‹ L'Art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 131 sur 146 · FERDINAND · texte numérisé non relu

FERDINAND

rarement de s'illustrer par queU qnes exemples nouveaux. L'aa 1 5oq , Ximenès , voulant éten~ dre la domination de l'Espagne chez les Maures , entreprend à ses dépens la conquête de la ville maritime d'Oran , au royaume d'Alger. Il assemble pour ce dessein 14 mille hommes de troupes , avec lesquels il s'embarque, le 16 mai, sur une flotte de 80 vaisseaux a Carlhagène , ayant pour général Pierre Navaro au défaut de Gonsalve que le roi lui avait refusé. La place est emportée d'assaut après une bataille gagnée, près de Mazaiquivir, sur les infidèles. Le roi Ferdinand apprit avec étonne^ ment le succès de celte expédition qu'il avait regardée comme chimérique. Ce prince dissimulé n'avait consenti au projet du cardinal que dans la vue de l'éloigner et de le perdre. Il écrivait à Navaro, dans une lettre qui tomba entre les mains de Ximenès : Empêchez le bon-homme de repasser si* tôt en Espagne; il faut lui laisser user, autant au1 il se pourra , sa personne et son argent, Ximenès , après cette conquête , se retire à Alcala ou il fonde une université. Ferdinand t dont les troupes étaieut cependant occupées contre les Vénitiens, commence à se dé-

tacher de la ligue de Cambrai , sur les offres que la république fait de lui rendre toutes lesplacca qu'elle avait usurpées dans le royaume de Naples. Ximenès

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lui ayant frayé la voie pour faire des .conquêtes en Afrique , il se cnit oblige', autant par honueur que par intérêt, à marcher sur ses traces. L'an i5io, Pierre Navaro , par ses ordres , va courir les côtes de ce pays avec un nombre de vais» seaux et un renfort de troupes. Il prend Bugie , ville opulente du royaume d'Aller , le 8 janvier, défait un grand nombre de Maures , et bâtit des forts pour assurer sa conquête. La rapidité' de cette expédition répand la terreur sur toutes les côtes d'Afrique*. Alger , Tendolcs , Guijat , s'empressent de se rendre tributaires de la couronne d'Espagne. Les rois de Tunis et de Trémécen suivent leur exemple. Celui d'Alger qui tenait la. campagne , est surpris et défait par Navaro. Ferdinand, jaloux de la gloire de *on général , voulut aller commander lui-même en Afrique cl signaler en persoune ses armes contre les Maures. Il s'était déjà rendu à Sévillc pour ce dessein ; mais les remontrances des grands l'ayant détourné de le suivre . il tourna d'un autre coté sis vîtes , et se fit un mérite de secourir le pape Jules II , que l'empereur et le roi de France travaillaient à faire déposer et dépouiller de ses étals par l'autorité d'un concile et

Far la force des armes. Étant parvenu sans peine à retirer empereur de son alliaucc avec la France, il lait passer, l'an i5ii , des tronpes eu Italie, et d«ns le même tems il persuade au roi d'Aijgîelcne , son gendre , de porter la guerre en France pour faire une diversion. La nouvelle ligue formée entre le pape , l'empereur , le roi d Aragon et les Vénitiens , est publiée solennellement à R une le 4 octobre i5n , dans l'église de Sainte-Marie del Popolo. La guerre se fait en Itaîie avec ardeur entre les Français et les confédérés. {Voy. Louis XII, roi de France). Ferdinand cependant méditait une invasion en France. Pour l'exécuter il fait demander a Jean d'Aï* bret , roi de Navarre , le passage sur ses terres , et de plus il exige qu'il lui remette ses places fortes entre les mains. Snr son refus, dicté par la crainte de se compromettre avec là France , il fond avec une armée sur la Navarre, et s'empare de ce royaume au nom de Germaine de Foix , son épouse , sœur et prétendue héritière de Gaston de Foix , duc do Nemours. Gonsnlvc à qui Ferdinand devait la conquête du royaume de Naples , en avait été nommé vice-roi pour prix de ses services. Sur des accusations calomnieuses des ennemis de ce grand capitaine , il le soupçonna de vouloir se rendre souverain dans son gouvernement. 4'lein de ce préjugé , il se transporte lui même à Naples , et le ramène en Espagne , après l'avoir dépouille' de la vice-royauté. Le héros disgracié s' étant retiré à Grenade , y finit ses jours au mois de décembre i5i5, à l'âge de 72 ans,' digne des plus grands éloges et exempt de.

