VI
seur , fut 1c seul qui lui survécut. Il n'y a point d'éloges que les écrivains espagnols , du moins pour la plupart, ne donnent à Philippe il n'y a point a'horreurs dont les Protestants et des catholiques français ne chargent sa mémoire. On exagère de part et d'autre : Philippe réunissait de grandes qualités et de grands vices) il protégea le génie, comme Auguste j sa politique eut quelque chose de celle de Tibère ; il ressembla, par l'amour du travail, à Vespasien; son ambition fut celle de Charles, son père ( ils aspiraient tous deux à la monarchie universelle ) ; mais personne ne l'égala pour le flegme et la tranquillité de Pâme qui ne l'abandonnèrent pas dans ses derniers moments. Loin d'être effrayé de la sévérité des jugements de Dieu , qu'il avait tant de sujets de redouter , il crut voir, deux jours avant sa mort, le ciel ouvert, et mourut aussi paisiblement qu'un juste qui va recevoir le prix de ses vertus. Ce fut ce prince qui fixa la majorité des rois d'Espagne , à l'âge de quatorze ans ( Voyez Philippe I, roi de Portugal.)