il fut mis au rang des saints par Clément X. Ferdi-

Jtois chrétiens de Majorque.

qu'il le tieudrait en fief du roi d'Aragon , avec ses autres domaines : mais Alfonsc étant mort le 18 juin suivant , le roi D. Jaymè , son successeur , diffère , sous divers prétextes , l'exécution du traité jusqu'au 9 août 1298 , que D. Jaymc , son grand oncle , fut enfin remis en possession de ses états par l'entremise de la France. L'an i5i 1 , D. Jayme , roi de Majorque , meurt vers la fin de juin, dans la soixante-huitième année de son âge, étant venu au monde le 5o mai 1243. o Jacques I*r, dit D.Vais- » sète , fit beaucoup d'honneur à la ville de Montpellier , où il ». avoit pris naissance , et il se rendit surtout recommandable » par sa valeur, et son expérience dans l'art militaire. Il demeura >> toujours uni à nos rois, dont il épousa les intérêts contre le » roi d'Aragon , malgré Jes liens du sang qui l'attachoicnt à ce » prince». Il avait épousé , le 1 5 octobre 12^5, Esclakmondi

nand laissa de son deuxième mariage Eléonore, mariée, Fan ia54i au prince de Galles , depuis Edouard I",roi d'Angleterre. Ferdinand aimait les lettres , et il est regardé comme le fondateur de l'université de Salamanque , à laquelle il assigna de grands revenus. Son amour pour la justice le porta à faire rassembler en tin corps toutes les lois de ses prédécesseurs , afin qu'on s'y conformât : ouvrage qui ne fut achevé que sous le règne suivant. H fit aussi traduire en langue vulgaire le corps de droit que les Maures suivaient à Cordoue. Son fils et son successeur, dans l'éloge qu'il lui consacra, dit qu'il réussissait en sept actions de sa vie, comiendo , bibiendo , segendo ,jracindo , estando, cavalcando ; d'où il faut conclure que l'austérité de ce prince ne l'empêchait pas de faire tout avec grâce. Le panégyriste ajoute que son père était grand chasseur, habile à tous les jeux , bon poète et grand musicien.

Les diplômes de Ferdinand n'ont quelquefois d'autres dates que celles de Père d'Espagne et du mois. Ce fut lui qui établit le conseil souverain de Castille.

ALFONSE X , dit LE SAGE. .

125a. Alfonss X, surnommé le Sacb et l'Astrologue à cause de son amour pour les sciences , surtout pour l'Astronomie, fils de Ferdinand le Saint et de Béatrix, est proclamé à Séville et reconnu roi de Castille et de Léon après la mort de son père. Alfonse avait épousé, l'an 1249, Yolande, fille de

Rois chrétiens de Majorque,

fille de Roger IV, comte de Foix, dont il laissa D. Jayme, qui se fit cordelier , l'an 1^02 , et se maria ensuite , après avoir fait causer ses vœux; D. Sanche qui suit; D. Ferdinand ; D*- Philippe, qui embrassa la cléricature j dona Saucie , femme de Robert, roi de Naples , et une autre lillc, qui épousa, l'an

'?99 > 1° M* de Manuel , empereur de Constantinoplc. ( Vaissète. )

i3i 1. Don Sanche , deuxième fils de D. Jayme Ier, lui succède. Il fait hommage le 18 décembre de la même année, au roi Philippe le Bel , pour la seigneurie de Montpellier. Le gouvernement de ce prince fut doux et équitable. Il mourut à Formiguéra dans le Capcir, le 4 septembre i5a4 * au retour d'une expédition qu'il avait entreprise , avec le prince d'Aragon , son cousin , contre les Pisans , à qui ils enlevèrent l'île de Sardaigne.