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tmit blâme , si , n l'habileté dans l'art militaire , il n'eut pas quelquefois joint la mauvaise foi dont son maître lui avait donne plus d'un exemple. Ferdinand ne tarda pas à le suivre au tombeau. I/an i5i6, le 25 jauvier, ce prince meurt au village de ÏVladrigalejo, près de Consucgra, dans la soixante-quatrième ann. e de sou âge , dans la quarante-deuxième de sou règne comme roi de Castille, et dans la trentc-6eptièmc complète comme roi d'A ragon. Jl est enterre dans la cathédrale de Grenade, avec la reine Isabelle , sa femme. Ferdinand eut toutes les qualités qui font les grands rois, excepte' la plus essentielle, qui est la probite;. Jamais prince ne fut moins esclave de sa parole : il comptait pour rien ses engagements , lorsqu'il trouvait son avantage à les violer; il avait même si peu honte de sa mauvaise foi, qu'il en faisait trophée quand elle lui avait réussi. Ayant appris que Louis XII s'e'lait plaint qu'il l'avait trompe trois fois : Il en a bieti menti , l'ivrogne, dit Ferdinand , je l'ai trompé plus de dix. Aussi les prin< si les plus avise' s ne se fiaient-ils point à ses promesses. Avant que de compter sur .v v serments , disait un prince contemporain d'Italie, je voudrais qu'il jurât nar un Dieu en qui il crût. Toutefois, dans le tenis même où Ferdinand triomphait par ses pei fidies , il les renouvelait sans cesse , et toujours avec succès. IJ tenait dans sa main, dit un homme d'esprit, le fil des intrigues de toutes les cours de l'Europe, dont il changea les combinaisons si froeptajument , et quelquefois si gratuitement, en apparence, qu'on rfft tente' de croire que, souvent, il y eut autant de vanité' que d'intérêt. Ferdinand eut d'Isabelle, fille, comme on l'a dit, de Jean II , roi de Castille , qu'il avait c'pouseV en premières noces , l'an 14691 un fils nomme Jean , mort, avant lui, d'une chute de cheval, et quatre princesses, dont la deuxième, nonune'e Jeanne, femme de l'archiduc Philippe, porta , par son mariage, la couronne d'Espagne dans la maison d'Autriche ; Isabelle , l'aînée, et Marie, la troisième, furent mariées successivement à Emmanuel le Fortune', roi de Portugal; enfin, Catherin , la quatrième . épousa Henri VIII , roi d'Angleterre, (fiant v« mvc d'Arthur, livre line de Henri. Sa n do v ai rapporte que Ferdinand* étant au lit de la mort, fit appeler les principaux de son conseil, et leur confia le dessein qu'il avait de disposer de ses c'tats en faveur de l'archiduc Ferdinand, le deuxième de ses petits-fils, au prc'judice de Charles, l'aine, qu'il croyait moins propre au gouvernement. Sur quoi ceux à qui ce prince faisait part de ses dernières volontés, lui représentèrent qu'elles étaient contraires à la loi fondamentale de ï'e'tat, qui, sans autre c\ men , appelait les aines au trône, à l'exclusion de Léon Cêâé Le roi Ferdinand , ajoute l'historien, persuade' par leurs r. usons ,

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supprima, maigre* lui, son premier testament, et en fit un second plus conforme à la loi de l'état.

