LXXXV. MICHEL II , dit CURCUAS
ii4'^- Michel, dit Curcuas et Oxite , supérieur du monastère du Mont-Saint-Auxence, en Bilhynie , dans 1 île d'Ûxia, fut mis , l'an ' i43 , à la place du patriarche Léon par l'empereur Manuel Comnène, qu'il couronija peu de jours après son ordination. Ce prince, en sortant de l'église» déposa sur la table des offrandes cent écus , et en assigna autant de pension annuelle au clergé; re qui excita de grandes acclamations. Michel, l'année suivante, condamna, dans un concile, INiphon , qui TenouveLit l'hérésie des Bogomiles , et prononça contre lui et ses sectateurs la peine du feu ; ce que Théodore Balsamon , célèbre canoniste de l'église grecque , blâme comme une entreprise sur la puissance temporelle , seule maîtresse , dit-il , de la vie de ses sujets. A l'égard de Niphon, on se contenta de le renfermer après lui avoir coupé la barbe. L'an i «4^5 , deux ans et huit mois après son intronisation, Michel, voyant le peu de fruit que produisaient ses instructions et ses exemples, abdique sa dignité et retourne dans le monastère d'où il était venu. Là, prosterné dans le vestibule de l'église, il se fit fouler aux pieds par 1rs moines, en punition, <lisait-il , de la vanité qui lui avait fait quitter cette sainte retraite pour prendre un emploi; dont il était indigne. (Pagi, le Quien, Bolland. le Beau.)