DES ROIS D'ESPAGNE (cASTILLE ET LÉON.) 55g

Jajrrae I", roi d'Aragon , qui mit au monde, Tan 12 55 , l'infant D. Ferdinand. Son ambition ne lui permit pas de voir sans jalousie les progrès que le Portugal faisait sur les Maures au-delà de Guadiane et dans l'Andalousie. Les chicanes qu'il fit nu roi de Portugal , Alfonse III , sur les conquêtes qu'il avait faites en ce pays , obligèrent celui-ci à conclure avec lui, Tan 1255 ou 1254, un traite par lequel il lui cédait l'usufruit, et non la propriété, d'une partie de ce que les armes lui avaient acquis. Les possessions des infidèles furent uu objet plus louable de l'ambition du roi de Caslille. L'an 1257, étant entré dans l'Algarve , il enlève à divers seigneurs musulmans ce qu'il y restait aux Chrétiens a subjuguer. L'empire germanique était alors sans chef depuis environ trois ans. Frappés de la réputation d'Alfonse , une partie des électeurs réunirent leurs voix en sa faveur; mais les troubles de son royaume ne lui permirent pas de se rendre dans l'empire. Il fit néanmoins divers actes de l'autorité impériale, du nombre desquels est l'investiture qu'il donna de la Lorraine à Frédéric. (Voyez les Empereurs <£ Allemagne). Des pluies abondantes causèrent en Castille , en i?.58 , une inondation terrible qui renversa presque tous les ponts. Celui de Tolède fut rétabli par Alfonse l'année suivante, avec une inscription où l'on conserva la mémoire du desastre qui avait occasionné sa ruine. On y lit encore de nos jours les dates suivantes qui marquent le rétablissement de ce pont, savoir Van de V Incarnation i25o,, de César 1 ayy , d1 Alexandre ^70, de Moise 2*55 1 , et des Maîtres 657. La discorde s'étant mise entre Alfonse et le prince Henri, son

Rois chrétiens de Majorque»

IS'ayant point d'enfants de Mark, son épouse , fille de Charles II, roi de Sicile , il fit hériter de tous «es domaines D. Jayme, son neycu.

1324. Don Jatmb II, fils de Ferdinand , infant de Majorque, frère puîné de Sanche, mort vers i5i8, et d'Isabelle d Adria , ou de la Morée , sa première femme, succède, à l'âge d'environ douze ans, à D. Sanche, son oncle, sous la tutelle de D.Philippe, son autre oncle , alors trésorier de l'église de Saint-Martin de Tours. D. Jayme II , roi d'Aragon , son cousin , prétendit l'exclure de cette succession, en vertu d'une substitution du royaume de Majorque et de ses dépendances, que D. Jayme I*r, roi d'Aragon , son aïeul , avait faite dans son testament ; mais comme il e'tait juste et équitable , il ne voulut pas poursuivre une affaire de cette importance , sans avoir consulté le? états généraux de

56o CHRONOhOClF HISTORIQUE

irèrc, celui-ci en viol à uue révolte ouverte, leva des troupes,, et déclara la guerre a a monarque qui dissipa entièrement son parti. (Henri dans sa déroute se retira à Tuais, d'oùétaut passe, après quelques années, en Italie, il prit parti d'abord pour Charles contre Mainfroi , et ensuite pour Conradin contre Charles qui le fit prisonnier Tan 126S; eufin il revint en Espagne, Tan 1295, après une longue prison). Le roi mahométan deNiébla, dans l'Andalousie, qui était entre dans la révolte de Henri , est détrôné , et ses états sont réunis à la couronne. Alfonse avait juré une haine irréconciliable aux roi* maures d'Espagne. Ceux-* ci s'étant ligués ensemble , le surprenuent, Pan 1262, et lui en* lèvent plusieurs places. Le roi de Castille eut sa revaoebe l'année suivante , et gagna une grande bataille sur les rois de Grenade et de Murcie. L'an 1 266 , nouvel accroissement de puissance pour Alfonse; il prend possession de Murcie , dont Jayme l"r,roi d'A» ragon , venait de faire la conquête pour lui en qualité d'allié» L'infant D. Ferdinand étant en âge d'être marié, le roi, son père , l'an 1 268 ou 1 269 , selon D« Vaissète , lui fait épouser la prin* cesse Blanche, fille du roi saint Louis. Alfonse se prétendait toujours chef de l'empire quoiqu'il n'y eût jamais paru Los électeurs ayant élevé , le 5o septembre 1 273 , Rodolfe de Habsbourg* cette dignité. Alfonse regarda cette élection comme une entreprise faite sur ses droits. Résolu d'en avoir justice, ii envoie des ambassadeurs , l'an 1 274^ au concile de Lyon, pour mettre dans ses intérêts cette as* semblée et le pape Grégoire X qui la présidait. Grégoire, dans la lettre qu'il lui écrivit, l'exhorta de renoncer, pour le bien de