Ce fut la première année du règne de Ferdinand (l'an i4?4 ) que l'imprimerie commença de s'établir en Espagne. (Ferréras.)

CHARLES I, roi de Castille et d'Aragon, puis empereur sors le nom de Charles V.

i5i6. Charles I , né à Gand le jour de Saint-Mathias , le 25 février de Tan i5oo , fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, succède à Ferdinand son aïeul , et règne sous la régence de Ximenès , qui le fait déclarer roi d'Espagne en son absence par les états de Castille ; mais cette qualité lui est refusée par les états d'Aragon. Ximenès, âgé pour lors do quatre-vingts ans , oppose aux grands du royaume une fermeté qui les fait rentrer dans le devoir. Plusieurs néanmoins d'entre ceux de Castille , «'étant ligués contre lui , viennent le trouver et lui demandent de quel droit \\ les gouverne. Par le droit , répondit-il , que m'a donné le testament du feu roi. Ils insistent : Ferdinand n étant qu'administrateur du royaume pour la reine , n'a pu vous nommer régent» Ximenès les mène alors sur un balcon , et fait faire en leur présence une terrible décharge d'une batterie de canons qui était vis-à-vis. Eh bien ! voilà , leur repartit ce grand homme , voilà mes droits : osez-vous les contester? Réduits au silence , ils députent en Flandre au roi pour lui porter leurs plaintes. Le cardinal lui demande des pouvoirs sans bornes. Les ayant obtenus , il se comporte avec encore plus de despotisme , jusqu'à se vanter de ranger avec son cordon tous les Grands à leur devoir, et d* écraser leur fierté sous ses sandales. L'expédient qu'il imagina pour les humilier , fut de permettre à ta bourgeoisie de se former en compagnies et de s'exercer dans l'art militaire. Par là il eut toujours , sans dépeupler les campagnes, des troupes prêtes à marcher au premier signal. La sévérité de son caractère le rendit protecteur zélé de l'inquisition , et lui fit non seulement approuver , mais ordonner de tems en tems des .exécutions sanglantes des Juifs et des Mahométans qui renonçaient à la religion chrétienne qu'ils avaient embrassée par force. Il n'eu était pas cependant moins sensible aux souffrances des innocents opprimés.

Les Espagnols , depuis qu'ils avaient pénétré dans le nouveau monde, ne cessaient d'exercer la tyrannie la plus affreuse sur les naturels du pays. Ximenès, touché des malheurs de ces peuples, fait publier des règlements en leur faveur: mais l'avarice des colons espagnols , plus forte que les lois. , dit on moderue ,

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n*en fut pas moins meurtrière contre ces infortunes , jusqu'à l'anéantissement presque entier des Indiens.

Charles cependant attache aux Pays-Bas où il avait été élevé * ne se pressuit pas d'aller prendre possession de son royaume. L'empereur Maximilien , son aïeul , craignant que son retardement ne portât les Espagnols à lui préférer l'archiduc Ferdinand pour le tronc, se transporte lui-même en Flandre pour hâter le départ du jeune monarque.

