‹ L'Art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 73 sur 146 · DE LA GAULE N AU BON N AISE ET D^ES PAGNE · texte numérisé non relu

DE LA GAULE N AU BON N AISE ET D^ES PAGNE

de Codefroi de Vitcibc, cl d'Ollon de Frisinguc , écrivains du douzième siècle , le palais des Goths. Ataulplic avait emmené avec lui d'Italie la princesse Placidic , fille du grand Tlièodose , qui était tombée entre les mains d'Alaric au sac de Rnme. Honorius , son frère , la redemandait avec instance. Ataulplic promit de la rendre , et s'engagea de plus à délivrer l'empereur dn tvran Jovin , à condition qu'on lui livrerait une certaine quantité de blè , dans la disette extrême où les incursions des Barbares avaient réduit les Gaules. Le prince golh tint parole Sur le deuxième article. Mais comme Honorius ne remplit pas de son c6lé la promesse qu'il avait faite, il retint la priuccsv» Placidie qu'il n'avait dans le fond aucun dessein de rendre, étant résolu à l'épouser. La guerre recommence. Alauiplie avant voulu faire une entreprise sur Marseille , est battu et blessé dangereusement dans une sortie du comte Boniface, qui commandait dans la place. Nullement déconcerté par cet échec , il repasse le Rhône, et s'avance jusqu'à JVarbonue , qu'il surprend pendant les vendanges de l'an 40. De là il marebe à Toulouse, dont il se rend également maître, 11 étend ensuite avec rapidité' ses conquêtes jusqu'à l'Océan, et la ville de Bordeaux le reçoit comme ami ; ce qui fait voir qu'il avait, alors renoué les négociations pour la paix. Pendant qu'elle se traite , il détermine Placidic à lui donner sa main, et répudie sa femme, sœur d'Alaric. Le mariage se célèbre dans le mois de juin a Navbonno, avec la plus grande magnificence. La nouvelle reine des Visigoths sut manier si adroitement l'esprit de sou mari , qu'elle le tourna entièrement du côté des Bomains. <- Alaulphe , dit Paul » Orosc , ne voulait plus autre chose qu'entretenir la piix , être » bon allié d'Honorius , et faire servir Pépée des Gnths à la » défense de la république romaine. Il me souvient, ajouta-t-il, » d'avoir été présent à une conversation où un citoyen de Nara» bonne, qui avait servi avec distinction sous Théodosc-lo-Grand, » et qui d'ailleurs était un homme vrai et sage , racontait ce qui v suit'nu prêtre ( S.) Jérôme, dans la ville de Bethléem, eu » Palestine , savoir que lui, qui parlait, avait eu beaucoup de a part , quand il était dans sa patrie , à la confiance d' Ataulplic; » et que ce roi lui avait dit plusieurs fois, en faisant serment qu'il » ne disait rien que de vrai : Quand mon imagination et mon, î> courage avaient encore toute leur fougue , fat souhaité avec » passion d" éteindre le nom Romain, et i/j lui substituer le nom » des Goths. Mon idée ctoit donc alors de faire de ma nation » la nation dominante dons le monde , cl <]ue V empire Romain » devint l'empire Gothique. Enfin je n aspirais pas a moins » éju à devenir, ainsi au Auguste ^ la souche d'une nouvelle » tîge d'empereurs. Mais apràs avoir reconnu que mes GotfiS

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