Rois chrétiens de Majorque*

son royaume , qu'il assembla à Lérida» Les avis furent partagés, et le roi d'Aragon ne \>rit aucune résolution. D'un autre côté, le comte de Foix et plusieurs autres seigneurs , formèrent un complot pour exclure de la tutelle D, Philippe, mais Charles IV, roi de France , prit la défense de D. Philippe , et le maintint dans ses fonctions de tuteur. L'an 1027, le roi d'Aragon conclut à Barcelonne , le premier octobre, uu accord avec le roi de Majorque, par lequel celui - ci est maintenu dans ses états , en reconnaissant les tenir en fief du roi d'Aragon , sauf les droits du roi de France sur la seigneurie de Montpellier > et autres parties de ces états , situées dans son royaume. Le roi d'Aragon conclut eu même tems le mariage de Constance , sa fille, avec le roi de Majorque. L'an i54°» ce dernier se brouille avec Philippe de Vafois , roi de France , sur le refus qu'il fait de .se reconnaître son vassal pour la seigneurie de Moulpellier et se* autres do-

la paix, à ses prétentions , el lui accorda, comme par forme d'iudemmle, pour six ans , les lercias , ou Ici tiers de décime*, à la charge de les employer pour continuer la guerre contre les Mahomètans d'Espagne. Alfonsc promit de se conformer aux avii du pontife; mais ayant d'autres affaires à lui communiquer, il obtient de lui une entrevue qu'ils eurent à Beaucaire au commencement de l'an 1275. AI fou se y de'battit de nouveau ses prétentions à l'empire , et depuis continua toujours de se qualifier empereur des Homains dans ses lettres. Pendant sou absence, le roi de Maroc , appelé par le roi de Grenade, descend eu Espagne, e.t gagne deux batailles , l'une sur Nuguc de Lara , et l'autre sur l'infant d'Aragon D. Sanche , archevêque de Tolède, qui tous les deux perdent la vie dans faction. L'infant D. Ferdinand marche pour s'opposer aux progrès du roi de Maroc , et meurt en chemin , laissant deux enfants de Blanche, son épouse , Alfouse et Ferdinand de la Cerda. L'infant D. Sanche ayant appris la mort di; son frère , s'avance avec des troupes pour couvrir l'Andalousie , et contraint le roi de Maroc de se retirer. Voici ce que porte à en sujet une ancienne chronique française manuscrite : « GrauC » multitude de Sarrasins de Barbarie passèrent en Espagne, et n desconiirent en leur venue grant quantité de chevaliers et d'aun très gens d'armes. Là fut occis l'archevesque de Tolède qui

* estoû frère du roi d'Arragou et de la roine de Castille, et plu- « sieurs autres chevaliers vaillaus moururent, et autres gens, et » furent puis le* Sarrasins desconfis parles gens d'Espaigne et

* chassie* hors du pays , et s'en allèrent eu Arragon. » (Sinuer,

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maines, situés en-deçà des Pyrénées. L'an i54i » le roi de Majorque ayau* tenu des joutes à Montpellier dans le mois de janvier, contre la défense du roi de France , ce monarque fait avancer des troupes sur les frontières du Roussillon. Don Pedre IV, roi d* Aragon , sur l'alliance duquel le roi de Majorque , son beau* frère , avait compté , l'abandonne , et l'oblige par là d'aller trouver Philippe de Valois à Paris, vers la fin de i34a , et de lui rendre hommage , pour recouvrer le* terres que ce monarque lui avait enlevées. L'an i543, le roi d'Aragon cherche À dépouiller le roi de Majorque ; et pour en avoir un prétexte , il l'accuse de lui avoir tendu des embûches à Barcelonne pour le fairu périr , ou du moins pour se saisir de sa personne : il lui reprochait aussi d'avoir fait alliance contre lui avec avec le roi de France, le roi de Sicile , et même le roi de Maroc. En eoa-

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