Enfin , l'an 1 5 1 7, Charles s'embarque à Middelbourg , le îa août, avec la princesse Eléonore , sa sœur, pour se rendre eu Espagne. Le cardinal Ximcnès, ayant appris qu'il avait débarqué le 19 septembre n Villaviciosa dans les Asluries , se met en marche pour venir au devant de lui ; mais il est surpris , à Roi sur la route , par une maladie qui le conduit au tombeau le 8 novembre, a l'âge de quatre-vingt-un ans ; d'autres prétendent qu'il fut empoisonné. Sa dernière opération dans le ministère fut d'empêcher en Espagne la publication des indulgences de Léon X, qui causa tant de scandale en Allemagne. L'Espagne le compte parmi ses grands hommes , el avec raison. Il égala Ferdinand , son maître , par les qualités de l'esprit , et l'effaça par celles du cœur : religieux fervent, prélat rempli de lumières et de zèle, ministre intègre, ferme, généreux, politique avec droiture f n'ayant en vue que le bien de l'état, et prenant les voies les plus sûres pour le procurer. On ne lui reproche que de la hauteur ; mais u'en avait-il pas besoin pour dompter l'indocile fierté de la noblesse espagnole, et la ranger à son devoir ? son nom est cher a la république des lettres, par la fondation qu'il fit de l'université d'Alcala , où il fonda quarante-six chaires; parla protection qu'il accorda aux savants , et par l'édition de la bible Polyglotte de Coinplnte ou d'Alcala , et cclic de la Liturgie Mozarabe , qu'il fit faire, l'une et l'autre, à ses dépens. Sa devise était un trait brisé contre un rocher , avec ces mots : Frangiiur i'i sciido, pour marquer son mépris pour les libelles diffamatoires. Il fut enterré au collège de Saiut-Udefonse d'Alcala , où l'on voit encore son tombeau. L'an i5i8, Charles tint les états de Castille , et y est couronné avec la reine , sa mère , le 7 février, dans l'église de Saint-Paul. Les ttats d'Aragon reconnaissent enfin Charles pour leur roi , après avoir hésité long-temss'ils lui donneraient ce titre du vivant de Jeanne , sa mère , à qui appartenait la couronne d'Aragon ; il se rend à Saragosscoù se tenait cette assemblée , et y est proclamé roi et couronné. L'an 1619, Charles ayant été élu empereur, publie une loi par laquelle il déclare les royaumes de Castille et d'Aragon exempt» de toute dépendance de l'empire. Cette au:iée est aussi l'époque

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de la conquête du Mexique , par Fernand Cortez , gentilhomme espagnol, le plus grand conquérant du nouveau monde. (Cette conquête ne fut achevée quen i522. ) Charles part le 22 mai pour aller recevoir la couronne impériale. Tandis qu'il est en Allemagne , les Germanats * ou confédérations qui s'étaient formées dan* la plupart des villes d'Espagne,|mcttent ce royaume en combustion. Charles à son retour, l'an i522 , apaise , par sa présence, les séditions dont il fait punir les chefs. Un flatteur, â sou arrivée , vint lui découvrir la retraite d'un gcntilhmme de Tolède , qui avait eu part au soulèvement : Vous auriez mieux fait , dit Charles au délateur, d'avertir ce gentilhomme que je suis ici y tjue de me découvrir ou il est. Charles, pendant ce séjour eu Espagne , établit par une loi la qualité de Grands , qu'on appelle dans le pays los primes. C'était ce qu'on nommait auparavant niciiEs hommes , riccos hombrts , à qui ce titre uc donnait aucun état légal. Charles , par cette institution , s'acquit de plus en plus l'affection de la noblesse. L'an i52?>, François, Pizarro pénètre daus le Pérou dont il devint maître en i535 , après en avoir fait inhumainement périr le dernier roi. (Ce paya revint à l'Espagne en i5/fi , après la mort de Pizarro et celle de ses frères , qui eureut tous une fin digne de leur cruauté).

Les Maurisques , ou Maures d'Espagne , qui avaient reçu le baptême plutôt par intérêt et par crainte que par conviction, continuaient, pour la plupart, de pratiquer les observances du Mahométisme. Charles rendit, le 7 décembre i5?.6, un édil pour les contraindre à vivre suivant les lois du Christianisme. Les Maures de plusieurs villes se révoltent à cette occasion : ils sont domptés après avoir commis plusieurs violences , et on établit des ministres pour les instruire dans la religion chrétienne. André Doria , l'homme de mer le plus expérimenté de sou tems , était au service de la France avec le titre d'amiral des mers du Levant. Il avait en propriété huit galères bien armées avec lesquelles il fit plusieurs expéditions non moins utiles que glorieuses. Ce fut à lui principalement que les Français durent la réduction de Gènes d'où ils chassèrent les Adornes en 1527. Philippin Doria, 'son neveu et son lieutenant, l'année suivante, tandis que les Français assiégeaient Naplcs sous la conduite de Lautrec , remporta sur l'armée navale des Impériaux, à Capo d'Orso, près de Salerne , une victoire complète qui fit perdre à la place tonte espérance d'être secourue. Elle était près de succomber, lorsque André Doria toul-à-coup abandonne la France pour se donner n l'empereur. On allègue de cette désertion différentes causes que nous n'avons pas le loisir de discuter. Quoi qu'il en soit, en cl ongennt de parti, Doria reprit l'esprit patriotique, et ay ant dc-

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barque' la même année devant Gènes avec tréize galères et cinq cents hommes , il s'en rendit maître en uue nuit sa-us effusion de . sang ; après quoi il l'engagea à se remettre eu liberté sous la protection de l'empereur.' Il n'eut tenu qu'à lui, d'après les offres que ce prince lui fit, d'être le souveraiu de sa patrie ; mais il prc'fëra la gloire d'en être le libérateur ; ce qui lui mérita une statue que le sénat lui fit ériger. Ses exploits les plus brillants y>our le service de l'empereur, fureut contre les Turcs. L'an i533, il leur enleva les ville maritimes de Corou et de Fatras, dans la M orée. L'an 1 555 , il fut un des généraux de l'empereur daus la fameuse expédition de Tunis. Elle se fit avec un appareil formi- VJable. Ce prince étant parti, lc3o mai, du port de Barceloune à la tête de sa flotte, composée de qualTC ccots bâtiments , va dé- Larquer , le 16 juin , à la côte de la Goulelte, place forte, voisine <le Tunis. La Goulcttc est assiégée aussitôt, et le 25 juillet elle est emportée d'assaut malgré la vigoureuse défense de Barberonsse , Usurpateur du royaume de Tunis. Charles menait avec lui JVluley-Hascem , roi détrôné de Tunis. En entrant dans la place, il lui dit: Voici la porte par laquelle je veux vous faire rentrer jians vos états. 11 tint parole , et le rétablit daus Tunis qu'il prit d'assaut au mois de juillet , comme il avait pris la Goulelte. Ces conquêtes furent suivies de celle de Bonne , de diserte , et d'autres places maritimes que Muley-Hascem , par traité du 6 août , abandonna au vainqueur avec la Goulelte , s'ohligeant de plus à lui payer douze mille cens d'ot^par au. Charles se rembarque le 17 août suivant , pour la Sicile , emmenant avec lui vingt mille esclaves chrétiens dont il avait brisé les fers.

Une nouvelle guerre s'élève entre l'empereur et le roi de "France. François àforec , duc de Milan , étant mort le 24 octobre i57>5 , Antoine de Lèvera prend possession de ce duché au nom de Charles , que Sforce avait institué son héritier. Le roi de France revendique cette succession, et fait passer, au mois de janvier suivant , des troupes en Italie, pour s'emparer du Milanais. Mais l'année des Espagnols ledftrrête dans le Piémout où elles faisaient des conquêtes. L'empereur arrive de Rome à son camp devant Fossano dont son armée faisait le siège. La place étant aux abois, le hrave Montpezat, qui la défendait, consent de la rendre si dans quinze jours il ne reçoit point de secours. Parmi les otages qu'il donna , se rencontrait la Roche du Maine , officier distingué par sa valeur. Charles , tout occupe du projet chimérique de conquérir la France , lui demande combien il y a de journées du lieu où ils sont à Paris. Cela demande explication , répond la Roche du Maine ; si par journée vous entendez des batailles, iljr en a pour le moins douze, à moins

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